Une exposition à la Reflex Gallery à Paris, du 15 septembre au 15 octobre 2010. Venez voir « en vrai », ce dont nous parlons en vrai aussi, mais « virtuellement » depuis un peu moins d’un an.
RAW par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE
Le raw-foodism est un mouvement, une philosophie de vie, qui propose de manger les aliments crus. Dans le but de diminuer la consommation d’énergie -moins de gaz ou électricité-, et surtout parce que la cuisson tue une grande partie des nutriments. Les études scientifiques montrent que notre darwinienne faculté d’adaptation n’a pas suivi le rythme effréné imposé par l’industrie alimentaire. On préconnise le retour au régime paléolithique.
Donc, tout cru. L’homme préhistorique avait sans doute une forme olympique et pas un poil de graisse, mais son espérance de vie ne dépassait guère les 30 ans, si je ne m’abuse. Et si ça se trouve son système digestif ressemblait à un tambour de machine à laver…
Dubitative, mais tellement curieuse, j’essaie d’imaginer un dîner 100% RAW. Je pensais que ce serait enfantin, en réalité certaines manipulations sont longues et… un peu compliquées.
Nos cuisines sont équipées pour une cuisson à haute température -violente, oui-, il faut donc un appareil spécial pour cuisiner les céréales à très basses températures : un déshydratateur que je n’ai aucune envie d’acquérir, de la même façon que je n’ai pas envie de cuisiner 3 heures par jour. Entre le surgelé/micro-ondes et le puriste à fond RAW il doit bien y avoir un petit espace dans lequel je vais me glisser.
J’ai fait au plus simple. Voici quelques recettes que j’ai inventées, en fonction des ingrédients que m’a proposés Louis et de l’inspiration du moment. J’ai imaginé un repas le plus « unprocessed » possible, sans crise de nerfs aux fourneaux. Utilisez votre flair pour les quantités. Surtout, n’oubliez pas de mettre de la musique un peu fort, et de placer un verre de vin à proximité du plan de travail.
Râper grossièrement 3 petites courgettes bien fraîches (ce qui veut dire qu’elles sont dures et turgescentes car elles n’ont pas traîné une semaine dans le frigo). Réunir 3 feuilles de basilic, 3 feuilles de menthe, un peu de thym frais, les superposer sur une planche, les émincer avec un couteau tranchant, en fines lamelles. En les coupant tous ensemble vous ne faites l’opération qu’une seule fois, c’est déjà très fatigant de râper toutes ces courgettes.
Ajouter le jus d’un demi citron, de l’huile d’olive, du poivre noir en moulin, du sel fin, mélanger, c’est prêt. En attendant le dîner, mettre au frigo. Le plat se conserve un jour maximum.
Betteraves rouges au gingembre / Un peu cuit
La base : cuisine au beurre demi-sel + betteraves CRUES râpées + gingembre frais en tout petits dés (possible surgelé, ça existe mais c’est moins bon) + un peu de sauce soja + vinaigre balsamique + soit ail soit oignon, soit les deux (les oignons frais sont top, avec leurs fanes).
Si vous avez les fanes des betteraves, coupez les en petits morceaux et ajoutez-les. Dans ce cas ne mettez pas les fanes des oignons frais, c’est soit l’un soit l’autre.
Cuire pendant une demi-heure à feu très doux.
Saumon mariné / Classique, et CRU.
Du saumon frais, bio s’il vient d’élevage. Tranchez-le finement. Arrosez de citron vert, d’un peu de vinaigre balsamique, d’un peu d’huile d’olive. Pour les épices, j’aime bien mettre du thym TRÈS frais, du sel, du poivre, et des petits brins de fenouil, vous savez les petites barbichettes vertes, au goût anisé.
Laissez mariner 2h minimum au réfrigérateur.
Semoule Kamut / Un peu cuit / Matériel ultra basique : un saladier, une bouilloire, c’est tout.
Achetez de la semoule de couscous Kamut (une variété de blé ancienne, beaucoup plus digeste que les blés hybrides actuels très chargés en gluten). Dans un saladier, versez la quantité voulue. Par dessus, disposez de petits morceaux de beurre salé. Vous pouvez aussi mettre des raisins secs et des pignons de pin. Recouvrez d’eau bouillante. Lorsque la semoule a gonflé, égrenez-la à la fourchette de façon à bien aérer et mélanger le beurre.
Dessert « Muaka ». / Pas vraiment CRU mais pas besoin de four.
A feu très très doux, mélanger une demi tablette de chocolat au lait, un peu de sucre, une tranche de beurre salé, avec des pépites de cacao brut (cocoa nibs, j’aime bien le nom anglais. Je crois qu’on trouve ça dans les magasins bios).
Pendant que ça fond, on émiette au pilon deux ou trois biscuits « petits beurre » bio, qu’on dispose au fond de petites verrines. Puis on verse le mélange beurre/chocolats par dessus. On laisse refroidir, puis on met au frigo au moins 1/2 h. Recette co-inventée avec mon fils, qui l’a nommé « Muaka ».
Bon appétit.
Pour ceux que cuisiner rebute, un restaurant a ouvert à Paris : CRU. Je ne sais pas ce qu’il vaut. Avez-vous essayé ?
BOXSAL : URBAN PICNIC par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE
Ce set permet d’emporter son home made picnic sans avoir recours aux emballages plastifiés de supermarché. Il est RÉUTILISABLE, RECYCLABLE, COMPOSTABLE. Et BEAU. No plastic.
On peut le commander sur www.boxsal.com ; $35 + shipping, ce qui veut dire que le bilan CO2 de l’expédition n’est pas gratuit, lui non plus.
VROUM VROUM par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE
S’il y a une chose que je fais sur ce blog, c’est bien de donner des conseils que je n’applique pas moi-même. Par exemple, récemment j’ai dit ‘stop my car‘. Arrêtons notre addiction au pétrole.
Cet été, n’écoutant que mon esprit de contradiction, j’ai pris le volant pendant 3 semaines pour un petit tour de France. La petite voix de ma conscience écolo me disait « et ton bilan carbone ? ». Pour ne pas la contrarier j’ai essayé d’aller aussi loin que prévu, tout en polluant le moins possible:
* D’une façon générale, je me suis efforcée de conduite « souplement ». Avoir une vision hyper anticipée, sur du long terme, très technique. Sport, mais souple. Tout moi. Economie de carburant jusqu’à 15 % -vraiment-. Ma note : 9/10.
* Sur l’autoroute : au lieu de viser le 130, j’ai visé le 120. C’est frustrant, mais je m’y suis presque tenue. Ma note : 7/10.
Le pire a été une séance d’embouteillages. Je n’avais pas eu le choix de l’horaire de départ. L’A7 était tellement surpeuplée que j’en ai déduit que Bruxelles et Amsterdam sont des villes totalement désertes en Août. Trafic = surconsommation. Ma note : 2/10.
Vous avez sans doute entendu parler de l’effet accordéon. Si toutes les voitures accéléraient au même moment, il n’y aurait pas d’embouteillages. La solution, c’est de démarrer en même temps que la voiture qui est devant vous. Mais en moins vite. Comme ça, lorsqu’elle ralentit à nouveau, vous pouvez réguler un peu le trafic. J’imagine que si tout le monde fait ça, ça évite les accélérations/décélérations et permet plus facilement la reprise du trafic. Ma note : 9/10.
* On peut aussi mettre la clim uniquement quand c’est vraiment nécessaire. La voiture en était dépourvue (on me la prête, je ne vais pas demander la lune). Je n’en aurais pas vraiment eu besoin. Ma note : 10/10.
* Le plus difficile c’est de ne pas se tromper de chemin. Mon sens de l’orientation est tellement inexistant que même avec le GPS je vais n’importe où. Forcément, ça consomme plus d’essence, tous ces allers-retours. Ma note : 1/10.
Ma moyenne : 6,33/10. Après toutes ces mesures que vous constaterez scrupuleusement respectées, je me suis auto-congratulée. Cette étude à portée scientifique prouve qu’on peut conduire écolo. Enfin presque, mais c’est MIEUX QUE RIEN !
Enfin, j’ai remarqué que la voiture que me prête gentiment mon papa n’est pas immatriculée de façon tout à fait standard.
69, pour ceux qui ne sauraient pas, c’est le département du Rhône. Je suis (presque) Lyonnaise, d’origine. Le XX, c’est parce que je suis une fille. Aucune autre interprétation ne me vient à l’esprit.
FAST FOOD REALITY par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE
The ad versus the reality. For my part I never have that kind of food but it’s nice to make a little fun of it. Yummy, huh ?
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Wendy’s
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McDonald’s Sausage Breakfast Burrito

Source : http://www.thewvsr.com
Thanks IB.
ARLES / PHOTO 2010 par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE
Les Rencontres Internationales de la Photographie ont lieu tous les étés « en » Arles. Cette année est placée sous le regard d’un rhinocéros « lourd et piquant », avec beaucoup d’expositions très Rock’n Roll, et un focus sur les années Punk. (Re)voir feu le CBGB grandeur nature, Joe Strummer vibrant de réalité, vénérer l’icône Mick Jagger dans une église, shooter son propre portrait au fusil. Mmmmmh c’est bon.
Une des expositions est présentée par un photographe Arlésien, François Deladerrière. Son travail que j’aime beaucoup, axé sur le paysage, devient ici presque narratif. La série intitulée « NICE ET SAVOIE, UN REGARD CONTEMPORAIN », montre côte à côte des illustrations du début du XXème siècle et le même point de vue aujourd’hui.
C’est très beau, et la comparaison AVANT/MAINTENANT, absolument affolante : la mer de glace en peau de chagrin, ce n’est pas dans les contes de fées.
La mer de Glace et la Vallée de Chamonix
Photographies par François Deladerrière / Galerie Le Réverbère, Lyon.
Rencontres Internationnales de la Photographie / Arles / Jusqu’au 19 septembre.
KOYAANISQATSI par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE
Koyaanisqatsi est un film produit par Francis Ford Coppola en 1983. Le réalisateur Godfrey Reggio voulait une suite d’images sans aucun commentaire, comme un état des lieux du monde. Il ne souhaitait pas même un titre, mais a dû se conformer à la loi qui impose de nommer chaque film. « Qatsi », en langue indienne Hopi, veut dire littéralement « vie » tandis que « Ko-yaa-nis » signifie « tumultueux, déstabilisé, out of balance ».
La musique sublime est composée par Philip Glass. A mes yeux l’alternance de rythmes et les paysages sont tout aussi splendides qu’ils soient citadins ou sauvages.
Je l’avais vu au cinéma quand j’étais petite, il me restait en souvenir quelques rares sensations, mais très fortes.
Le film est toujours aussi beau aujourd’hui. Le monde a changé mais tient encore -PRESQUE- debout, ouf. Mais il faudrait peut-être faire attention, non ?
LE VELOFF, TOUR DE PARIS par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE
Dimanche 25 juillet 2010 venez encourager l’équipe SMILE AND SAVE THE PLANET pour le VelOff ! Un tour de Paris chiche en émissions de CO2 mais qui s’annonce riche en rebondissements.
Nos performances seront dopées grâce à Aquapax et Attitude. Si nous gagnons nos fesses musclées s’habilleront de Jeans NU ! Et le meilleur reste pour l’arrivée, chez Jeannette… pour une sérieuse réhydratation.
Le pétrole est mort, vive la petite reine. Bonne chance à nous…
Résultats : nous n’avons pas gagné mais… c’était vraiment bien !
Vous pouvez lire un compte rendu enjoué sur paperblog.fr, et voici quelques photos. Merci Jean-Philippe, Thomas, Andrew, Thibaut, et Cherry Bibi !
GUIDE FOURSQUARE DES RESTAURANTS GREEN par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE
N’ayons peur de rien, mélangeons bio et techno. Après mon Guide Foursquare du Vintage, voici son pendant version restaurants. Ce choix est absolument subjectif, en fonction de mes goûts qui sont parfois décrits comme un peu bizarres.
Come on, Foursquare users, go green, eat local and organic !
A LONDRES : MILDRED’S
C’est ici même que j’ai avalé le meilleur potage tomate/coco de ma vie.
Petit clin d’oeil privé à mon amie qui se reconnaitra.
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A NEW YORK : IL BUCO
Il Buco a fait son « trou » depuis longtemps lower east side. J’aimais vraiment y aller, même avant que les légumes passent bio, les ingrédients étaient très bien choisis. Maintenant le chef fait son marché organic et local de Union Square, mmmmmmh.
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BOB’S KITCHEN
Ma cantine du midi. Pas 100% bio mais 100% végétarien. Je n’ai jamais été déçue par les veggie stews, qui changent tous les jours selon l’inspiration, indien, italien, thaï… Basique pas cher et super bon. Le thé au gingembre est servi à volonté, je l’adore.
ici
TWINKIE
Un OVNI à Paris. Dans le quartier piéton Montorgueil/St Denis, une terrasse ensoleillée. On peut y aller dès potron minet pour un grand petit déjeuner, le week-end pour un brunch, le midi pour une assiette, l’après-midi pour un goûter. L’équipe est cool, le lieu est beau, les ingrédients bio en majorité et en tout cas d’excellente qualité, notamment les jus de fruits pressés. Le meilleur pomme/carotte de Paris est chez Twinkie.
L’endroit est assez proche de Smile and save the planet, mais je me suis fait piquer mon mayorship. Zut.
ici
ROSE BAKERY
100% bio, vraiment green. C’est bon mais un peu cher.
Si on veut une place sans trop attendre mieux vaut aller dans le 9ème.
ici et ici
SOYA
L’espace tout simple ressemble un peu à un loft, on s’y sent bien, les plats ont un petit goût new age aux influences asiatiques, l’ambiance est un peu sérieuse mais sympathique.
ici
COCOKOOK
Chez Smile on aime beaucoup Cococook qui nous avait régalés de cakes lors de notre Blitz Bingo. C’est simple, bio, et bon. Je n’ai pas encore testé le nouvel endroit rive gauche, avec parait-il une terrasse. Bio + terrasse, vite allons-y.
ici
BIOBOA
À l’époque où tous les restaurants bio de paris arboraient des nappes fleuries aux couleurs improbables, Bioboa s’est installé dans un décor « contemporain ». Pour ma part je trouve le lieu un peu aseptisé/cantoche, mais ça reste 1000 fois mieux que n’importe quel « fast salad bar ».
ici
J’y aime les soupes en hiver et les salades en été, mais c’est surtout ma boulangerie préférée. La baguette ou le pain au froment, c’est du miam pur. Les brunchs sont intéressants mais j’ai encore du mal avec les grandes tables alimentées des conversations de touristes.
LE COMPTOIR
Un restaurant/bar tout neuf, très « friendly ». Thomas, notre grand green guru, y a ses quartiers. L’assiette n’est pas 100% bio mais est un bon compromis pour que les prix restent corrects. J’aime bien que les plats correspondent à une vraie culture culinaire traditionnelle, versus certains mix « hippie » pas toujours réussis.
Au printemps 2011, si tout va bien, la terrasse déjà très agréable donnera directement sur la première partie rénovée du parc des Halles. Petit air frais dans les cheveux, vue sur la végétation. Mmmh
ici
KOUDLAM / EAGLES OF AFRICA par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE
Directed by artist Cyprien Gaillard.
Just because I like it. Strange mood. Nature. Sun. Heat…
I LOVE MY BIKE. AGAIN. par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE
J’avais perdu la clé de mon vélo depuis… je ne peux pas l’avouer tellement j’ai honte. Puis, suite à quelques discussions avec Alec, un vrai amoureux de la bicyclette qui m’a suggéré d’aller voir ce projet One Less Car -une belle initiative dans le Maryland- ; quelques coïncidences avec le vélo de Thomas ; un dégoût du métro devenu insupportable avec la chaleur, j’ai pris la décision de la retrouver. Ma technique magique consiste à m’allonger, la tête en arrière, me détendre complètement, et repenser au moment où j’avais rangé caché le fameux objet perdu. Ne vous moquez pas, ça marche.
Je ne sais comment décrire mon bonheur d’avoir reconquis mon cher vélo. Il y a quand même eu une petite phase d’adaptation. D’abord, il a fallu réparer la bête. C’est bien simple, je ne sais même pas regonfler un pneu. Mon portefeuille et moi avons amplement fait connaissance avec le mécano-vélo. Ensuite, il a fallu me réadapter. Pendant tout ce temps, il m’est arrivé d’être au volant d’une automobile, pour de vrai. J’en avais gardé des réflexes bizarre, comme rétrograder pour ralentir…
Et puis, Paris a changé tellement vite ! Ce n’est pas encore le paradis Amstellois, mais il y a énormément de pistes cyclables, et on peut aller en sens inverse de la circulation dans un nombre incalculable de petites rues. J’ai dû retrouver mes repères. Pour compenser mon sens de l’orientation zéro, j’anticipe les sens uniques avant d’enfourcher. Vive l’Iphone et son GPS.
Dernière chose : la sécurité. Oui, c’est dangereux. J’ai déjà eu quelques frayeurs, dont un scooter qui a grillé un feu et m’a évitée de justesse. Mais on ne vit qu’une fois, et c’est tellement bon ce petit air frais qui vous grise les épaules !
Paris est tout petit pour ceux qui ont un si grand amour du vélo. Ce plaisir se révèle à mes yeux comme la meilleure façon de me désintoxiquer… du pétrole.
Photo Marée noire BP © Dave Martin
PS. Un article avec plan sur la circulation à contresens dans Paris.
PPS. J’adore le vélo rose de Tiffany. J’ai donc repeint le mien, qui ne ressemblait à rien, en violet pâle. I really love my bike.
PETIT PARADOXE À TALONS par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE
J’ai remarqué que lorsque je parle du sujet « écolo » à une personne ses yeux se dirigent sur mes vêtements pour les décrypter. Question : mais ce que tu portes, tu l’as acheté où ?
Réponse : hormis quelques pièces acquises récemment, mon vestiaire ne contient que très peu de pièces bio et/ou équitables. Alors, faites ce que je dis, mais surtout pas comme moi ? Vous faites ce que vous voulez, mais pour ma part j’ai la conscience presque tranquille.
D’abord, j’achète peu : du vintage pas cher du tout, un peu de bio/équitable depuis que des marques spécialisées commercialisent autre chose que des sacs à pommes de terre déstructurés, et comme tout ça est raisonnable il me reste un peu de fonds à investir dans quelques très belles pièces par saison. Je me trompe peut-être, mais je me dis que dépenser la même somme d’argent pour moins de produits, en évitant les enseignes qui « tirent » les prix tellement vers le bas que ce n’est PAS POSSIBLE qu’il y ait le moindre respect envers la planète, et encore moins envers l’humain, c’est une attitude écolo. Visiblement c’est joli aussi puisque hier j’ai eu la surprise de recevoir les compliments d’une rédactrice en chef mode pour un top que j’avais acheté il y a… plus de cinq ans.
Il y a quand même un dilemme pour cet été. J’ai grillé mon budget chaussures -sans regrets, hein- avec deux paires de vertigineuses Pierre Hardy -c’est déjà trop, je sais- que j’espère transmettre à mes petits enfants, en croyant que j’avais DÉJÀ assez de sandales plates. Sauf que celles que je préférais ont eu la désobligeance de me lâcher. J’ai claudiqué jusqu’au cordonnier le plus proche qui a fait une sommaire réparation afin que je puisse rentrer honorablement, mais il me reste quand même tout juillet et août à tenir. Sur 14 cm de talons ça risque d’être long. Je pourrais aller chez H&M, y trouver des sandales à 12 €, qui devraient quand même durer deux mois. Et bien, ça m’ennuie. Donc je dois réfléchir rapidement à une solution.
En attendant, j’ai photographié mes trésors.
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Nota Bene.
* La plus green des marques de luxe est Hermès, qui utilise en majorité des matières naturelles et traditionnelles, et qui emploie plus de 500 personnes qualifiées, en France, en HQS (haute qualité sociale). D’où le Birkin à 5 000 €.
* Le coton représente 5% des terres cultivées pour 25 % des pesticides dans le monde. Les conséquences sur les nappes phréatiques et la santé des ouvriers agricoles sont désastreuses. Pour quelques centimes de plus, on peut acheter de la « junk fashion » bio, c’est déjà énorme.
VALENTINE, ON VEUT TOUTES ÊTRE SA COPINE ! par CECILE DUCROT-LOCHARD
Si vous avez le bonheur de la croiser dans sa boutique de la rue Charlot à Paris, engagez la conversation avec la belle et rebelle Valentine Gauthier ! La créatrice est intarissable sur l’histoire des matières nobles qu’elle utilise et qu’importe si vous venez à sa mode pour ses coupes hyper identifiables (architecturales, ludiques, rock et rétro-chic ) ou par dévotion au Dieu green.
Car les convictions écologiques, chez Valentine, ne remontent pas à son premier défilé ! Petite, aux environs du Castelet, elle foulait déjà la campagne et haranguait les peu scrupuleux qui avaient le malheur de souiller son bout de campagne. Une bonne graine de militante qui s’oriente vers des études de géo-ethnologie la destinant à devenir Ingénieur en Ecologie (c’est dire la sincérité du propos !), avant de plonger définitivement dans l’univers de la création sur les bancs de l’Atelier Chardon Savard.
Formée au stylisme-modélisme, elle fait ses armes chez Rochas et Margiela , avant de présenter une collection sous son nom en 2006 au Festival International des Jeunes Créateurs de Dinard qui la consacre littéralement. Le grand prix du Festival en poche, elle lance sa marque en 2008, définitivement graphique… et éthique !

- Valentine Gauthier – Copyright Maja Daniels
Valentine, c’est la rigueur incarnée et la sincérité nichée jusque dans le moindre détail, ce qui ne rend pas la tâche aisée à l’heure où nombre de griffes se repeignent et se repaissent de vert un peu vite.
Dans un souci constant de fusionner élégance, qualité, commerce équitable et respect de l’environnement, toutes les pièces de ses collections sont conçues à partir de matières naturelles et fabriquées dans le pays d’origine de la matière première : le baby alpaga de Bolivie (cultivé de manière biologique et sans OGM) et le coton Pima d’Amérique du sud (seul coton intrinsèquement biologique puisque, grâce à sa forte résistance naturelle, sa culture ne nécessite aucun pesticide) côtoient les soies, le coton organique, ou les cuirs au tannage naturel d’Inde ou d’Europe. Chaque atelier de fabrication, notamment en Inde et en Amérique du Sud, est contrôlé pour s’assurer du bon traitement et de la bonne rémunération des travailleurs.

Soucieuse de déployer une démarche à 360 degrés, Valentine collabore avec des collectifs éco-responsables ainsi que des artisans français auxquels elle instille ses valeurs. Autant de démarche qui lui valent sa présence sur les deux premières éditions sélectives du salon 1.618 Sustainable Luxury Fair, qui se sont tenues au Palais de Tokyo, en mai 2009 et 2010…et parce qu’elle ne sacrifie en rien le style sur l’autel du Green, d’être la nouvelle coqueluche des rédactrices de mode.
Trop belle pour être vraie la griffe qui murmure à l’oreille du durable qu’il peut enfin se payer le luxe d’être désirable ? Je tente de l’épingler sur sa dernière campagne que je soupçonne enflée au CO2 puisque manifestement shootée en plein désert d’Atacama. Que nenni ! Elle a été conçue dans le cadre ma foi somptueux de la Camargue. Définitivement hyper cohérente et incollable la miss .

Notre accessoire chouchou pour l’été : les spartiates en cuir végétal

Une bonne excuse pour les « shopper » : la première bougie d’anniversaire de la boutique du Haut Marais à souffler en compagnie de la créatrice qui nous offre les soldes en exclu Jeudi 24 juin dès 18 heures.
Valentine GAUTHIER
58, Rue Charlot
75003 Paris
Du mardi au samedi de 11H à 19H30
Et partout en France et en Europe, points de vente au 01 42 86 00 01 et achats en ligne sur http://estore.valentinegauthier.com

J’AIME LA SEINE par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE
Even for socializing I would never go spend some energy -I mean electric power- at a gym club.
I love to go outdoors, and running by the Seine river is my favorite. On sunday mornings -saturday nights are not the best for party in Paris-, I run with good music in my ears, beautiful light in my eyes, and sometimes the feeling i’m going to bump into a crime scene. Never boring.










































