Archive pour la catégorie ‘ART’

22 mars 2015

« SOME LIKE IT GREEN » QUESTIONNAIRE – JEROME HADEY POUR LA VILLA LENA par HÉLÈNE

Villa-Lena

Le 1er avril, la Villa Lena réouvre ses portes pour la 2ème saison.

On est fan du concept depuis l’ouverture :

- un mix entre la Villa Médicis (pour la résidence d’artiste),

- le Baron (pour toute la clique qui a créé ce lieu et lui insuffle son esprit créatif),

- et un « agro turismo » ( pour l’approche durable de la résidence).

Donc un lieu magique perdu au milieu de la campagne Toscane, et surtout une belle invitation au voyage.

Nous avons questionné Jérome Hadey, le gourou de cette « Dolce Villa » sur sa vision du « green ».

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S&StP: C’est quoi « être green » pour vous?
Jérome Hadey: C’est respecter la vie.

Vous vous rappelez de votre « green coming out » ?
Le jour où j’ai demandé à mes parents de bien vouloir trier les déchets, je devais avoir 5 ou 6 ans…

Quels sont vos 3 principaux gestes green ?
Mes principaux gestes green sont de travailler d’arrache pied à créer un lieu autonome en :

- eau, grace à la collecte de l’eau de pluie, de l’utilisation de puits

- nourriture grace à plusieurs potagers, un petit peu d’élevage et de la chasse, le tout évidemment bio

- l’énergie, grace a des panneaux solaires et des éoliennes

Ce lieu est la Villa Lena sur lequel je travaille depuis 5 ans maintenant. Il m’en faudra au moins 5 de plus pour pouvoir atteindre mes objectifs.

Le geste non-green dont vous ne pouvez vous passer ?

Prendre l’avion, quasiment une fois par semaine, c’est un drame écologique mais j’aime trop voyager et rencontrer des gens.

L’action globale « green friendly » que vous admirez le plus, rêvez de mettre en place?
L’hopital de Lambarené créé au début du siècle dernier par Albert Schweitzer au Gabon. Il s’agissait d’un « village où l’on soigne », en harmonie avec la nature, les cultures locales…

L’action que je rêve de mettre en place est un lieu utopique auquel je travaille déja depuis un moment…La Villa Lena.

Qui est votre muse glam green ?

La Nature. Tous les jours je me reveille en Toscane au milieu de la Nature. Il n’y a rien de plus beau et notre responsabilité à tous est de la protéger.

Votre gourou au quotidien?
Ma famille et mes amis. « Suis ceux qui cherchent la vérité, évite ceux qui l’ont trouvée »

Est-ce que « l’organic » peut être « orgasmic »?
Venez passer quelques jours à la Villa Lena et vous comprendrez que oui.

A quoi vous carburez ?
Je carbure au travail principalement. Il n’y a rien de plus satisfaisant que de voir des projets avancer grace à sa propre sueur.

Le super pouvoir que vous aimeriez avoir pour sauver la planète ?
Rendre le bon sens aux êtres humains. Je pense qu’il s’agit d’une caractéristique en voie d’extinction.

Où se trouve votre coin de paradis perdu?
42 Via Toiano, 56036 Palaia en Toscane

Votre bible du moment?
Le même depuis que j’ai 6 ans: le Petit Prince. En le relisant, j’ai toujours trouvé les réponses à toutes mes questions.

Le film qui vous a marqué ?
A man from Earth. Le dernier scenario écrit par Jérome Bixby, l’un des principaux scénaristes de Star Trek. Il a écrit ce film sur son lit de mort pour donner une leçon d’espoir à l’humanité. Objectif plus que réussi à mon avis.

Le morceau de musique qui vous donne le « smile »?
Un peu facile, mais le morceau qui me donnera toujours le smile est « Don’t Worry, Be Happy » de Bobby McFerrin.

À quoi êtes vous addicted ?
Au travail…et à pas mal de séries TV…

Quel est votre uniforme de la saison?
Jeans, pull en laine, chaussures de marche et éventuellement doudoune.

Votre mantra?
Jamais satisfait, toujours heureux.

Quel est le meilleur moyen de partager la « green attitude »?
De la vivre.

Quel est l’argument ultime pour convaincre de sauver la planète ?
La vie est belle.

www.villa-lena.it

21 mai 2014

STUDIO ORTA: FOOD / WATER / LIFE par ISABELLE

Food, Water, Life, qu’y a-t-il de plus essentiel ? Coup de foudre hier soir au vernissage de l’exposition par le couple d’artistes Lucy + Jorge Orta. Cela fait longtemps que j’aime leur travail, pour son esthétique, son audace, mais aussi son intime lien à l’environnement. Le binôme, et c’est une originalité, considère son œuvre comme un catalyseur, une ouverture vers des questionnements sur l’avenir et la prise de conscience collective vers des solutions pour la lutte contre les dérèglements climatiques, la raréfaction de l’eau et de la nourriture. Par exemple, avec le projet « Antarctica » autour de la survie et la préservation du Pôle Sud. L’exposition, tout en métaphores, se compose d’installations hyper poétiques, colorées, mystérieuses, excessivement esthétiques, qui ne peuvent laisser personne indifférent. Pour ma part je suis totalement in love.

Sur place, on peut faire établir son World Passeport « Antarctica », pour devenir un Citoyen du Monde et s’engager à défendre la Planète.

Exposition du 21 mai au 21 Septembre 2014, Pavillon Paul Delouvrier, Parc de la Villette.

www.villette.com

www.antarcticaworldpassport.com

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23 août 2013

MISHKA HENNER: FEEDLOTS par ISABELLE

À première vue, c’est un dessin abstrait. Si on regarde mieux, on distingue les petits animaux entassés dans les « feedlots », enclos d’élevage, au Texas. De la viande qui n’a jamais vu un seul brin d’herbe : non les bœufs qu’on mange aujourd’hui ne passent pas leur vie à gambader dans des prairies luxuriantes ! Quant aux jolies couleurs, ce sont tout simplement leurs déjections.

Voilà, c’est très beau ! Mais c’est un peu flippant, quand même.

Photographies de Mishka Henner.

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1 octobre 2012

BIENNALE DES PANORAMAS À BORDEAUX par ISABELLE

29 et 30 septembre 2012, deuxième session des PanOramas : un week-end entre parenthèses sur la rive droite de Bordeaux, sur fond d’été indien… Aaaaaah.

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Le lieu : la croissance démographique ayant repoussé les limites du centre ville, la population a traversé la Garonne, pour atteindre la partie longtemps mal considérée de la chic agglomération bordelaise. Aujourd’hui, cette bande de 12 km composée de friches industrielles, de végétation un peu sauvage, de quartiers HLM et de nouvelles habitations familiales, est en pleine mutation.
C’est là :

plan de bordeaux / panoramas

L’agglomération a décidé de prendre les choses en main en instaurant ce festival qui crée un lien entre différentes populations et zones pas très compatibles a priori. L’événement est d’une grande qualité artistique, et très amusant.

« AU FOND DU TROU » DE CAROL BÎMES
Au Domaine de la Burthe, l’artiste a fait creuser un cratère, comme s’il était tombé une météorite, dans lequel on peut se recueillir, ou se rouler-bouler comme des petits fous. Au choix.
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« LA BELLE ÉTOILE », DE STÉPHANE THIDET
Un peu plus loin, dans une clairière au milieu de sous bois enchanteurs, on découvre une installation très stellaire, qui sert de refuge la nuit. Oui, on peut dormir dedans ! Il est possible de faire le tour de Bordeaux à pieds, en plusieurs jours, et passer ses nuits dans des refuges périurbains tous plus créatifs (le « Nuage » est également très sympathique, au bord du lac). Réservation auprès de l’Office du Tourisme, entre mai et septembre (pour cette année tout est complet, mais ça recommence en 2013). Attention ce n’est pas un Hôtel : il n’y a pas de salle de bains, et on fait pipi dans l’herbe.

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Refuge belle etoile panoramas 2012 bordeaux

toilettes sèches en forêt

« L’APPARTEMENT DANS LES BOIS », ANNE-LAURE BOYER
Cette artiste qui travaille sur la mémoire des lieux et des personnes a recréé des morceaux d’appartements dans plusieurs endroits perdus dans les bois : sur les ruines d’une maison, au sommet d’une petite colline, au bout d’un minuscule chemin… Cette œuvre se mérite, il faut décoder un jeu de piste pour retrouver chaque partie. Il faut dire que l’artiste est très farceuse ! Anne-Laure travaille en ce moment sur un projet autour d’un barrage hydraulique en Espagne, cartographie les villages qu’il a engloutis et ceux qui risquent un jour de l’être à leur tour, collecte les souvenirs et les impressions des habitants qui subissent l’impact de ces transformations environnementales.
http://www.annelaureboyer.com

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Panoramas 2012 Anne Laure Boyer

Anne-Laure Boyer bordeaux panoramas

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LA NUIT VERTE :

Plus vert que la nuit blanche, cet événement se passe dans le Parc de l’Ermitage, à Lormont. Le côté écolo, n’est pas encore tout à fait en place… On nous assure que l’organisation cherche à développer cet aspect, notamment avec une collaboration avec EDF. Mais pour l’instant, le green est plus présent de façon symbolique que pratique.

« FAMILY MONSTERS », LAB 212
Projection d’illustrations très poétiques sous les arcades de la ligne de chemin de fer. Animaux tendres et colorés.

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NUIT VERTE : « LOUP GAROU », LAB 212
Œuvre interactive, projection de l’autre côté du lac, et la pleine lune qui tombe très à propos.

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NUIT VERTE : des ballons se reflètent dans le lac

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NUIT VERTE : « MONSTRES », OLIVIER CROUZEL
Une projection gargantuesque sur écran végétal : des arbres, avec en fond la cité.

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NUIT VERTE : « YEARS », BARTOLOMÄUS TRAUBECK
Ce tout jeune artiste allemand a conçu un tourne-disques, sauf que les disques sont des tranches de troncs d’arbres. Le lecteur transcrit musicalement les dessins des nervures, sur des notes de piano. Il ne s’agit pas de musique aléatoire, mais d’un processus complexe, non maîtrisé par l’artiste, qui fait intervenir la nature et ses aléas, puisque les nervures dépendent des saisons et du temps qu’il fait chaque année… À l’oreille c’est assez dissonant, mais l’installation elle-même, le bois, la délicatesse des nervures et l’éclairage, sont très touchants.

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« CE SOIR LA LUMIÈRE » NICOLAS JULLIARD
Ça ce n’est absolument pas écolo mais c’est tellement cool que j’en parle quand même. Des doudous lumineux géants en fausse fourrure, qu’ont peut tripoter, câliner, prendre dans ses bras. Se jeter dans un nid de doudous, c’est totalement régressif, et alors.

Ce soir la Lumière, Nicolas Julliard

Ce soir la Lumière, Nicolas Julliard

PARC DE L’ERMITAGE : « LE VILLAGE DANS LE BOSQUET », LAURENT TIXADOR
Un projet complètement fou dans lequel l’artiste a embarqué une vingtaine de personnes, entre performance et land art. Du 6 au 30 septembre, la bande a transformé un champ de ronces en un village, qui est donc une œuvre d’art en même temps qu’un lieu d’habitation. Un retour à la nature totalement brutal, à la limite de la précarité. Il a fallu trouver des solutions rapides et efficaces pour la sécurité et le confort, mais dans ce dénuement rigoureux la troupe bénéficiait tout de même de téléphones et d’internet, et d’une livraison de vivres tous les quatre jours. J’ai été presque dérangée par la portée de ce travail, qui questionne l’importance de nos possessions… Finalement ce qui compte le plus c’est de bien manger, et de bien communiquer ? Je ne sais pas. En tout cas, ce dimanche était leur dernier jour sur place, ils appréhendaient le retour à la vie « normale ». Leur expérience a été extrême, tant dans les conditions physiques que pour l’aspect humain. Visiblement ils ont passé de très bons moments…
www.villagedanslebosquet.tumblr.com

L’entrée et son pont-levis :

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Village dans le bosquet de Laurent Tixador festival panoramas extincteurs

La machine à spaghettis, son mécanisme astucieux et son fond en boîte de conserve perforée :

La machine à spaghettis

Un jeu de quilles :

Jeu de quilles

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Le four à pizza, l’escalier en terre :

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Enfin, quelques idées de déco à piquer : le lavabo, le panier à fruits et la tasse-omoplate :

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Bref, si vous vous ennuyez dans deux ans, pensez à aller à Bordeaux fin septembre.
www.biennale-panoramas.fr
Images © IRG

24 juillet 2012

PIETER HUGO | PERMANENT ERROR par ISABELLE

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In case you ever wanted to know what happens to your old computers when they are « recycled », go see this absolutely stunning exhibition at Musée de L’Élysée in Lausanne, Switzerland.

Pieter Hugo -who has previously been mentionned in this blog by Vincent- is a South African photographer. It is precisely in Lausanne that I first discovered his powerful portraits of Albinos, in 2005. I love these large format photographs, mostly of African characters. This technique requires a lot of patience and trust between the photographer and his subjects and their interactions are very well described through three still videos featured in the exhibition.

Pieter Hugo’s work is incredibly intense picturally speaking, but is also emotionally, socially and politically engaged. In this first retrospective, the Serie « Permanent Error » evidences the pervertion of « recycling programs ». I recommend.

« During 2009-2010 Hugo photographed the people and landscape of an expansive dump of obsolete technology in Ghana. The area, on the outskirts of a slum known as Agbogbloshie, is referred to by local inhabitants as Sodom and Gomorrah, a vivid acknowledgment of the profound inhumanity of the place. When Hugo asked the inhabitants what they called the pit where the burning takes place, they repeatedly responded: ‘For this place, we have no name’.

Their response is a reminder of the alien circumstances that are imposed on marginal communities of the world by the West’s obsession with consumption and obsolesce. This wasteland, where people and cattle live on mountains of motherboards, monitors and discarded hard drives, is far removed from the benefits accorded by the unrelenting advances of technology.

The UN Environment Program has stated that Western countries produce around 50 million tons of digital waste every year. In Europe, only 25 percent of this type of waste is collected and effectively recycled. Much of the rest is piled in containers and shipped to developing countries, supposedly to reduce the digital divide, to create jobs and help people. In reality, the inhabitants of dumps like Agbogbloshie survive largely by burning the electronic devices to extract copper and other metals out of the plastic used in their manufacture. The electronic waste contaminates rivers and lagoons with consequences that are easily imaginable. In 2008 Green Peace took samples of the burnt soil in Agbogbloshie and found high concentrations of lead, mercury, thallium, hydrogen cyanide and PVC.

Notions of time and progress are collapsed in these photographs. There are elements in the images that fast-forward us to an apocalyptic end of the world as we know it, yet the alchemy on this site and the strolling cows recall a pastoral existence that rewinds our minds to a medieval setting. The cycles of history and the lifespan of our technology are both clearly apparent in this cemetery of artifacts from the industrialised world. We are also reminded of the fragility of the information and stories that were stored in the computers which are now just black smoke and melted plastic. »

www.pieterhugo.com

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12 juillet 2012

OLIAFUR ELIASON « LITTLE SUN » AT TATE MODERN par ISABELLE

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The sun is -although we haven’t seen it for quite a while here in Paris- a tremendous source of power and sustainable energy. Olafur Eliason brings a new project about it to Tate Modern this summer. Developed over the last two years, Little Sun is a work of art that brings solar-powered light to off-grid areas of the world. It will feature a space on the third floor of the gallery, where visitors can learn about solar power, the global energy challenge, and its importance in and for life.

I personally believe we should go for sustainable energy, step by step, and give up shitty nuke power. I’m glad such a great artist brings the opportunity to open minds on this particular subject.

http://www.tate.org.uk

Photo below: « The Weather Project » with a huge light circle at Tate Modern in 2003. Love it.

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18 novembre 2010

EDWARD BURTYNSKY par ISABELLE

Paris Photo. Si vous n’avez qu’une galerie à visiter, allez directement voir Flowers. Les pièces exposées sont TOUTES sublimes, surtout ne ratez pas les images de Nadav Kander, auteur du plus beau portrait du President Obama.

Edward Burtynsky, lui, explore le lien entre industrie et nature. Les images subliment des situations parfois tragiques comme le recyclage informatique dans le tiers monde ou la pollution industrielle.

Touchée.

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SOCAR Oil Fields, Baku, Azerbaijan, 2006

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Tucson, Arizona, USA, 2006

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Oil Refineries, Oakville, Ontario, Canada, 1999

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Nickel tailings, Sudbury, Ontario 1996

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Xiamen, Fujian Province, China, 2004

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Shipbreaking, Chittagong, Bangladesh 2000

http://www.flowersgalleries.com

Du 18 au 21 novembre 2010, Carousel du Louvre, Paris.

7 septembre 2010

GREEN STREETS par ISABELLE

Street art about environmental concerns. From www.unurth.com

Blu / Ancona / Italy
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Blu / Norway / About Oil
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Fragil / Barcelona / Shoes
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Eddie / San Fransisco / Gold fish Lady
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Blu / Berlin / About Global Warming
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JR / Fame Festival / Italy
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Agotok / Santiago / Chile
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Ludo / Nature’s Revenge / Paris
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Laguna + Skount / Almagro / Spain
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Hogre / Deep Like A Water Glass / Rome
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ROA / Belgium
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Bumblebee / Mood Swings / Los Angeles
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Jetsonorama / Arizona
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Tian / Le Mans, France
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Blu / Fame Festival / Italy
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11 août 2010

ARLES / PHOTO 2010 par ISABELLE

Les Rencontres Internationales de la Photographie ont lieu tous les étés « en » Arles. Cette année est placée sous le regard d’un rhinocéros « lourd et piquant », avec beaucoup d’expositions très Rock’n Roll, et un focus sur les années Punk. (Re)voir feu le CBGB grandeur nature, Joe Strummer vibrant de réalité, vénérer l’icône Mick Jagger dans une église, shooter son propre portrait au fusil. Mmmmmh c’est bon.

Une des expositions est présentée par un photographe Arlésien, François Deladerrière. Son travail que j’aime beaucoup, axé sur le paysage, devient ici presque narratif. La série intitulée « NICE ET SAVOIE, UN REGARD CONTEMPORAIN », montre côte à côte des illustrations du début du XXème siècle et le même point de vue aujourd’hui.

C’est très beau, et la comparaison AVANT/MAINTENANT, absolument affolante : la mer de glace en peau de chagrin, ce n’est pas dans les contes de fées.

La mer de Glace
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32-1 La Mer de Glace

La mer de Glace et la Vallée de Chamonix
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La Mer de Glace et la vallée de Chamonix

Nice
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Photographies par François Deladerrière / Galerie Le Réverbère, Lyon.

Rencontres Internationnales de la Photographie / Arles / Jusqu’au 19 septembre.