VEGAN OR NOT VEGAN?
par ISABELLE

Big question. Je n’ai jamais vraiment aimé les produits carnés et déteste le fromage. Plus ça va, plus je me veganise (vegan = sans aucun produit animal). Ultra consciente des effets de la consommation de produits animaux sur la nature et sur la santé, mais entourée de carnivores les plus convaincus, j’ai du mal à trouver le bon régime…
D’ailleurs, il faudrait peut-être commencer à se poser des questions sur l’élevage et abattage des animaux, ces êtres dotés d’un système nerveux quasiment similaire au nôtre, contrairement aux végétaux qui ne possèdent aucune faculté à ressentir la douleur ?

Ça parait débile d’écrire ça, mais cette petite précision s’impose au vu de « pertinentes analyses anti vegan » collectées sur l’hilarant tumblr « LE VÉGÉTARISME M’A TUER » , que je recommande vivement.

Extraits :

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No comment…

Dans notre culture, il est inacceptable de laisser souffrir un être humain, même s’il a perdu toute conscience de sa propre existence. En revanche, on peut suspendre une vache par les pieds, l’étourdir sommairement, puis la laisser agoniser pendant plusieurs heures sans que ça choque personne. Enfin si, ça choque une poignée de « gonzesses anorexiques »… Ultra informées, surtout, bande de nazes.
Souvent, les végétariens sont associés à des mauviettes. Je vous rappelle que Carl Lewis a obtenu ses meilleures performances lorsqu’il a tourné VEGAN. Oui, vegan. Bon d’accord, il n’a pas consommé que de la salade, mais quand même ! Pour lui, le veganisme a joué un rôle certain. Le système musculaire a besoin -entre autres- des enzymes contenus dans les légumes et fruits frais, pour se construire. Conclusion, les mauviettes sont certainement ceux qui ne mangent PAS de produits végétaux…

Durant des centaines d’années, notre société occidentale a considéré la traite des noirs, la torture, la peine de mort, comme choses normales. On envoyait les homosexuels en prison, les femmes ne votaient pas, c’était normal de frapper un enfant, on coupait la main du voleur… Une société, ça évolue, et en mieux, malgré les aléas pas toujours reluisants de l’histoire contemporaine. Notre rapport avec la gent animale va sans doute se modifier progressivement, au fur et à mesure que nous allons prendre conscience qu’une telle cruauté est tout simplement inhumaine.

L’avancée des fastfood et la ruée vers les produits carnés de merde de supermarché low cost dégueulasses progresse encore, mais je suis certaine que cette tendance va peu à peu s’inverser.

Donc, tournons tous vegan, c’est bon pour nous ? Ce régime radical nécessite une (petite) dose de psychorigidité qui me gêne. On ne peut pas vivre dans le contrôle permanent, cela revient à une privation de liberté (plus qu’une privation gustative, pour ma part). L’alimentation guidée par l’angoisse de mourir, bof… L’alimentation guidée par la culpabilité, bof bof… L’alimentation dans le plaisir, là d’accord. Ça commence à venir, on croise de moins en moins de dépressifs dans les magasins bio, la France n’est pas encore un paradis pour végétariens, mais ça arrive, patience !
Cela revient à poser la question du sens de la vie : le but c’est quand même d’en profiter au maximum, non ? Épicurisme et veganisme vont de pair, –c’est mon avis– à condition de ne pas être trop obsédé par la question, et donc de faire quelques écarts, parfois. Pour les repas exceptionnels, comme ceux, hahem, que j’ai pris entre le 24 décembre et le 3 janvier derniers. Car ce qui me gêne dans un régime strict, et bien c’est le côté strict… Et un peu communautariste. Les excès, c’est important, nan ?

Et bien ça a un nom, figurez-vous, et ça s’appelle « flexitarisme » !

Pour moi c’est ça, la vraie vie : au jour le jour manger végétal, très très frais, souvent cru, des aliments très variés (je découvre sans cesse des nouveaux trucs incroyables, beaucoup plus goûteux que n’importe quel steak, ça encore c’est une idée reçue, que les légumes fruits et autres protéines végétales sont fades ! ! ! ! ) – (et c’est pas si compliqué que ça en a l’air) – (Et puis Bob’s Kitchen fait très bien la cuisine). C’est ça le vrai plaisir. En revanche, pour les jours de fête*, je me lâche**.
Tchin tchin et happy New Year, pendant qu’il est encore temps.

* Fête : « festin », une tradition qui existe dans la majorité des cultures, et qui, je crois, est essentielle. Que deviendrait notre magnifique tradition culinaire française en version vegan, beaucoup trop triste, non ? Dans certaines religions, on sacrifie (exceptionnellement) un animal pour l’occasion (peut-être, gravé dans l’inconscient collectif, en souvenir d’une fête spontanée, donnée lorsqu’on avait attrapé un gibier extraordinaire ??? Car non, l’homme préhistorique ne se nourrissait pas majoritairement de sa chasse, encore une idée reçue ! ). On danse, on boit, on fait des trucs qu’on ferait difficilement au quotidien…
Jusque dans les années 50, le menu riche, carné, était tout simplement réservé à la fête. L’ordinaire était, même dans les catégories de population aisées, plutôt « maigre ». Aujourd’hui, la viande n’est plus un luxe car produite industriellement.
Notre corps peut-il s’habituer aussi vite que notre portefeuille à ces changements ? À vous de voir. En tout cas, nous n’avons plus à risquer nos vies pour faire bouilllir la marmite –enfin, pas au sens propre–. Et si on se préoccupait des vies de nos camarades les bêtes ?

** Pas de foie gras, cependant… Peux pas…

sans-viande-je-serais-pas-en-bonne-sante-

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