Deux charmants jeunes garçons insistent pour que nous allions voir le dernier film de James Cameron. Terminator, Abyss, Aliens 2, Titanic, ce n’est pas le genre que j’affectionne particulièrement, mais comme je ne saurais résister à cette demande sous peine d’éternelle culpabilité maternelle, nous fonçons à la prochaine séance d’AVATAR. Enfin, à la suivante, car celle-ci est déjà complète depuis belle lurette.
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Le film est une révélation. Bien sûr, c’est du lourd, de l’énorme production américaine, avec le traditionnel bipolarisme opposant les gentils beaux et intelligents, et les méchants laids et idiots. Sauf que maintenant, les gentils sont ceux qui défendent la planète !
Ce n’est pas de la terre dont il s’agit, mais de Pandora (choix de nom judicieux pour un film catastrophe). La planète bleue étant déjà foutue, il ne reste plus qu’à s’attaquer aux réserves naturelles de ce nouveau monde peuplé de natifs tout bleus. On emploie pour cela les grands moyens, à coup de téléportations, de machines à gros bras boulonnés et d’artillerie ultra futuriste. Classique.
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Avatar retrouve les codes chers au genre, avec cependant une « morale » fondamentalement différente. Ce film est une preuve que nous sommes entrés dans une nouvelle ère. En 1986, Aliens montrait des êtres humains se livrant à une lutte sans merci pour leur survie, contre une créature hideuse et cruelle. Si je veux être un peu simpliste, on n’était pas très loin de l’homme préhistorique condamné à se défendre contre une NATURE hostile peuplée de féroces prédateurs.
Avatar la conçoit aimante, mystérieuse, intelligente, puissante, généreuse, et… alliée. Même Sigourney a changé de camp ! Elle se bat maintenant aux côtés des extra-terrestres pour protéger ce bien précieux qu’est l’interaction complexe entre toutes les formes de vie, dont l’équilibre est menacé.
On retrouve des symboles évidents de l’Histoire des États Unis, de la guerre du Vietnam et ses « Vets », à la conquête de l’Ouest et le massacre des populations indigènes. Les « Natives » de Pandora ressemblent férocement aux « Native Americans » (ou Indiens d’Amérique) lorsqu’ils revêtent leurs parures de guerriers.
Enfin, l’image de synthèse, c’est tellement d.d. ! Imaginez le nombre de décors qu’il aurait fallu créer, matériellement, pour obtenir un résultat bien médiocre. Les paysages, les personnages, les animaux « sauvages » et même les costumes, sont absolument bluffants de réalisme et de magnificence. Vive la dématérialisation !
Avatar parle symboliquement d’écologie et de respect de la nature, c’est nouveau, c’est beau, ça fait du bien, allez-y.
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Cette entrée a été publiée le Lundi 21 décembre 2009 à 17 h 28 min, et rangée dans CULTURE, TECHNOLOGIE. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via son flux RSS 2.0.
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Merci isa pour cet eclairage ecolo, je freinais des 4 fers et résistais tant bien que mal aux sollicitations de mes têtes blondes. Mais si le cote obscur de la force de la force est définitivement vert, alors je plie!