Archive pour la catégorie ‘ETHIQUE’

11 mai 2010

ESPECE DE BIO GOSSES ! par CECILE DUCROT-LOCHARD

Certains sont tombés dans la marmite écolo quand ils étaient petits, heureux rejetons (ou pas) de happy soixante-huitards. D’autres se découvrent une âme certifiée et un engagement sans faille à la naissance de leur génération future.

Petits pots labellisés, layette bio, puériculture en guerre contre les bysphénols, jeux d’éveil éco-conçus… Les jeunes parents deviennent plus incollables que le premier des militants à banderolles !

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Si le net regorge de références équitables et écolos pour la maman et son bébé, chez Smile on aime et on croit en un développement durable de proximité ; et on plébiscite la très jolie et nouvelle boutique « Les Bio Gosses » qui a posé ses valises plein de beaux produits dans le quartier de Notre Dame de Lorette à Paris.

Côté conseils avisés, on aime aussi l’enthousiasme et la sincérité des fondateurs Zoher et Houria, le frère et la sœur, qui ont été élevés dans une famille de 10 enfants.

Le design de cet espace chaleureux et ludique a été confié au studio franco- anglais Artworklove et le résultat est très réussi ; les mamans apprécieront tout particulièrement le corner détente, son chauffe-biberons et ses coussins moelleux.

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On en viendrait presque à regretter que la sélection s’arrête au 12 ans ou de ne plus avoir à déposer de liste de naissance !

Allez-y de notre part (même le dimanche), pour vos graines d’écolos, rien n’est trop bio !

Boutique Les Bio Gosses
4 rue Notre-Dame de Lorette
75009 Paris

Horaires :
- du mardi au  samedi de 10h à 19h30
- le dimanche de 10h à 14h30/ fermeture le lundi // T : +33(0) 1 48 78 09 91 

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26 avril 2010

CHOC, REVELATION… OU EVIDENCE? par CELINA

Ca y est, je suis enfin allée voir le dernier film de Coline Serreau, « Solutions locales pour un désordre global » (http://www.solutionslocales-lefilm.com/). « Les films d’alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. » nous dit Coline Serreau.

Trois années ont été nécessaires pour interviewer des acteurs du monde entier : Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon, des paysans du Mouvement Sans Terre au Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets, ex-dirigeant d’un kolkhoze en Ukraine… ils résistent à tout ce que la « Révolution (dite) Verte » à entraîné, car ils aiment leur terre, car ils ont compris que c’est en la protégeant que l’Homme pourra continuer à vivre de ce qu’elle lui apporte.

Cette révolution est apparue après la seconde guerre mondiale. L’objectif était de reconstruire, de nourrir. Alors l’agriculture est devenue beaucoup plus intensive. La course à la productivité a été depuis la meilleure raison trouvée pour augmenter le nombre de traitements, « améliorer » les semences, et multiplier les machines utilisées. Ce fut effectivement une révolution dans la pratique, mais le terme de « verte » est ambigu. Ce mot aujourd’hui associé au respect de l’environnement a en fait nommé exactement l’inverse : le résultat est assez accablant au niveau mondial : des terres qui ne produisent que parce qu’elles sont boostées en engrais, qui sont imprégnées de produits chimiques, et donc considérées comme mortes, car peu de vie y demeure encore…

On découvre des pratiques agriculturales qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne. Paradoxalement, on pense que ce sont de nouveaux systèmes de production agricole, mais il s’agit le plus souvent de l’équilibre trouvé entre l’Homme et la Terre, de bon sens, et de bonnes habitudes héritées de nos grand-mères. De nos grand-mères… car si les hommes ont pris en main la « Révolution (dite) Verte » de l’agriculture et de l’élevage, ce sont bien les femmes qui ont souvent été les innovatrices et les garantes de l’héritage cultural. Et ce sont des hommes qui le disent (aussi)! Tout le monde s’accorde d’ailleurs à dire que la terre est bien un élément féminin.

De nombreuses informations qu’il faut connaître pour mieux comprendre notre monde actuel, des actions que nous pouvons faire à tous les niveaux (voir le site du film), des solutions pour panser les plaies d’une terre trop longtemps maltraitée : c’est tout cela que l’on retrouve dans « Solutions locales pour un désordre global ». Et puis une très belle fin sur laquelle se clôt le documentaire : les sourires de tous les participants. Smile ! and save the planet…

25 mars 2010

PARTY, & PLANT A FOREST ! par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Très drôle, ce BINGO animé par une Ericka Keller en grande forme.

La recette du jeu sera entièrement reversée à Planète Urgence qui plantera de notre part rien moins que 460 arbres dans une mangrove en Indonésie !

Ravies de leurs présents, les chanceuses gagnantes ont découvert les Jeans NU, les cosmétiques DOUX ME, le charbon SORT OF COAL, les crèmes ABSOLUTION, les tee-shirts MISERICORDIA, le tout emballé dans les très à propos sacs BAROCKINES.

Puis le photogénique « ecologist bowl » (à suivre), les cakes bio de chez CocoCook trop bons, les cocktails BLITZ délicieux, les oreilles emplies des goodvibes de Cherry Bibi, Polocorp et Jane… quel joyeux mélange.

Green rocks !

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Photos par Thibaut

14 février 2010

HAPPY CHINESE NEW YEAR par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Aujourd’hui la Chine compte 24 automobiles pour 1000 habitants, contre 598 en France, et 813 aux USA.

Les Etats Unis, pour une population 5 fois moins importante que la Chine, consomment plus de 20 millions de barils de pétrole par jour, contre 6 millions en Chine. Hugo Chavez le mentionne dans le fameux discours dans lequel il cite « Si le climat était une banque, il aurait déjà été sauvé ».

Les chinois représentent 22% de la population mondiale. Seulement  7% des terres agricoles mondiales sont en Chine.

La Chine produit 56% des chaussures dans le monde, 54% des lecteurs de DVD, 28% des téléphones cellulaires, 50% des appareils photos, 30% des téléviseurs, 75% des montres et horloges, 46% des porcs et 65% des canards.

Ces produits sont exportés mais la pollution liée à leur production, elle, reste dans l’Empire du Milieu.

La ville écologique la plus vaste du monde verra bientôt le jour sur une île au Nord de Shanghai : elle se nomme Dongtan : 东滩. Plusieurs projets similaires sont en cours.

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Une nouvelle loi oblige les constructions à être 50 % moins énergivores que celles de 1980. La Pearl River Tower à Canton est une parfaite illustration de ces nouveaux buildings. Elle n’a rien d’exceptionnel à première vue, mais le cabinet d’architectes qui l’a conçue la vante comme le « building le plus écologique du monde » ! http://www.som.com

A Canton, une somme d’environ 5 milliards RMB (540 millions d’Euros) est investie pour mettre en œuvre une intensive campagne de dépollution des rivières. Des résultats significatifs sont attendus d’ici les Jeux asiatiques de 2010.

La tâche est certes monumentale, mais la Chine, au moins en apparence, a pris conscience que son développement ne pourra se faire qu’en harmonie avec l’environnement. C’est peut-être l’Empire du Milieu qui va sauver la planète. Peut-être… Anyway, Happy new Year !

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photo © Christophe Boulze @plainpicture

24 janvier 2010

UNE PETITE FLEUR ET C’EST LA RÉVOLUTION par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Je vous ai parlé des abeilles qui disparaissent massivement. Si vous avez aimé la leçon de zoologie, voici maintenant une petite leçon de botanique.

L’amarante est une plante originaire d’Amérique du Sud que les Incas consommaient comme une céréale, avant l’arrivée des conquistadores espagnols. Ses caractéristiques sont pour le moins originales : des qualités nutritionnelles étonnantes avec du fer, des acides aminés, de la vitamine A et C, des minéraux, une teneur en protéines plus élevée que celle du soja, une grande résistance, et un humour dévastateur… une vraie justicière des champs cultivés.

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Contre quoi s’est-elle liguée, cette petite amarante ? Contre les Organismes Génétiquement Modifiés. La firme Monsanto fait d’une pierre deux coups en commercialisant des céréales OGM résistantes aux herbicides, ainsi que les herbicides eux-mêmes. Excellente stratégie commerciale. Ces produits sont cependant très controversés : prononcez  « OGM » ou même le nom « Round’Up », la fameuse marque de désherbant, et vous ne ferez pas frémir que les puristes bio.

Un petit grain de sable est venu coincer les rouages de la puissante firme… En 2004, dans l’état de Géorgie, l’amarante, considérée comme une mauvaise herbe, est devenue aussi résistante au Round’Up que les plants OGM. On suppose que le gêne modifié des céréales s’est propagé par pollinisation : l’amarante a tout simplement adopté le gêne, devenant hybride. Une autre possibilité serait que l’amarante, très darwinienne, a évolué par sélection naturelle. Toujours est-il que cet avantage considérable lui a permis de se développer très rapidement, y compris dans les champs cultivés, jusqu’à les rendre impropres à la récolte. Une immense partie des cultures de coton et de soja a dû être abandonnée. La « superweed », comme elle a été surnommée, s’est propagée rapidement aux états de Caroline du Sud et du Nord, de l’Arkansas, du Tenessee, du Kentucky et du Missouri.

La culture massive utilisant chimie et génétique se trouve réellement menacée. L’amarante est plus forte qu’une armée de militants verts sur les dents !

Curieuse comme une jeune épousée, je me suis ruée chez Lémo pour acheter les graines de l’irréductible plante. Je les ai cuisinées à la manière du popcorn. De minuscules grains soufflés (BIO évidemment) qu’on peut utiliser comme assaisonnement. Très bon ce petit goût de revanche sur le soja transgénique, je sens même que je vais rapidement devenir accro !

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29 décembre 2009

POST XMAS VERSUS XMAS POST par CECILE DUCROT-LOCHARD

Trop tard pour un plan spécial cadeaux green et décomplexés ? Ben non  !

Trois excellentes excuses pour continuer à faire plaisir et se faire plaisir, quelques bons plans et une astuce bonne conscience.

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- Vous en avez reçu combien cette année des cadeaux idiots ? Visiblement pas mal si l’on en croit l’étude française de TNS réalisée pour eBay. Plus de quatre internautes sur dix ont l’intention de céder en ligne leurs cadeaux non souhaités, soit 20% de plus qu’en 2008. Et c’est déjà parti, les compteurs explosent !!! Le recyclage et le tri c’est aussi ça…. Et comme par magie, cela fait une proportion très acceptable de la population qui sait enfin séparer le bon grain de l’ivraie.

- Gâter toute l’année c’est bon pour la santé. C’est un article du Monde du 27 décembre dernier qui le dit, d’après les conclusions d’une étude du très sérieux Science : la gentillesse et son expression la plus concrète, la générosité, ont plus que jamais le vent en poupe. Ceux qui donnent à leurs amis ou aux associations seraient plus heureux, à revenu égal, que ceux qui gardent tout pour leur pomme. Une bonne résolution pour 2010 !

- Les cadeaux écolos ne se résument plus aux jouets Vilac pour les enfants et aux CD de cris d’oiseaux qui endorment votre père et font flipper votre mère. Preuves à l’appui !

Pour le geek sympa : la première souris vraiment verte, sans fil et sans pile

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Pour ceux que le bug de l’Eurostar a effrayés : le best-of de la gastronomie anglaise (si si ça existe) labellisée fair-trade.

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Pour un globe trotter écolo : un sac de voyage Bilum, le dernier né des modèles de  la marque sympa qui n’utilise que des bâches publicitaires et ceintures de sécurité recyclées

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Pour votre frère qui se la pète : un chapeau en vieilles bandes de cassettes audio, même pas moche !

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Pour ceux qui ont encore un PEA: le canapé « car-crash », une belle pièce fabriquée en carrosserie de voiture dans la médina de Dakar.

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Tous les articles sont à retrouver chez marcel : http://www.marcelgreen.com

Et enfin, vous pouvez aussi faire un cadeau  à votre sapin !

Si vous êtes parisien, vous avez jusqu’au 24 janvier 2010 pour déposer votre arbre tout sec dans l’un des 96 points de collecte mis à disposition par la municipalité et lui offrir  une seconde vie. Il est pas mieux transformé en paillage pour les massifs de fleurs qu’endeuillant les trottoirs de la capitale ?

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Pour connaître l’ensemble des points de collecte et exploser les records des années passées (15 000 sapins recyclés en 2007, près de 25 000 en 2008) rendez-vous sur le site de la mairie de Paris, rubrique « Offrez une deuxième vie à votre sapin ».

http://www.paris.fr

24 novembre 2009

DOUX CLIMAT par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

TROP doux climat…

Le sommet de Copenhague, qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009, conviera les dirigeants du monde entier à se pencher sur l’avenir de notre atmosphère. Il aboutira à un accord qui remplacera le protocole de Kyoto.

Ce blog n’a pas de vocation militante, mais l’événement est suffisamment important pour figurer ici. Je suis intimement convaincue qu’il y a péril en la planète, mais même entourée de la fabuleuse équipe Smile, j’ai bien conscience que nous ne sommes qu’une petite crotte de nez perdue dans l’océan.

Il faut parfois savoir se rassembler, voici donc une invitation à visiter le site www.copenhague-2009.com. Vous pourrez signer facilement la pétition, si votre conviction vous y encourage.

Chiche.

Le message de Mélanie Laurent, Marion Cotillard, Guillaume Canet… est assez persuasif.

www.copenhague-2009.com

29 octobre 2009

PROJET NUMÉRO 2 par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Le paradoxe Veja. Entreprise presque totalitaire, assurément jusqu’au boutiste !

Des matériaux et des traitements 100% bio. Chaque étape, de la fabrication au transport, est assurée de façon à impacter le moins possible la nature et l’homme. Un respect très strict du droit et de la dignité des travailleurs. Pas de publicité.
Une définition austère, des critères sévères, pour des produits sérieusement réjouissants !

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Après les baskets responsables, durables, désirables, rentables, vient la suite :

projet numéro 2 ne se porte plus aux pieds, mais au bras !

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Les nouveaux sacs répondent évidemment aux critères bio/écolo/beauuuuuuu.

Sneakers Veja SPMA Blue en cuir écologique et caoutchouc sauvage d’Amazonie/150€
Sac modèle Acacia – Castanho
http://www.veja-store.com/

25 octobre 2009

LE MOULIN VERT par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Fin octobre, c’est l’époque ! L’art contemporain est décidément au coeur de l’actualité.

La Galleria Continua organise, en même temps que la FIAC, une rencontre pique-nique pour l’ouverture de la session « Sphères 2009  » qui rassemble la sélection d’artistes de 7 galeries internationales dont Kamel Mennour, Air de Paris, et bien sûr la Galleria Continua.

Petit Flash Back : La Galleria est née en 1990 à San Gimignano, en Italie, à l’initiative de trois amis : Mario Cristiani, Lorenzo Fiaschi, Maurizio Rigillo.
Installée dans une ancienne salle de cinéma, la Galleria s’est implantée là où personne ne l’attendait, loin des grandes villes, dans un lieu chargé d’histoire.
« Continua » désigne ce désir de continuité entre les époques, ce voeu d’écrire une histoire présente sensible de la création actuelle qui nourrit le lien entre hier et demain, les individus et les géographies diverses et inaccoutumées.
Après San Gimignano, Pékin ! La Galleria Continua – Beijing s’installe dans une ancienne usine d’armement. Toujours polarisée sur le dialogue et la proximité avec le public, elle est un pont entre orient et occident avec des artistes chinois comme Chen Zen, un ami de l’équipe, et Lucy + Jorge Orta, Anish Kapoor (peut-être mon artiste préféré) qui seront exposés en Chine pour la première fois.
Le Moulin est la dernière née. Installée à une heure de Paris dans une ancienne imprimerie, au bord de la rivière Morin, la galerie, comme les autres lieux, garde les traces de son utilisation antérieure.
Les oeuvres présentées n’en sont que plus fortes, et ne se sentent surtout pas à l’étroit dans de tels espaces.

« Sphères 2009  » est un très bon cru.
J’ai été très touchée par les oeuvres de Sun Yuan & Peng Yu, un binôme d’artistes chinois,

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ainsi que de Camille Henrot, Carsten Höller et ses oiseaux gravés d’or, et Sudarshan Shetty dont j’avais découvert la télévision ensanglantée à la Frieze artfair.

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Une exposition d’autant plus réjouissante que l’annonce a été faite d’un tout nouveau projet. Le Moulin s’agrandira bientôt d’un nouveau centre. Deux cent mètres plus haut, toujours au bord du Morin, existe une friche industrielle encore plus vaste, composée de bâtiments tous plus prometteurs les uns que les autres.
Il s’agit d’un projet de rénovation très ambitieux, avec non seulement une ouverture vers l’art sous toutes ses formes (vidéothèque, médiathèque, auditorium, espace pour les galeries, résidence d’artistes) mais aussi un programme d’éducation (école de musique, bibliothèque) et une volonté de se tourner vers l’environnement avec un parc public paysager, un restaurant gastronomique bio avec terrasse, et un centre d’études art-environnement.

La rivière, très polluée avant l’arrivée de la galerie, retrouve peu à peu de sa clarté. Et ce n’est que le début !

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L’art contemporain est un formidable moteur pour la société.
Plus que les acteurs de la finance, de la mode, de la politique, les artistes sont des visionnaires qui réinventent la société avec des milliers d’années lumière d’avance.
Nous autres communs des mortels sommes des suiveurs.
Le fait que des galeries privées, des associations et des organisations comme le projet COAL plusieurs fois cité, déjà, dans ce blog, déploient des projets autour de l’environnement n’est pas anodin, et nous laisse présager que le futur en vert s’annonce plus rose que prévu.

Du 24 octobre 2009 au 30 mai 2010.
www.galleriacontinua.com

22 octobre 2009

BONNET DE GRAND-MÈRE par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Golden Hood propose des bonnets et des snoods loiiiiiin d’être fabriqués dans des ateliers précaires du Vietnam, puisqu’ils sont tricotés… tout près de chez vous. Par des grands-mères. Une bande de Mamies bien françaises, auto-entrepreneuses qui (re) commencent une carrière avec un savoir-faire vintage acquis dans leur enfance.

Sur le site www.goldenhook.fr, il suffit de cliquer sur la forme puis les matières et les couleurs de son choix. Les possibilités étant presque infinies, on est sûr de ne pas avoir la même tête que son voisin. Le design est super beau, les matières nobles, et le petit détail qui tue c’est la signature de la marque, un brin de laine dorée sur le bord.

Quinze jours plus tard le bonnet arrive, tout est réalisé sur mesure. Unique. Et même signé !
La petite étiquette intérieure mentionne le nom de la Mamie qui l’a confectionné avec amour, et celui de son destinataire. C’est MON bonnet.

Proximité, lien social, création de richesses et d’emploi, simplicité, économies de transports. Golden Hook est une entreprise éthique.
Belle idée !

bonnet golden hook et grand mère