Archive pour la catégorie ‘CULTURE’

11 août 2010

ARLES / PHOTO 2010 par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Les Rencontres Internationales de la Photographie ont lieu tous les étés « en » Arles. Cette année est placée sous le regard d’un rhinocéros « lourd et piquant », avec beaucoup d’expositions très Rock’n Roll, et un focus sur les années Punk. (Re)voir feu le CBGB grandeur nature, Joe Strummer vibrant de réalité, vénérer l’icône Mick Jagger dans une église, shooter son propre portrait au fusil. Mmmmmh c’est bon.

Une des expositions est présentée par un photographe Arlésien, François Deladerrière. Son travail que j’aime beaucoup, axé sur le paysage, devient ici presque narratif. La série intitulée « NICE ET SAVOIE, UN REGARD CONTEMPORAIN », montre côte à côte des illustrations du début du XXème siècle et le même point de vue aujourd’hui.

C’est très beau, et la comparaison AVANT/MAINTENANT, absolument affolante : la mer de glace en peau de chagrin, ce n’est pas dans les contes de fées.

La mer de Glace
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32-1 La Mer de Glace

La mer de Glace et la Vallée de Chamonix
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La Mer de Glace et la vallée de Chamonix

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Photographies par François Deladerrière / Galerie Le Réverbère, Lyon.

Rencontres Internationnales de la Photographie / Arles / Jusqu’au 19 septembre.

30 juillet 2010

KOYAANISQATSI par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Koyaanisqatsi est un film produit par Francis Ford Coppola en 1983. Le réalisateur Godfrey Reggio voulait une suite d’images sans aucun commentaire, comme un état des lieux du monde. Il ne souhaitait pas même un titre, mais a dû se conformer à la loi qui impose de nommer chaque film. « Qatsi », en langue indienne Hopi, veut dire littéralement « vie » tandis que « Ko-yaa-nis » signifie « tumultueux, déstabilisé, out of balance ».

La musique sublime est composée par Philip Glass. A mes yeux l’alternance de rythmes et les paysages sont tout aussi splendides qu’ils soient citadins ou sauvages.

Je l’avais vu au cinéma quand j’étais petite, il me restait en souvenir quelques rares sensations, mais très fortes.

Le film est toujours aussi beau aujourd’hui. Le monde a changé mais tient encore -PRESQUE- debout, ouf. Mais il faudrait peut-être faire attention, non ?

9 juillet 2010

KOUDLAM / EAGLES OF AFRICA par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Directed by artist Cyprien Gaillard.
Just because I like it. Strange mood. Nature. Sun. Heat…

26 mai 2010

GREEND par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Greend, c’est un jeu de mots entre green et grind. « Grinder », c’est faire frotter le truck de son skateboard sur un élément urbain. Une des bases des figures de skate, donc.

Le lien entre green et grind ? Pierre-André Sénizergues.
Le champion du monde de skateboard a fondé la marque Etnies -dont nous avons récemment fêté les 20 ans au Palais de Tokyo-. Aujourd’hui à la tête d’une multinationale basée en Californie, le big boss atypique n’a pas perdu ses valeurs (ou sont-ce ses valeurs qui l’ont amené si haut ?).

Environnementaliste convaincu, il engage aussi son entreprise dans le respect de la nature, avec entre autres le projet de la rendre neutre en émissions de CO2 en 2020. Il a souhaité partager sa philosophie de vie. À travers le cinéma, d’abord, en produisant « La 11ème Heure » film engagé de Léonardo di Caprio. Puis à travers l’art en initiant ce nouveau projet artistique mixte – photos / installation / film- de Lucas Mancione et Nanda Fernandez-Brédillard, présenté à la galerie Wanted.

LE FILM.
Une merveille qui passe en boucle. J’ai dû le voir environ 20 fois, sans m’ennuyer, et ce n’était pas grâce au champagne. Les plans alternent le bord de mer à Malibu, des morceaux nature, des séquences un peu floues de PAS -et un autre skateur- sur leur board, et surtout, des images surréalistes d’un skate, manié avec dextérité par… une paire de sneakers.

J’aime beaucoup ce mélange de la technologie et ses effets spéciaux hallucinants de précision, avec la simplicité des images et du propos. La musique -électronique, signée par la djette Chloé- vient glisser dessus, pertinente.

Malgré mes questions, je n’ai pas réussi à savoir si ce film a été compensé en émissions de CO2.
Mais récompensé, il le sera sans doute.

Galerie Wanted, 23 rue du Roi de Sicile, 75004 Paris. Jusqu’au 10 Juin. www.greend.fr

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22 mai 2010

THREE SEVEN par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Jeudi, alors que le soleil brillait, que j’allais à un rendez-vous pour une fois sans courir, j’ai pris le temps. La vitrine d’une boutique de décoration que j’aimais bien il y a quelques années a attiré mon regard, mais déception, TOUT me semblait artificiel. On sentait que la perfection était recherchée, sans succès. Ce qui a été trouvé à la place a la froideur de la résine synthétique fraîchement importée d’une usine certes lointaine, mais qui ne fait pas rêver. Tout brillait mais sonnait faux. Est-ce moi qui ai changé à ce point ?

Et puis le soir même, je me suis retrouvée presque par hasard à l’Espace Vertbois, pour la présentation d’une collection de meubles et objets avec un air de bois flottés et un look légèrement exotique.

Caroline Petit (soeur de la créatrice de Heimstone) et Jonas Mason, photographe américain, les ont sélectionnés durant un tour des Etats Unis. Ils ont écumé les brocantes et les campagnes américaines, à la recherche de pièces patinées par le temps, un peu déglinguées, avec une âme et beaucoup de charme. Parfois même ils ont eu l’impression d’avoir été interpellés, comme par cette chaise qui dépassait à peine d’un tas de feuilles mortes.
Ils ont collecté, réparé, inventé de nouveaux meubles (et même un jeu de backgamon) en collant de petits morceaux venus d’ici et là. Les coussins sont faits de vieux sacs à grains en toile de jute. Chaque objet raconte son histoire, un peu comme à un retour de voyage. Effectivement, ces pièces ont traversé l’atlantique en bateau, et leur histoire ne date pas d’hier. Le résultat est très beau, à mi chemin entre l’ambiance shabby-chic d’un garage sale dans le Vermont et le bazar d’un atelier New Yorkais.

J’ai compris alors que loin des lignes modernistes et des matériaux de synthèse, on peut trouver son bonheur.

Three-Seven / 40-44 rue du Vertbois, 75003 Paris / Jusqu’au 30 juin 2010.
Événements tous les mardis et jeudis soirs.

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21 mai 2010

DAVID LYNCH’S ORGANIC COFFEE par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

« Everyday, once a day, give yourself a present. Two cups of good, black hot coffee. Like this. »

David Lynch aime indiscutablement le café, jusqu’à en vendre sur son site www.davidlynch.com -au design très Lynchien et léché-.

Les bénéfices sont reversés à la David Lynch Foundation, pour aider les enfants en Colombie, et les cafés sélectionnés sont tous BIOLOGIQUES. « You, know, this is… excuse me… a damn fine cup of coffee. »

23 avril 2010

1.618 : LE BEAU EST L’AMI DU BIEN par CECILE DUCROT-LOCHARD

Votre vieille malle (ou encore mieux votre jeune mâle, veinarde !) a commandé une escapade compensée carbone sur Fregate Island, la plus écolos des îles des Seychelles ?

Votre piscine naturelle de Saint-Jean-Cap-Ferrat menace de tourner si vous ne lui offrez pas un abri de prestige en bois certifié ( ou comment damer le pion à vos voisins Paul Allen et Adam Clayton) ?

Vos épaules sont déjà parées d’une tunique Cangiari  et votre peau préparée aux solutions bios SheerinO’kho ?  Vos doigts de JEL griffés, or éthique tracé, s’impatientent sur le volant de votre Tesla électrique ? 

Nul doute que vous appartenez à cette néo-tribu de riches dont la carte d’identité et les aspirations ont changé, éco-conscients et humainement soucieux, décryptés par les sociologues … et Monaco-Matin de ce jour !  

Si vous aspirez à gonfler les rangs de ces happy-bio-few, si vous êtes esthète ou simple curieux, courrez vous bercer de luxe et volupté décomplexée au Palais de Tokyo du 6 au 10 mai ; 1.618 Sustainable Luxury Fair y dévoilera sa nouvelle sélection.Image1

1.618 est définitivement le chiffre avec lequel il faut compter dans l’univers du luxe. A la fois salon commercial et exposition arty pointue, soutenu par le Ministère de la Culture et le WWF, l’événement propose pour la seconde année consécutive, le must des innovations alliant art, créativité et développement durable au service d’un nouveau luxe.

Barbara Coignet a fondé 1.618 en 2009, avec l’intention d’en faire une vitrine mais aussi un véritable think-tank d’un luxe engagé qu’elle aime « éthique, esthétique et immatériel ». Jeunes marques aux initiatives audacieuses mais à l’ADN forcément bio, ou maisons plus anciennes valorisant leur savoir faire et la qualité de leurs produits, avec toutes ce tempérament fonceur et précurseur a su nouer des liens durables et privilégiés, bien déterminé à faire raisonner l’exceptionnel et le naturel hors les murs du palais.

Parmi les exposants adoubés par le comité d’experts en DD, on aura plaisir à retrouver les créations de Valentine Gauthier , JEL et Fritsch mais aussi à découvrir Parsua, Edenismes, Valcucine, ST Dupont, et bien d’autres….

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L’exposition artistique proposera quant à elle dix artistes de la jeune scène, les plus soucieux d’écologie et de durabilité, sous la houlette de Lauranne Germond, la plus jolie des commissaires d’expo, par ailleurs figure de Coal, association pour la promotion de l’Art engagé que l’on ne présente plus.

Dans le souci constant d’informer et sensibiliser, quelques nouveautés sont programmées cette année. Un cycle de conférences BtoB accessibles sur réservation, et la création de deux prix : celui du public et le couronnement des pros avec le HEC&1.618 Sustainable Luxury Award.

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CONSEILS SMILE&SAVE

- Pour les « saint-thomas » du luxe écolo : participez au prix du public ! Chaque visiteur devient acteur, élit le plus désirable des produits présentés et a la chance de gagner une expérience unique de luxe écolo (package « Luxe Responsable » nuité, soins et restauration bio au Fouquet’s Barrière, 1 an de conciergerie John Paul…)

- Pour les  « green business » assidus :  les 6 et 7 mai, un programme de conférences luxe et DD réservés aux pros, dense et formateur. Il reste quelques places, contactez vite julie en direct au 01 42 86 00 01 ou par mail julie@1618-paris.com

- Pour les privilégiés : un service de Conciergerie assuré par John Paul sera présent sur toute la durée du salon pour des visites privées et commentées.

- Pour les érudits : le nom énigmatique 1.618 = Phi = nombre d’or. C’est la résultante d’un calcul mathématique qui définit la proportion divine issue de la nature au service de l’esthétisme.

- Et pour tous les lecteurs de smile&save :  une visite personnelle du salon>  demandez Cécile, ultra-renseignée, ultra-présente car ultra motivée par un programme chargé… de sens :-)

 

INFOS PRATIQUES

 www. 1618-paris.com

Du jeudi 6 au lundi 10 mai 2010 au PALAIS DE TOKYO
13, avenue du président Wilson 75116 Paris
Tarifs entrées : 18 € (dont 10% reversés au WWF)
Tarifs réduits : 13 €
Gratuit pour les – de 12 ans

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15 mars 2010

SMILE+PARTY=SAVE THE PLANET at THE BLITZ ! par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Vous aimez jouer ? Vous aimez gagner ? Vous aimez danser ?
Vous aimez voyager et ça plombe votre bilan carbone ? Vous aimez les arbres, les petites fleurs et la nature ? Vous aimez tout simplement la Tequila, et les magnifiques cocktails Blitz ?
Venez sauver la planète avec nous le 23 mars !

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20h/22h : BINGO ! Animé par l’incroyable ERICKA KELLER

OPEN BAR BLITZ TEQUILA – Desserts 100% bio par COCOCOOK

Carte de Bingo 20 € = 20 arbres plantés !
avec l’association Planète Urgence. www.planete-urgence.org
Réservation impérative des cartes : smileandsave@me.com

Les heureux gagnants repartiront avec des présents green et précieux :
DOUX ME, LES JEANS NU, MISERICORDIA, ABSOLUTION, SORT OF COAL, présentés dans les sacs BAROCKINES.

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22h/02h : MUSIC !
avec
///CHERRY BIBI
///JANE L’INCANDESCENTE : www.myspace.com/janenan
///POLOCORP : www.myspace.com/polocorp

Un cocktail BLITZ = 1 arbre planté !

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20h/0h : PERFORMANCE
WAITING FOR THE PEAK OIL #1

par Nils Thornander & Mildred Simantov, production THE NICE INSTITUTION

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www.theniceinstitution.com/

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Guest list : smileandsave@me.com

Comme and join us ! Be happy, be green !

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le 23 mars 2010 de 20h à 02h

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40, av. Pierre 1er de Serbie
75008 Paris.

Facebook Event

8 mars 2010

A LITTLE PEE par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Do not forget to save water ! And paper !


Vitalic – Second Lives (from the album Flashmob)

Via graphism.fr

23 février 2010

SIGN OUT / SOLD OUT par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

I love advertising, I find it fun and creative, when it’s well done. But it is usually perceived as a symbol of over-consumption. What if billboards on the highway had nothing to wear ?

Artist Joseph Schulz has taken pictures across the USA, digitally retouched them, and entitled the work « SIGN OUT ».

Then, are naked billboards the symbol of slowlife ? I don’t know, but the images look awesome. Less is more !

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www.josefschulz.de

14 février 2010

HAPPY CHINESE NEW YEAR par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Aujourd’hui la Chine compte 24 automobiles pour 1000 habitants, contre 598 en France, et 813 aux USA.

Les Etats Unis, pour une population 5 fois moins importante que la Chine, consomment plus de 20 millions de barils de pétrole par jour, contre 6 millions en Chine. Hugo Chavez le mentionne dans le fameux discours dans lequel il cite « Si le climat était une banque, il aurait déjà été sauvé ».

Les chinois représentent 22% de la population mondiale. Seulement  7% des terres agricoles mondiales sont en Chine.

La Chine produit 56% des chaussures dans le monde, 54% des lecteurs de DVD, 28% des téléphones cellulaires, 50% des appareils photos, 30% des téléviseurs, 75% des montres et horloges, 46% des porcs et 65% des canards.

Ces produits sont exportés mais la pollution liée à leur production, elle, reste dans l’Empire du Milieu.

La ville écologique la plus vaste du monde verra bientôt le jour sur une île au Nord de Shanghai : elle se nomme Dongtan : 东滩. Plusieurs projets similaires sont en cours.

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Une nouvelle loi oblige les constructions à être 50 % moins énergivores que celles de 1980. La Pearl River Tower à Canton est une parfaite illustration de ces nouveaux buildings. Elle n’a rien d’exceptionnel à première vue, mais le cabinet d’architectes qui l’a conçue la vante comme le « building le plus écologique du monde » ! http://www.som.com

A Canton, une somme d’environ 5 milliards RMB (540 millions d’Euros) est investie pour mettre en œuvre une intensive campagne de dépollution des rivières. Des résultats significatifs sont attendus d’ici les Jeux asiatiques de 2010.

La tâche est certes monumentale, mais la Chine, au moins en apparence, a pris conscience que son développement ne pourra se faire qu’en harmonie avec l’environnement. C’est peut-être l’Empire du Milieu qui va sauver la planète. Peut-être… Anyway, Happy new Year !

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photo © Christophe Boulze @plainpicture

8 février 2010

KIDS IN THE CLIM CITY par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Mes enfants en ont parfois assez de manger bio. C’est moins funky que le fast food. Quoi que, un petit burger green fait maison avec amour, ils en redemandent…

Jouer en ligne leur plait plus encore. On pourrait croire que ce n’est pas écolo puisque ça consomme évidemment de l’énergie. Mais il faut bien vivre !  Surtout, il existe un jeu « trop top » qui permet de se sensibiliser à l’écologie. Mieux vaut commencer tôt.

CLIM CITY est une petite ville dont on devient le gestionnaire. Le but du jeu est de réduire les émissions de gaz à effet de serre, en cliquant sur les différentes activités du paysage. On lit les explications (presque trop complètes, un peu plus ludiques ce ne serait pas du luxe) et hop, on choisit son action. On passe de la ville à la campagne, de la mer à la montagne, on apprend énormément.

Après ça, les kids comprennent mieux pourquoi il faut éteindre la lumière de la salle de bains.

http://climcity.cap-sciences.net/climcity.php

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21 décembre 2009

AVATAR par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Deux charmants jeunes garçons insistent pour que nous allions voir le dernier film de James Cameron. Terminator, Abyss, Aliens 2, Titanic, ce n’est pas le genre que j’affectionne particulièrement, mais comme je ne saurais résister à cette demande sous peine d’éternelle culpabilité maternelle, nous fonçons à la prochaine séance d’AVATAR. Enfin, à la suivante, car celle-ci est déjà complète depuis belle lurette.
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Le film est une révélation. Bien sûr, c’est du lourd, de l’énorme production américaine, avec le traditionnel bipolarisme opposant les gentils beaux et intelligents, et les méchants laids et idiots. Sauf que maintenant, les gentils sont ceux qui défendent la planète !
Ce n’est pas de la terre dont il s’agit, mais de Pandora (choix de nom judicieux pour un film catastrophe). La planète bleue étant déjà foutue, il ne reste plus qu’à s’attaquer aux réserves naturelles de ce nouveau monde peuplé de natifs tout bleus. On emploie pour cela les grands moyens, à coup de téléportations, de machines à gros bras boulonnés et d’artillerie ultra futuriste. Classique.
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Avatar retrouve les codes chers au genre, avec cependant une « morale » fondamentalement différente. Ce film est une preuve que nous sommes entrés dans une nouvelle ère. En 1986, Aliens montrait des êtres humains se livrant à une lutte sans merci pour leur survie, contre une créature hideuse et cruelle. Si je veux être un peu simpliste, on n’était pas très loin de l’homme préhistorique condamné à se défendre contre une NATURE hostile peuplée de féroces prédateurs.

Avatar la conçoit aimante, mystérieuse, intelligente, puissante, généreuse, et… alliée. Même Sigourney a changé de camp ! Elle se bat maintenant aux côtés des extra-terrestres pour protéger ce bien précieux qu’est l’interaction complexe entre toutes les formes de vie, dont l’équilibre est menacé.

On retrouve des symboles évidents de l’Histoire des États Unis, de la guerre du Vietnam et ses « Vets », à la conquête de l’Ouest et le massacre des populations indigènes. Les « Natives » de Pandora ressemblent férocement aux « Native Americans » (ou Indiens d’Amérique) lorsqu’ils revêtent leurs parures de guerriers.

Enfin, l’image de synthèse, c’est tellement d.d. ! Imaginez le nombre de décors qu’il aurait fallu créer, matériellement, pour obtenir un résultat bien médiocre. Les paysages, les personnages, les animaux « sauvages » et même les costumes, sont absolument bluffants de réalisme et de magnificence. Vive la dématérialisation !

Avatar parle symboliquement d’écologie et de respect de la nature, c’est nouveau, c’est beau, ça fait du bien, allez-y.
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14 décembre 2009

THE INVISIBLE END par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

La fratrie, duo composé de Karim et Luc Berchiche, s’expose en ce moment à la Galerie Nuke. À travers leurs sculptures étonnantes de précision, les deux frères proposent une véritable réflexion sur la brièveté et la fragilité de la vie.

Chaque sculpture représente un « rocher-île », en référence à un univers enfantin et onirique. Ces morceaux de planisphères-bonzaï semblent des iceberg à la dérive, des îles flottant dans le vide cosmique, ou une multitude de microcosmes dispersés, en voie d’extinction.

Leur échelle nous fait prendre conscience de la toute puissance de la main de l’homme sur la nature, de son impact positif comme négatif, en tout cas surdimensionné.

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La Fratrie / THE INVISIBLE END

Exposition du 12 décembre au 20 février 2010 / Galerie Nuke, 11 rue St Anastase / Paris 3ème

www.galerienuke.fr

30 novembre 2009

LE BON, LA BRUTE ET LES POIREAUX par VINCENT BOUCHERON

Il y a eu un 2012 avant 2012. Enfin je veux dire 2012 c’était déjà la fin du monde en 1975.

The Ultimate Warrior (New York ne répond plus en VF) – qui ressort en dvd ces jours-ci – est le prototype même du « post nuke » bien vénère qui comme la plupart des films du genre fantasme un apocalypse écologique (dans ce type de film, on a l’habitude de dire « par la vanité des hommes »).

ultimate Warrior

Pour vous résumer l’histoire super brièvement : 2012 donc, la terre est dévastée, ne survivent que quelques poignées d’humains quasiment retournés à l’état sauvage dans un New York exsangue et en ruines (à noter tout de même que dans le film, les Twin Towers sont toujours bien plantées au sud de Manhattan). Parmi eux « Le Baron » (campé par le bergmanien Max Von Sydow qui commence alors une belle carrière dans le bis) conduit une petite communauté pacifiste (comprendre : qui ne tue qu’en cas de légitime défense) et O MIRACLE !!! a réussi à faire pousser des légumes. Oui des légumes. Et comme c’est le dawa incommensurable, autant vous dire que ses tomates c’est le trésor du siècle que toutes les hordes de barbares convoitent… La communauté est donc assiégée par des chevelus agiles de la gâchette, c’est Fort Alamo version Nicolas Le Jardinier. Seule échappatoire : engager un mercenaire. Et là, trait de génie de Von Sydow, il se paie les services de Carson. Et comme Carson est incarné par Yul Brynner, autant vous dire que les radis vont rapidement pouvoir pousser tranquilluche….

The Ultimate Warrior 4

Certes, C’est un peu Mad Max avant la lettre. Certes le film a pris un sacré coup de vieux (plus que Soylent Green), mais les rues de New York affichent toujours la même photogénie apocalyptique, les acteurs n’en font pas des caisses et le film excelle dans l’action et la violence (faut dire quand même que c’est mis en scène par le réalisateur d’Opération Dragon, Robert Clouse).

Là où on salue l’éditeur, c’est que l’un des bonus est confié à Alain Barraton, le Jardinier du Château de Versailles. Cette touche « green » surprend au début, avant de se révéler terriblement d’actualité…

« The Ultimate Warrior – New York ne répond plus » sorti chez Aquarelle.