PRÉCIEUX MINOU.
par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Je rosis un peu en écrivant ce post, mais après tout il concerne plus de la moitié de l’humanité. J’ai mentionné les personnes de sexe féminin. Et je voudrais justement parler de leur sexe. Quel rapport avec le développement durable ? Un ÉNORME rapport.

Une fois par mois environ, nous, les femmes, devons gérer, en même temps qu’une chute de moral, un flux menstruel plus ou moins tabou. Afin de palier aux désagréments engendrés, la plupart d’entre nous utilisent des tampons. Un rapport américain alarmant a pourtant révélé leur toxicité, avec pour conséquences des risques de stérilité et endométrioses, mais aussi de cancers. Malgré sa publication dans le Village Voice, il a évidemment été controversé par les grands groupes santé/lessives/alimentaires qui détiennent le marché.

Le danger est dû à la présence de chlore. Hey, mais au fait, les tampons biologiques en sont exempts ! J’aime bien la marque Natracare, 3,50 € la boîte « regular » chez Biocoop. Très abordable. Puisque je suis sur ce sujet, j’en profite pour suggérer d’éviter autant que faire se peut les applicateurs, pas si utiles que ça, et s’il vous plait, ne les prenez pas en plastique ! Après avoir été utile pendant un quart de secondes, cet aberrant bout de plastique prend plus de 400 ans pour se dégrader, y compris au fond de la mer. Allez le voir sur le site du projet CleanArtPlanet, vous ne serez pas déçue. D’ailleurs le tampon, comme le préservatif, ne se jette pas dans les toilettes mais à la poubelle. Et oui.

Enfin vos muqueuses sont très perméables aux produits avec lesquels elles sont en contact. On peut laver la précieuse zone avec des produits bios si possible, oui ça existe, et en tout cas exempts de paraben et autres phénoxyéthanols dont vous connaissez sans doute les méfaits.

Les filles, prenez soin de votre sexe, il vous le rendra au centuple.

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Illustration via annedeharlez

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