8 février 2010

KIDS IN THE CLIM CITY par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Mes enfants en ont parfois assez de manger bio. C’est moins funky que le fast food. Quoi que, un petit burger green fait maison avec amour, ils en redemandent…

Jouer en ligne leur plait plus encore. On pourrait croire que ce n’est pas écolo puisque ça consomme évidemment de l’énergie. Mais il faut bien vivre !  Surtout, il existe un jeu « trop top » qui permet de se sensibiliser à l’écologie. Mieux vaut commencer tôt.

CLIM CITY est une petite ville dont on devient le gestionnaire. Le but du jeu est de réduire les émissions de gaz à effet de serre, en cliquant sur les différentes activités du paysage. On lit les explications (presque trop complètes, un peu plus ludiques ce ne serait pas du luxe) et hop, on choisit son action. On passe de la ville à la campagne, de la mer à la montagne, on apprend énormément.

Après ça, les kids comprennent mieux pourquoi il faut éteindre la lumière de la salle de bains.

http://climcity.cap-sciences.net/climcity.php

clim-city-jeu-interactif-ecolo-pour-enfants

7 février 2010

DES PATES ET DU RIZ par CELINA

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Une étude de la FAO (Food and Agriculture Organization) indique que les 3/4 du patrimoine génétique agricole auraient disparu au cours du XXème siècle. La responsabilité incomberait aux pays occidentaux, dont les régimes dépendent essentiellement du blé, du maïs, du riz et du soja. Ceux-ci sont souvent consommés sous forme d’aliments transformés ou plus indirectement, de viande (le bétail se nourrissant de ces plantes de grandes cultures). La mondialisation serait ainsi responsable de la disparition de nombreux aliments autochtones et d’une standardisation des coutumes alimentaires. Quel dommage!… il faudra y penser la prochaine (et toutes les prochaines) fois où l’on cuisinera des spaghettis à la maison. Penser à manger d’autres légumes ou féculents : lentilles, haricots, pois cassés, pomme de terre…

Il faut ajouter que la consommation croissante de viande, notamment dans des pays comme la Chine (l’Inde étant évidemment moins concernée pour l’instant), entraîne une surconsommation de céréales. Celles-ci, destinées à nourrir le bétail, sont directement corrélées à une augmentation de la consommation d’eau, d’énergie et d’intrants relatives à ces cultures.

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A FAO (Food and Agriculture Organization) study shows that 3/4 of the crop genetic resources woud have disappeared during the XXth century. The responsible would be the occidental countries, which food habit mainly depend on wheat, corn, rice and soya. These are often consumed under manufactured forms, that may be indirectly considered as meat (cattle eating crops). Globalization is thus responsible for loosing indigenous food and standardisation of local cooking habits. What a pity!… One has to think about that the next (and each) time(s) spaghettis are prepared for dinner at home. Let’s think about eating other vegetables, beans, peas, grains, different sorts of potatoes…

It is important to add that the growing concumption of meat, especially in countries such as China (India is less concerned actually thanks of their food habits) leads to an overconsumption of cereals. These crops are dedicated to the cattle and directly impacting water, energy and product inputs for the cultivation.

5 février 2010

KOMBUCHA FAITE MAISON (OU PAS)!! par CAROLINE WACHSMUTH

Un sip de cet étonnant breuvage et c’est la sensation de nettoyage intérieur instantanée !! Il s’agit d’un « champignon », ou plutôt d’une « algue à thé », dont la culture se fait justement dans un mélange de thé vert et de sucre, pour finalement en extraire le fameux élixir. Son aspect est loin d’être attractif, mais ses propriétés sont phénoménales. On le surnomme d’ailleurs « champignon de longue vie », car sa consommation régulerait toutes les fonctions du corps, à commencer par la digestion et l’élimination. Il aurait des effets sur le retardement du vieillissement, la fermeté de la peau, la bonne santé capillaire et l’énergie en général.

C’est la grande folie aux Etats-Unis: lorsqu’on ne le cultive pas chez soi, on achète des tonnes de boissons qui en contiennent. Bref, la kombucha fait partie de l’hygiène de vie quotidienne de tout « health-freak » qui se respecte ! Chez nous, cela commence petit à petit, et on commence à en trouver dans certains magasins biologiques ou chez des indépendants qui se sont spécialisés dans sa culture et qui vendent directement les souches. Concocter votre élixir vous-mêmes est la façon la plus « écolo » de s’y mettre, car elle ne produit que peu de déchets et vous n’êtes pas obligés d’acheter des « ready-made », ce qui fait davantage de vous un « consomacteur » !!

Pour créer votre élixir vous-mêmes, vous aurez besoin des éléments suivants :

- un récipient en verre sans plomb
- de l’eau de source bouillie avec du thé vert et du sucre (brun de préférence)
- une souche de kombucha récente
- lors de votre première préparation, ajoutez 10 cl de vinaigre de cidre bio filtré dans la solution pour initier le milieu acide

Ingrédients pour un litre :

- une souche de Kombucha
- 100 g de sucre brun
- 5 g de thé vert
- 1 litre d’eau de source
- 1 étamine et un élastique pour protéger des poussières
- 10 cl de vinaigre de cidre bio

Ustensiles :

- du papier pH
- un bocal
- une bouteille
- un entonnoir
- un filtre en papier

Première préparation :

Faire bouillir l’eau. Ajouter le thé et le sucre. Faire bouillir pendant une minute. Le thé doit infuser 15 minutes, puis doit être retiré. Ensuite, couvrir le récipient, attendre le refroidissement à température ambiante. La solution ne doit pas dépasser 25°C. Rincer la souche dans du vinaigre de cidre et la mettre au fond du bocal. Filtrer la solution avec un filtre en papier et la verser dans un bocal. Ajouter les 10 cl de vinaigre et fixer l’étamine par un élastique. Placez la solution dans un endroit sombre, à environ 23 °C. La boisson est prête lorsque le pH est entre 2,5 et 3,5. Verser la solution dans une bouteille et la placer au réfrigérateur. La conservation recommandée est d’environ une semaine.

Consommation : le matin à jeun ou après le repas.

Vous pouvez aussi acheter des tisanes ou des boissons toutes prêtes (comme par exemple la marque Synergy, qui y ajoute 5% de jus de fruit) à la kombucha, disponibles dans certains magasins biologiques.

Littérature recommandée :

« Kombucha – La boisson au champignon de longue vie – Instructions pratiques de préparation et d’utilisation », Günther. W Frank. Editions Ennsthaler.

kombucha

3 février 2010

LOMBRIIIIIIBOX! par CELINA

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Ca y est!  J’ai enfin acheté ma LOMBRIBOX, et reçu mes lombrics quelques jours plus tard (au bureau, désolée pour mes collègues car je les ai laissés dans le frigo avec les Tupperware de nos déjeuners respectifs). Après un petit stress lors du montage (mais est-ce que je l’ai bien fermée? ne vont-ils pas s’échapper? comment faire pour ne pas qu’ils se noient? etc), les voilà bien en forme…

Comment le savoir ? Eh bien au vu de la quantité de nourriture qu’ils reçoivent, ils ont l’air d’être super actifs!! Parce que le mode d’emploi disait qu’il fallait attendre 2-3 mois avant d’avoir du compost et c’est bien le cas…

Pour tous ceux qui ne savent pas ce qu’est une Lombribox : c’est un composteur de petite taille qui ne nécessite aucun jardin, car ce sont des vers de terre qui digèrent les déchets végétaux (au lieu des microorganismes présents dans la terre des jardins). Plusieurs bacs sont superposés, dans lesquels les déchets sont déposés, du bac le plus bas, où se trouvent les lombrics, au bac le plus haut, vers lequel ils montent au fur et à mesure qu’ils digèrent les déchets. La Lombribox peut être installée sur une terrasse, un balcon, ou même dans la cuisine. C’est un « composteur urbain ». Et je confirme qu’aucune odeur désagréable ne perturbe les voisins. Au cas où, je l’avais quand même placée sous mon buisson de lavande…

lombriboxC’est finalement simple à monter, et simple à utiliser, dés qu’on en prend l’habitude. Tout le monde dispose des déchets nécessaires à nourrir les petites bêtes : épluchures de fruits et de légumes, feuilles mortes (pour ceux qui ont des plantes), coquilles d’oeuf (il paraît que c’est bon pour pour leur digestion, dixit la notice), mais il n’est pas recommandé de leur donner d’aliments cuits ou de pelures d’agrumes qui sont trop acides.

Ce qui est un peu plus délicat, c’est de récupérer le compost. En théorie, les lombrics montent dans le bac supérieur et l’on peut prendre le compost « tout frais » du bac inférieur pour le mettre dans ses pots de fleurs. En pratique, il faut bien faire attention à ne pas prendre les lombrics avec le compost, car certains (les fourbes!) restent dedans… Il faut donc y aller avec des pincettes (ou ses doigts) pour les enlever un à un. Pas de panique tout de même pour ceux qui perdent leurs lombrics, car on peut en recommander chez le fournisseur!

On peut acheter une Lombribox chez Truffaut et chez Nature & Découverte (en France).

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Done! At least, I bought  my  LOMBRIBOX, received my earthworms by mail few days later (sorry to my colleagues because I put them in the fridge of our office, with our lunch). After the little stressing for build and fix it (did I correctly closed it? will they escape from it? how can I do for preventing them to die? etc), they seem to be well installed…

How should I know that? Hey… by the great amount of food I provide, they are very active! I have been told they need 2-3 months to make the compost…

For all who discover what a Lombribox is : it is a small compost maker device that does not need any garden, thanks to earthworms that digest plant-derived wastes (instead of micoorganisms in the garden’s soil). It thus should be installed on a terrace, a balcony, a garden, or even in the kitchen. Actually, it is a « urban compost maker ». I confirm, it does not smell. But in cas of it would have been the case, I put it under my lavender bush…

It is quite simple to build, simple to use, as soon as it becomes a habit. Everyone has the necessary wastes to feed these worms : fruits and vegetable peelings, dead leaves (for the ones havings plants), egg cockles (said to enhance worms’ digestion), but it is not recommended to give them cooked vegetables or citrus fruit peels, that are too acid.

What is more difficult is to get the compost. In theory, the worms go up in the upper level and the compost may be taken and directly used for your plants. In practice, pay attention not to take the worms with the compost, because some of them hide in it… You will have to take them one by one with your own hands. Don’t panic if you loose some worms, you may command new ones to the supplier!

We may buy the Lombribox in Truffaut and Nature & Découverte (in France).

3 février 2010

UNE APPLI POUR LE TRI par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Le système de recyclage est souvent très décrié parce qu’une grand partie des déchets placés dans les bacs est renvoyée dans le circuit de traitement standard.

Pour ceux qui veulent sauver la planète, rien de plus frustrant que de ne pas savoir où déposer ses déchets ! La société Eco-Emballages a développé une application très utile pour l’iPhone. Ce guide très complet permet de savoir où déposer ses déchets, qu’ils soient recyclables, textiles, organiques, ou même toxiques. Un plan interactif localise les déchetteries alentour. Les control-freaks du déchet pourront dormir tranquille, et les autres pourront enfin s’y mettre sans hésiter entre la poubelle jaune, verte ou blanche.

L’application est disponible gratuitement sur l’Appstore ici.

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31 janvier 2010

L’IPAD, PEUT-ÊTRE ÉCOLO. par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

L’iPad, le nouveau produit Apple est enfin sorti de son top secret. Il s’agit d’un iPhone géant qui sert entre autres à télécharger et utiliser des jeux, des livres, et à naviguer aisément sur le web. Il se transporte partout (730 g.) et se connecte facilement.

Lorsqu’il l’a dévoilé, Steve Jobs a insisté sur son éco-conception. Des substances chimiques habituellement présentes dans le matériel électronique comme l’arsenic, le mercure, le BFR, le PVC (oui ça fait peur) ont été évitées sans amoindrir les performances de l’appareil. La consommation d’énergie est faible grâce à un écran OLED, et le recyclage facilité avec la coque unibody en aluminium et l’écran en verre. L’iPad a peut-être un nom bizarre, mais il est écolo.

Ou pas. La batterie intégrée ne peut pas être remplacée manuellement. Quand on connaît la performance des batteries Apple -j’en ai fait l’expérience-, on peut légitimement être surpris : que fait-on lorsque la batterie est hors d’usage ? Le site Greenit se scandalise de devoir jeter un appareil en parfait état.

Je n’ai pas d’informations exactes à ce sujet mais il semblerait que le système soit similaire à celui du nouveau MacBookPro : lorsque la batterie est hors d’usage, on le rapporte chez un revendeur, qui la remplace pour 140 € environ. Il faudra cependant se passer de son cher appareil pendant quelques jours, ou quelques semaines : en matière de service après-vente, le temps connait parfois des irrégularités.

L’iPad est donc plutôt écolo, à condition que les tech-addicts impatients n’aillent pas acheter la dernière version plutôt que d’attendre patiemment le retour de son petit bijou de technologie.

Sur le site de Greenpeace les produits Apple sont admirablement notés. Ce classement ne tient pas compte de l’Ipad, va-t-il chuter bientôt ?

iPad-ecolo-ou-pas

voir l’iPad sur le site APPLE

29 janvier 2010

FOOD CHAIN par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

FOOD-CHAIN-the-simpsons-eye-on-springfieldwww.eyeonspringfield.tumblr.com

27 janvier 2010

MAISON, OBJET, LA JUNGLE… par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Après la mode, la maison. J’adore le design et la décoration, mais je dois dire que j’ai été étonnée du peu de propositions écologiques crédibles, proportionnellement à l’immensité du salon Maison&Objet. En matière de décoration comme pour le reste, le style hippie-pas-chic me rebute un peu… J’en ai vu, de l’ethnique pas très dégrossi, du gadget en toile recyclée. Mais j’ai tout de même fini par repérer du : au minimum utile, si possible beau, et bien sûr écolo.

Tout d’abord, j’ai appris que le lin est une matière très naturelle et non polluante. Il pousse bravement sans irrigation, sans engrais ni pesticides, et sa production est majoritairement européenne, donc moins impactante pour les transports (à condition que le façonnage se fasse aussi en Europe, bien sûr). Pour en faire la démonstration, le comité Masters of Linen a invité le designer François Azambourg à concevoir cette yourte recouverte de fibre de lin. Une installation un peu conceptuelle et ludique dans laquelle on pouvait découvrir les applications du lin, de la raquette de tennis à la botte de pluie, en passant par tous les textiles.

lin-yourte-en-lin-par-Francois-Azambourg

www.linenandhempcommunity.euwww.azambourg.fr

Ensuite, sur l’espace « HYBRID » de l’AGENCE CROISEMENTS de François Bernard, je me suis retrouvée entourée d’une mini jungle, comme si la végétation avait envahi un home sweet home, avec des plantations suspendues dans tous les sens. « L’air du temps installe la nature au cœur du quotidien et efface les limites entre le dedans et le dehors ». Le végétal refait son apparition dans la maison, d’autant que l’on connait aujourd’hui son rôle dépolluant.

Babylone_Alexis_Tricoire_jungle-maison-ecoloLampe Babylone d’Alexis Tricoire - http://www.croisements.com

Puis je suis littéralement tombée sur ORG, du linge de maison italien tellement bio qu’on a envie de se rouler dedans. Des draps de lit, des serviettes et des peignoirs très doux.

org-casa-linge-de-maison-bio-peignoirs

http://www.org-casa.it

La vaisselle CHAMBA présentée sur le stand de la Compagnie du Commerce Équitable, fabriquée dans un village de Colombie, a attiré mon oeil avec ses courbes irrégulières au noir de jais : cette couleur est obtenue selon une technique vieille de 350 ans qui consiste à « fumer » dans la masse les jarres, pots, et marmites.

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La Compagnie propose également une PAPETERIE à base d’excrément d’éléphants. Qui ne sent rien. www.ccequitable.com

EKOBO, les sympathiques pionniers du beau ET bio, sont là plus que jamais avec leurs plateaux, vaisselle et poufs en bambou assemblés au Vietnam à l’aide de traitements naturels et traditionnels. Parmi les nouveautés, les plateaux Tibo.
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www.ekobo.org

Les poufs oversize ne sont pas nouveaux, mais voici un modèle en matière recyclée, intérieur comme extérieur : le BUZZIBAG de la marque SitOnIt. www.sitonit.be

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EVERGREEN. On peut aujourd’hui cuisiner sans mettre en danger sa santé. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, le Teflon est une matière dangereuse lorsqu’il est éraflé. Les ustensiles Evergreen dont le revêtement à base de céramique est neutre pour la santé, sont fabriqués en partenariat avec le WWF. Leur production est moins gourmande en énergie (-20% d’émissions). En outre, un système de recyclage vient d’être mis en place. Lorsqu’on rapporte sa poêle usagée, on reçoit un bon d’achat.

poele-evergreen-cuisine-sans-teflon-sans-danger

www.aubecq.fr/evergreen

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Je termine par une belle surprise. ASITIS présentait des pièces en bois traditionnel tourné et laqué. Rien que du naturel, fabriqué au japon, comme il y a des centaines d’années. Des coupes aux lignes et motifs surprenants. On s’éloigne un peu de la jungle, mais c’est quand même un petit morceau végétal dans sa maison. Magnifique. www.as-it-is.jp

as-it-is-coupe-laque-traditionnelle-japonaise

26 janvier 2010

WHO’S GREEN ? WHO’S NEXT. par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Les salons Who’s Next et Première Classe dédiés à la mode ferment leurs portes. Je suis allée humer l’air des collections A/H 2010, la visite fut presque jubilatoire tant le green arrive à grande vitesse, de saison en saison. De nouvelles marques font leur apparition, tandis que les marques présentes depuis longtemps déjà se développent sans demander leur reste.

La mode responsable arrive aussi chez des labels « traditionnels » comme la jolie suédoise  TWIST&TANGO, qui a développé un style personnel pour tous les jours. Ce concept est prioritairement mis en avant, ce qui n’empêche pas la marque de se « soucier de l’impact sur les gens et l’environnement », en mettant un code de conduite social et écolo progressivement en application.

twist-tango-sustainable-fashion-mode-ethiquewww.twisttango.com

Les marques clairement estampillées écolo, elles, ont vraiment trouvé leur place. Elles s’intègrent très bien au décor et n’ont plus besoin d’être présentées dans un contexte spécial : ce sont des marques de mode à part entière.

Cependant, les contraintes restent très importantes en matière de fabrication. S’il est de plus en plus facile de trouver des matières premières comme le coton bio, l’éventail des matériaux green reste assez restreint. Les tissus plus élaborés et novateurs, les couleurs ainsi que certaines colles, ne trouvent pas leur équivalent, ce qui réduit un peu les possibilités de création. Les designers doivent faire preuve de beaucoup d’ingéniosité et créativité.

Parmi les découvertes de cette saison, les sneakers FYE (For Your Earth) dont la semelle est composée de chaussures hors d’usage, laissées au rebut par Emmaüs même. Les vieilles paires sont transportées dans des containers, qui retournent habituellement à vide dans ce sens, jusqu’au Vietnam où est assurée la production. Tout est pensé jusqu’au moindre détail, depuis les matériaux jusqu’à l’emballage. Les semelles sont caractérisées par de petites inclusions dans la masse que vous ne retrouverez pas ailleurs…

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www.foryourearth.com

ANNIE GREENABELLE, marque un peu plus girlie déjà adoptée par Agyness Deyn, est vendue chez Top Shop. Les matériaux sont 100% organiques ou recyclés, et 100% british.

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www.anniegreenabelle.com

HARRICANA : une marque à l’accent canadien créée par Mariouche, véritable pionnière du recyclage de fourrure. Les visons et renards sont comme neufs ! Si vous êtes en overdose de fourrure, sachez qu’elle réutilise également les soies de la robe de votre grand-mère, ainsi que d’autres matériaux luxueux et nobles.

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www.harricana.qc.ca

TUDO BOM : le « Brasilian Apparel » à l’esprit festif ensoleillé et au coton bio. Le nom veut dire « comment ça va ? » en brésilien, LA phrase entendue matin midi soir, toujours avec le sourire.

Tudo-Bom-vetements-en-coton-biohttp://www.tudobom.fr/

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Et toujours, Veja dont nous avons parlé, et Misericordia dont nous parlerons bientôt.

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La meilleure nouvelle est gardée pour la fin : les prix ! pour certains produits, moins chers que leurs concurrents non bio. Alleluiah.

24 janvier 2010

UNE PETITE FLEUR ET C’EST LA RÉVOLUTION par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Je vous ai parlé des abeilles qui disparaissent massivement. Si vous avez aimé la leçon de zoologie, voici maintenant une petite leçon de botanique.

L’amarante est une plante originaire d’Amérique du Sud que les Incas consommaient comme une céréale, avant l’arrivée des conquistadores espagnols. Ses caractéristiques sont pour le moins originales : des qualités nutritionnelles étonnantes avec du fer, des acides aminés, de la vitamine A et C, des minéraux, une teneur en protéines plus élevée que celle du soja, une grande résistance, et un humour dévastateur… une vraie justicière des champs cultivés.

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Contre quoi s’est-elle liguée, cette petite amarante ? Contre les Organismes Génétiquement Modifiés. La firme Monsanto fait d’une pierre deux coups en commercialisant des céréales OGM résistantes aux herbicides, ainsi que les herbicides eux-mêmes. Excellente stratégie commerciale. Ces produits sont cependant très controversés : prononcez  « OGM » ou même le nom « Round’Up », la fameuse marque de désherbant, et vous ne ferez pas frémir que les puristes bio.

Un petit grain de sable est venu coincer les rouages de la puissante firme… En 2004, dans l’état de Géorgie, l’amarante, considérée comme une mauvaise herbe, est devenue aussi résistante au Round’Up que les plants OGM. On suppose que Le gêne modifié des céréales s’est propagé par pollinisation : l’amarante a tout simplement adopté le gêne, devenant hybride. Une autre possibilité serait que l’amarante, très darwinienne, a évolué par sélection naturelle. Toujours est-il que cet avantage considérable lui a permis de se développer très rapidement, y compris dans les champs cultivés, jusqu’à les rendre impropres à la récolte. Une immense partie des cultures de coton et de soja a dû être abandonnée. La « superweed », comme elle a été surnommée, s’est propagée rapidement aux états de Caroline du Sud et du Nord, de l’Arkansas, du Tenessee, du Kentucky et du Missouri.

La culture massive utilisant chimie et génétique se trouve réellement menacée. L’amarante est plus forte qu’une armée de militants verts sur les dents !

Curieuse comme une jeune épousée, je me suis ruée chez Lémo pour acheter les graines de l’irréductible plante. Je les ai cuisinées à la manière du popcorn. De minuscules grains soufflés (BIO évidemment) qu’on peut utiliser comme assaisonnement. Très bon ce petit goût de revanche sur le soja transgénique, je sens même que je vais rapidement devenir accro !

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15 janvier 2010

LE PÉTROLE par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Sur little galerie (www.littlegalerie.org) quelques perles écolo se promènent, dont celle-ci.

« Le pétrole est une ressource inépuisable qui va se faire de plus en plus rare »

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13 janvier 2010

H&M IS GOING GREEN par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

No doubt green is in the air. H&M is lounching a collection using organic cotton and linen, recycled polyester (made from PET-bottles or textile waste) and Tencel (renewable material produced with minimal environmental impact). The H&M « Garden Collection » is a nice opportunity to wear organic clothes at low prices. You’ll just have to wait until march 25th to get it. Available all around the world.

I like the designs but I still wonder why brands almost always make organic clothes look so hippie ?

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12 janvier 2010

J’ECOUTE FIP par TIMOTHÉE ROLIN

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7 janvier 2010

LOCAL ORGANIC AND LOVELY (L.O.L.) par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Here’s a selection of pictures from the amazing website « the selby ». Todd Selby visits and photographs creative people in their homes. He followed Chef Ignacio Mattos from Il Buco, shopping for organic and local produce at the NYC Union Square Market.

This makes me feel like to go to the nearest market, and get ready to cook !

See more on http://www.theselby.com

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6 janvier 2010

BEES IN THE CITY par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Did you know honeybees are disappearing from planet earth ? They actually are close to belong to the « endangered species » category. They might not be as cute as the WWF panda, but what some of you probably consider as a vulgar insect is actually more useful than you can imagine. Agriculture absolutely needs bees great job of pollination. In the US, beekeeping is a big business. Fruit and vegetable farms rent beehives at very high prices during pollination season. Without bees, an estimated 80% of the flora could desappear from the earth. Freaking out ?

Here’s the thing : in 2006 appeared a strange phenomena called CCD for « colony collapse disorder ». The bees started to loose their minds. Instead of their regular dance -which is a language, yes bees CAN communicate-  they started acting strange, could no longer fly and orientate, and never be back to the beehive. Billions of bees never went home and died in the fields, all across the US, Europe and many countries around the World. There was also a sublethal effect : contaminated adults brought the poison to the beehive and killed the babies.

Climate change, electro magnetic fields, viruses, GMO, fertilizers, parasites, have been suspected, but it appears not a single factor is the cause. Most likely, pesticides and fongicides are to be blamed, but we don’t know exactly how. It seems that a combination of several chemicals is in cause. All the chemicals used in agriculture are (officially) certified harmless to bees, but the phenomena might occur when 2 different products are mixed together.

What is unmistakable is the fact that bees are very sensitive to pollution. Then where are these little insects most likely to find a shelter ? In the city !

New York City administration, which had banned bees – along with crocodiles, lions, and pit vipers- are actually changing their mind.

This makes me remember of my own experience in my former NYC home in east village. Bob, the superintendant, was taking care of the garden in the back courtyard, growing flowers and apples. One day he told me his secret : his unofficial job was to take care of Bees. He was a good beekeeper,  considering  the honey he used to give us in a little box. Very yummy new york city honney !

New York Beekeepers will no longer have to hide, and finally, the city might be the ultimate shelter for these tiny animals…

Here’s an interesting experience by two artists Franz HÖFNER & Harry SACHS who installed a one million honeybees colony in an empty lot in Berlin. « Honey Neustadt », as they entitled it, produced a lot of local honey. The beehives looked like the buildings around. Don’t they perfectly match ?

-HoFNER-SACHS-BEES-HONEY-NEUSTADT

HOFNER-SACHS-BEES-HONEY-NEUSTADT

courtesy www.wendt-friedmanngalerie.com
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I’m afraid there’s not much to do, except, again, buy organic the more your budget agrees with. Especially organic and local honey, and fruits.
Of course, if you have a garden, or a terrace, or even a tiny window box, please forget the chemicals you might want to use as fertilizers or insecticides, just try to grow your plants in a more natural way.
Plus, if you see, by chance, a little bee lost the city, don’t be afraid, it’s just a friend.
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