Ziggy Stardust a été un putain de choc pour l’adolescent que j’étais… Whaaaaaaaou David Bowie avec son éclair rouge et bleu zébrant son visage, la liberté du double qu’il s’était inventé, on peut dire que ça fait partie des images qui m’ont fabriqué.

Dès lors, j’ai développé une fascination immédiate pour les garçons maquillés. Pas ceux maquillés à la New Wave Néoromantique (Human League, Duran Duran, Visage, we’re talking to you…) ni à la Tokio Hotel, non je ne parle pas de travestissements à la Zaza Napoli, mais plutôt de ceux théâtraux, excessifs, grandiloquants, bref bigger than life… Leigh Bowery, Robert Smith de Cure, Kiss, les délires mystico-art school à la MGMT, Empire of the Sun ou même à Antony and the Johnsons, vous voyez le truc?
Je suis à deux doigts de tester le maquillage de mouette comme Kimera pour prendre le métro, seulement un petit truc me dérange (non ce n’est pas le ridicule) : la garantie « bio » du make-up.
Oui, parce que c’est vrai que s’appliquer des produits sur le visage (là où la peau est la plus fine et la plus fragile) c’est pas innocent. Je vous dresse la liste (non exhaustive) des petites perles de l’industrie chimique que l’on trouve dans le moindre cosmétique (vous verrez, c’est encore plus effrayant que Cannibal Holocaust) : parabène, propylène glycol, sodium lauryl sulfate, sodium laureth sulfate, formaldéhyde, huile minérale, petrolatum, diethanolamine, triethanolamine, AHA, alcool, collagène… Et encore, je pourrai ajouter : phtalates, plomb et ses composés organiques, mercure, pentachlorophénol, cadmium, hydrocarbures aromatiques… Autant vous dire que la plupart de ses substances sont au mieux allergènes au pire cancérigènes.

Rassurez-vous, il existe des alternatives « bio » chez Dr. Haushka (qui a lancé sa ligne cosméto en 1999), Couleur Caramel, Harem des Sens, Bio-Nuxe et Une (en vente au Monop’)… Rassurez-vous oui mais en fait non… En effet, il semble que la femme bio ait une passion sans bornes pour le maquillage « nude », c’est-à-dire que l’ensemble de ces marques propose une gamme infinie de beige, de beige et de beige (l’extrême audace étant de proposer du « prune »)… Le reste de la gamme chromatique, les textures vinyles, les couleurs qui claquent – à croire que Nars ou MAC n’ont jamais existé – étant pour elle réservé aux filles de petite vertu donc pas bio pour un kopeck.
La solution ? Perso je recommande de s’attaquer directement la face à la peinture à l’eau écolo, d’origine uniquement végétale à base de curcuma, gardenia, paprika, betterave, sureau noir, choux rouge, spiruline, mûrier blanc, chlorophylle, safran, caramel, charbon médicinal… C’est vendu en plus dans une jolie boite métallique, dans un emballage en carton recyclé et fourni avec un pinceau en soie naturelle. On en trouve de très bien dans les bons magasins de loisirs créatifs (type Rougié et Plé) ou sur www.mondebio.com

