A force de lire les pages « Terre » de Libé et d’entendre toutes les alertes écologiques présentes même dans le plus futile des magazines féminins, un message clair est passé : le coton est la culture la plus polluante au monde (un quart des pesticides consommés) et les conditions de travail des ouvriers du textile parmi les plus révoltantes qu’il soit. OK, cappice !? Mais on fait quoi alors ? On s’habille de ponchos en chanvre et on se tricote soi-même ses t-shirts ? Non malheureux ! On file ventre à terre chez American Apparel. Oui ça peut paraître stupide de parler d’American Apparel ici, la marque vampirisée successivement par les bobos du Canal Saint Martin, Les Tecktoniks des Halles et les Shalalas du Marché Saint Honoré, n’a pas vraiment besoin de publicité pour devenir le Gap des 10’s. Seulement, il est bon de souligner que l’on peut être parfois les Monsieur Jourdain du bio sans le savoir (et c’est ça qui est bon) ! Parce que rappelons quelques principes de base : American Apparel est « verticalement intégrée », ce qui signifie que tous les produits (en coton bio) sont confectionnés dans leur usine de Downtown Los Angeles : de la fabrication même de l’étoffe jusqu’à la publicité, tout est fait sur place. Certes, ils ne produisent que des basics, mais des « beaux » classiques : intemporels, bien coupés, sexy et dans une gamme de couleurs infinie… Et une marque qui débauche Sasha Grey pour ses campagnes ne peut pas être mauvaise, on est tous d’accord.


