Archive pour la catégorie ‘ETHIQUE’

17 février 2011

YOU DON’T HAVE TO BE A SUPER HERO TO SAVE THE PLANET par thibaut

11 janvier 2011

IS IT A CRIME TO WEAR FUR ? par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Cet hiver, à vue d’oeil, environ 50% des parisiens portent de la fourrure. Du total look furry animal au mini col de parka, ça commence à faire un certain volume de poils au mètre carré.

La fourrure et le cuir, matières NATURELLES que j’adore, sont issus de l’élevage, curieusement absent du protocole de Kyoto alors qu’il représente 18% des émissions de gaz à effet de serre… Le cuir provient essentiellement d’animaux qui ont été mangés par leurs prédateurs (= nous). On peut considérer qu’il sera jeté si non utilisé. La fourrure, elle, provient presque uniquement d’animaux qui ne seront pas mangés (je me demande ce qu’on fait de leurs carcasses, tiens… beurk).

Certaines marques comme Stella Mc Cartney s’opposent à toute utilisation de matières animales, tout en prônant le végétarisme. D’accord, mais porter des chaussures en plastique à 450€, c’est un peu comme si Pierre Gagnaire vous servait du chewing gum, non ? Et pas forcément justifiable écologiquement : matières synthétiques = pétrole, remember ?

Et puis la fausse fourrure, excusez-moi, mais c’est vraiment trop moche. Pour ma part j’ai fait le choix de porter de la vraie, en version vintage. Non coupable ! J’ai eu la chance de tomber sur des pièces très belles et parfaitement conservées (et qui ne puent pas, je tiens à signaler) (oui, c’est très sexy la fourrure, mais ça fait quand même bizarre de se dire qu’on porte la peau d’un animal qui est mort il y a longtemps). J’ai parfois un peu peur de tomber sur des extrémistes qui pourraient m’assassiner au nom de la défense des animaux, mais je crois que je pourrai leur fournir à temps un argumentaire convaincant.

Car si je fais partie des cruels carnivores, c’est en quantité mini : le régime hamburger/steak tartare matin-midi-soir, ce n’est pas pour moi. Et comme pour la viande, le rapport plaisir/impact me semble suffisant avec la fourrure vintage.

Sur la photo, c’est du loup. Ou du renard, peut-être ? En tout cas c’est chaud et doux, mmmm.

Sinon, avec de la fourrure de chien, on peut faire ça. C’est sûr, ça donne envie de devenir végétarien pendant au moins 3 ans.

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11 octobre 2010

JUNK GRAPHICS / FASHION / INDUSTRY par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

L’ex nouveau logo de The GAP était-il une plaisanterie, ou la preuve que la mode est définitivement un produit industriel ?

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Où sont passés le glamour, le savoir-faire, l’unique, le beau, le rêve, le plaisir ?

La mode, -TOUT sauf futile-, est un vecteur essentiel pour comprendre une société. On peut constater que nos amis de GAP ont voulu associer ouvertement mauvais design -et là ce n’est plus une affaire de goût, que celui ou celle qui aime ce logo se dénonce- et junk fashion. Ce logo illustrait à merveille les processus de fabrication rapides, efficaces… et polluants.

Devant le flots de commentaires négatifs, changement d’avis : « Gap Listens to customers and will keep classic blue box logo ». Quand je dis qu’en tant que consommateur on a un pouvoir énorme…

On l’a échappée belle pour le logo, mais le jour où les grandes chaînes changeront leurs pratiques de production, les poules ne pourront plus avaler leur salive.

Visiblement le secteur du graphisme n’est pas très en forme aux Etats Unis, avec pour démonstration cette vidéo du designer Aaron Draplin intitulée « America Is F*cked……. (Graphically at least) ». J’aime bien (évidemment) quand il dit « how can you just pollute America », et je pense que la production graphique de masse illustre parfaitement l’état de l’industrie, aux USA et PARTOUT AILLEURS : almost F*cked…

Dans le meilleur des mondes, tout serait beau, gentil, propre et sans danger. On peut rêver, et on peut aussi éventuellement, tout en restant réaliste et sans retourner en 1060, avoir envie d’associer BEAU et ETHIQUE. Visiblement, pour le beau -au minimum le pas trop moche-, il y a une lueur d’espoir. Mais pour l’éthique, y’a du boulot. Réveillez-vous, bordel !


8 octobre 2010

THE YOUNG GIRL AND THE SEA par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

She could be the heroin of a Hemingway novel. Beautiful Barbara Veiga has actually been a nature defender since her childhood in Brazil. She now travels all around the world to take pictures of eco activists like those on board of the Sea Shepherd. She’s quite an adventurer, facing risky situations, while approaching huge mammals in antarctic or taking part to the fights against Whalers. Thrilling.

But when she speaks about these expeditions the light in her eyes makes you want to pack and join the trip right away, believe me !

Here’s a selection of her beautiful pictures. You probably will be able to recorgnise Paul Watson, one of the founders of GreenPeace. You also might recorgnise Paul Watson in this fabulous episode of South Park entitled « Whale Whores » -this is the french version, I couldn’t connect to the american version-. It’s still hilarious.

Barabara liked the video as well, she speaks french -besides portuguese, spanish and english-, by the way. What a girl.

Wildlife is in danger, let’s protect it and spread the information. Whales, dolphins, turtles need our help, and these « lopettes végétariennes incompétentes » from the Sea Shepherd need our support !

Click here to see more of Barbara’s pictures on her flick’r.

Barbara Veiga_photographing Antarctica

Antarctica_Barbara Veiga_2010

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3 octobre 2010

WATER AND OIL par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Water & Oil by Steven Meisel / Kristen McMenamy / Vogue Italy / September 2010 issue

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24 septembre 2010

JE PEUX PAS SAQUER LES ECOLOS par thibaut

Il m’arrive parfois de jeter un mégot dans la rue, ok. Est ce une raison pour me trasher autant que vous le faites? Des types ont bien déversé des litres de goudron au dessous de cette malheureuse clope sans que cela ait donné la moindre impression de vous émouvoir. Vous, vous devez sûrement être un écolo.

Mais qu’est ce qu’un écolo ? Avant tout, c’est le gentil. Un justicier des temps modernes surgissant au travers des brumes de beau temps. Dans le genre Robin du Bronx. En Shetland bleu et leggings verts il distribue, sur un parking de supermarché, des milliers de tracts pour sauver les forêts. Il pique, de temps en temps, des tomates bio et de l’eau de source en bouteille pour les distribuer aux enfants pauvres du quartier. Il a une moto électrique. Une bête véloce dans les descentes et par vent arrière. Il la recharge grâce à la centrale nucléaire du coin mais il se doute de rien. Il est confiant. Enfin si on oublie le fait qu’il est très vite lourd en soirée, il faut reconnaitre que l’écolo est un chic type.

Très peu ont été recensés avant les années 70. Il paraitrait même qu’avant il n’y en avait pas. L’humanité était alors composée d’affreux barbares. Des sadiques qui prenaient leur pied à polluer des sources d’eau potables et à buter des bébés phoques. Les bâ-tards.

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Avant le bio n’existait pas, on se nourrissait exclusivement de plastique. Il aura fallu attendre quelques catastrophes naturelles, pas vraiment bio, pour découvrir les vertus de la nature et cela en même temps que le disco. Ce fut un choc terrible pour le monde moderne, le jour où un petit groupe de chercheurs avant-gardistes faisait la découverte que les fruits et légumes naturels étaient bel et bien comestibles.

La nature était devenue notre amie et non plus cette sauvageonne hostile qui daube sévère. On vit, dès lors, fleurir des moyens de transports verts, des labels verts, des produits verts, des économies vertes, des partis politiques verts, des chartes constitutionnelle vertes. Le problème c’est que le vert ne recouvrait pas les taches d’huile.

Chacun fit l’effort, alors, de consommer quatre fois plus pour des produits qui polluaient deux fois moins. Tout le monde prenait bien garde à entretenir son jardin mais bizarrement, rien ne rentra dans l’ordre. La panique. Les Etats discutaient des victimes, les O.N.G. comptaient les victimes, les experts scientifiques prédisaient des victimes et les entreprises exploitaient les rares survivants. Bref, comme le disait certain leader green, l’avenir était dans le passé.

Mais ce fut sans compter sur l’apparition, en 2010, du blog Smile and Save the Planet. En effet, ce site découvrit, dans le courant du mois d’octobre 2017, une solution simple, efficace et pas chère. Alors arrêtez de me saouler avec vos discours culpabilisants, ca me donne qu’une envie. C’est de me rallumer une clope. T’as du feu?

11 mai 2010

ESPECE DE BIO GOSSES ! par CECILE DUCROT-LOCHARD

Certains sont tombés dans la marmite écolo quand ils étaient petits, heureux rejetons (ou pas) de happy soixante-huitards. D’autres se découvrent une âme certifiée et un engagement sans faille à la naissance de leur génération future.

Petits pots labellisés, layette bio, puériculture en guerre contre les bysphénols, jeux d’éveil éco-conçus… Les jeunes parents deviennent plus incollables que le premier des militants à banderolles !

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Si le net regorge de références équitables et écolos pour la maman et son bébé, chez Smile on aime et on croit en un développement durable de proximité ; et on plébiscite la très jolie et nouvelle boutique « Les Bio Gosses » qui a posé ses valises plein de beaux produits dans le quartier de Notre Dame de Lorette à Paris.

Côté conseils avisés, on aime aussi l’enthousiasme et la sincérité des fondateurs Zoher et Houria, le frère et la sœur, qui ont été élevés dans une famille de 10 enfants.

Le design de cet espace chaleureux et ludique a été confié au studio franco- anglais Artworklove et le résultat est très réussi ; les mamans apprécieront tout particulièrement le corner détente, son chauffe-biberons et ses coussins moelleux.

devanture

On en viendrait presque à regretter que la sélection s’arrête au 12 ans ou de ne plus avoir à déposer de liste de naissance !

Allez-y de notre part (même le dimanche), pour vos graines d’écolos, rien n’est trop bio !

Boutique Les Bio Gosses
4 rue Notre-Dame de Lorette
75009 Paris

Horaires :
- du mardi au  samedi de 10h à 19h30
- le dimanche de 10h à 14h30/ fermeture le lundi // T : +33(0) 1 48 78 09 91 

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26 avril 2010

CHOC, REVELATION… OU EVIDENCE? par CELINA

Ca y est, je suis enfin allée voir le dernier film de Coline Serreau, « Solutions locales pour un désordre global » (http://www.solutionslocales-lefilm.com/). « Les films d’alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. » nous dit Coline Serreau.

Trois années ont été nécessaires pour interviewer des acteurs du monde entier : Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon, des paysans du Mouvement Sans Terre au Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets, ex-dirigeant d’un kolkhoze en Ukraine… ils résistent à tout ce que la « Révolution (dite) Verte » à entraîné, car ils aiment leur terre, car ils ont compris que c’est en la protégeant que l’Homme pourra continuer à vivre de ce qu’elle lui apporte.

Cette révolution est apparue après la seconde guerre mondiale. L’objectif était de reconstruire, de nourrir. Alors l’agriculture est devenue beaucoup plus intensive. La course à la productivité a été depuis la meilleure raison trouvée pour augmenter le nombre de traitements, « améliorer » les semences, et multiplier les machines utilisées. Ce fut effectivement une révolution dans la pratique, mais le terme de « verte » est ambigu. Ce mot aujourd’hui associé au respect de l’environnement a en fait nommé exactement l’inverse : le résultat est assez accablant au niveau mondial : des terres qui ne produisent que parce qu’elles sont boostées en engrais, qui sont imprégnées de produits chimiques, et donc considérées comme mortes, car peu de vie y demeure encore…

On découvre des pratiques agriculturales qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne. Paradoxalement, on pense que ce sont de nouveaux systèmes de production agricole, mais il s’agit le plus souvent de l’équilibre trouvé entre l’Homme et la Terre, de bon sens, et de bonnes habitudes héritées de nos grand-mères. De nos grand-mères… car si les hommes ont pris en main la « Révolution (dite) Verte » de l’agriculture et de l’élevage, ce sont bien les femmes qui ont souvent été les innovatrices et les garantes de l’héritage cultural. Et ce sont des hommes qui le disent (aussi)! Tout le monde s’accorde d’ailleurs à dire que la terre est bien un élément féminin.

De nombreuses informations qu’il faut connaître pour mieux comprendre notre monde actuel, des actions que nous pouvons faire à tous les niveaux (voir le site du film), des solutions pour panser les plaies d’une terre trop longtemps maltraitée : c’est tout cela que l’on retrouve dans « Solutions locales pour un désordre global ». Et puis une très belle fin sur laquelle se clôt le documentaire : les sourires de tous les participants. Smile ! and save the planet…