Archive pour la catégorie ‘ÉVÉNEMENTS’

23 avril 2010

1.618 : LE BEAU EST L’AMI DU BIEN par CECILE DUCROT-LOCHARD

Votre vieille malle (ou encore mieux votre jeune mâle, veinarde !) a commandé une escapade compensée carbone sur Fregate Island, la plus écolos des îles des Seychelles ?

Votre piscine naturelle de Saint-Jean-Cap-Ferrat menace de tourner si vous ne lui offrez pas un abri de prestige en bois certifié ( ou comment damer le pion à vos voisins Paul Allen et Adam Clayton) ?

Vos épaules sont déjà parées d’une tunique Cangiari  et votre peau préparée aux solutions bios SheerinO’kho ?  Vos doigts de JEL griffés, or éthique tracé, s’impatientent sur le volant de votre Tesla électrique ? 

Nul doute que vous appartenez à cette néo-tribu de riches dont la carte d’identité et les aspirations ont changé, éco-conscients et humainement soucieux, décryptés par les sociologues … et Monaco-Matin de ce jour !  

Si vous aspirez à gonfler les rangs de ces happy-bio-few, si vous êtes esthète ou simple curieux, courrez vous bercer de luxe et volupté décomplexée au Palais de Tokyo du 6 au 10 mai ; 1.618 Sustainable Luxury Fair y dévoilera sa nouvelle sélection.Image1

1.618 est définitivement le chiffre avec lequel il faut compter dans l’univers du luxe. A la fois salon commercial et exposition arty pointue, soutenu par le Ministère de la Culture et le WWF, l’événement propose pour la seconde année consécutive, le must des innovations alliant art, créativité et développement durable au service d’un nouveau luxe.

Barbara Coignet a fondé 1.618 en 2009, avec l’intention d’en faire une vitrine mais aussi un véritable think-tank d’un luxe engagé qu’elle aime « éthique, esthétique et immatériel ». Jeunes marques aux initiatives audacieuses mais à l’ADN forcément bio, ou maisons plus anciennes valorisant leur savoir faire et la qualité de leurs produits, avec toutes ce tempérament fonceur et précurseur a su nouer des liens durables et privilégiés, bien déterminé à faire raisonner l’exceptionnel et le naturel hors les murs du palais.

Parmi les exposants adoubés par le comité d’experts en DD, on aura plaisir à retrouver les créations de Valentine Gauthier , JEL et Fritsch mais aussi à découvrir Parsua, Edenismes, Valcucine, ST Dupont, et bien d’autres….

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L’exposition artistique proposera quant à elle dix artistes de la jeune scène, les plus soucieux d’écologie et de durabilité, sous la houlette de Lauranne Germond, la plus jolie des commissaires d’expo, par ailleurs figure de Coal, association pour la promotion de l’Art engagé que l’on ne présente plus.

Dans le souci constant d’informer et sensibiliser, quelques nouveautés sont programmées cette année. Un cycle de conférences BtoB accessibles sur réservation, et la création de deux prix : celui du public et le couronnement des pros avec le HEC&1.618 Sustainable Luxury Award.

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CONSEILS SMILE&SAVE

- Pour les « saint-thomas » du luxe écolo : participez au prix du public ! Chaque visiteur devient acteur, élit le plus désirable des produits présentés et a la chance de gagner une expérience unique de luxe écolo (package « Luxe Responsable » nuité, soins et restauration bio au Fouquet’s Barrière, 1 an de conciergerie John Paul…)

- Pour les  « green business » assidus :  les 6 et 7 mai, un programme de conférences luxe et DD réservés aux pros, dense et formateur. Il reste quelques places, contactez vite julie en direct au 01 42 86 00 01 ou par mail julie@1618-paris.com

- Pour les privilégiés : un service de Conciergerie assuré par John Paul sera présent sur toute la durée du salon pour des visites privées et commentées.

- Pour les érudits : le nom énigmatique 1.618 = Phi = nombre d’or. C’est la résultante d’un calcul mathématique qui définit la proportion divine issue de la nature au service de l’esthétisme.

- Et pour tous les lecteurs de smile&save :  une visite personnelle du salon>  demandez Cécile, ultra-renseignée, ultra-présente car ultra motivée par un programme chargé… de sens :-)

 

INFOS PRATIQUES

 www. 1618-paris.com

Du jeudi 6 au lundi 10 mai 2010 au PALAIS DE TOKYO
13, avenue du président Wilson 75116 Paris
Tarifs entrées : 18 € (dont 10% reversés au WWF)
Tarifs réduits : 13 €
Gratuit pour les – de 12 ans

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25 mars 2010

PARTY, & PLANT A FOREST ! par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Très drôle, ce BINGO animé par une Ericka Keller en grande forme.

La recette du jeu sera entièrement reversée à Planète Urgence qui plantera de notre part rien moins que 460 arbres dans une mangrove en Indonésie !

Ravies de leurs présents, les chanceuses gagnantes ont découvert les Jeans NU, les cosmétiques DOUX ME, le charbon SORT OF COAL, les crèmes ABSOLUTION, les tee-shirts MISERICORDIA, le tout emballé dans les très à propos sacs BAROCKINES.

Puis le photogénique « ecologist bowl » (à suivre), les cakes bio de chez CocoCook trop bons, les cocktails BLITZ délicieux, les oreilles emplies des goodvibes de Cherry Bibi, Polocorp et Jane… quel joyeux mélange.

Green rocks !

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Photos par Thibaut

1 janvier 2010

°HAPPY NEW WORLD° par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

2010 here we are…


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3 décembre 2009

GOLD SAVE THE GREEN par CECILE DUCROT-LOCHARD

On a plissé des yeux devant la violence de « Lord of War ». On s’est repassé en boucle « Blood Diamond » (pas que pour Léo, on préfère Nicolas Cage d’abord) et on a bien décrypté le processus : le diamant, c’est définitivement pas du propre côté social, pas plus qu’environnemental d’ailleurs. La puissante De Beers a dû plier sous la pression des associations et la filière diamantaire, gouvernements et industriels réunis, a mis un peu d’ordre dans ses tablettes même si tout n’est pas encore brillant-brillant.

Qu’en est-il de nos gourmettes, alliance, collier, piercing (il en faut pour tous les goûts) ? D’où provient l’or qui pend à mon cou ? Une autre responsabilité me pend-t-elle au nez ?

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Hyperconsommatrice de mercure et de cyanure, l’extraction de l’or génère des tonnes de déchets toxiques. L’exploitation minière artisanale contribue au déboisement, à la dégradation des sols, à la pollution de l’air par le monoxyde de carbone, du sol et de l’eau… N’en jetez plus ?!!! Ben si : sur le plan sanitaire, elle peut engendrer des maladies respiratoires par l’inhalation de gaz et poussière…

Ma chaînette en métal jaune n’a plus le même éclat, là ?

Gold save the green :  c’est la ruée vers l’or vert !

La marque française J.E.L. – pour Jewellery Ethical Luxury – prend le problème à bras-le-corps et l’or éthique devient fantastique ! Dans la joaillerie, plus que jamais, la valeur n’attend pas le nombre des années : Erwan Le Louer, 25 ans, emblème de cette jeune génération de créateurs qui militent pour une luxe et une mode pleine de sens, a fondé J.E.L en mai 2009 avec pour mots d’ordre esthétique, transparence et responsabilité.

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J.E.L. a ainsi choisi de travailler un or vert, extrait en Colombie sans aucun ajout de composants chimiques et toxiques. Les pépites récoltées suivent un parcours de traçabilité et pour éviter tout gaspillage, un processus de recyclage a par ailleurs été mis en place.
In fine, les collections sont ultra raffinées et la beauté est soluble dans le DD !

Si vous n’êtes que presque convaincus, rendez vous aux ventes privées les 4 et 5 décembre à Saint-Germain des Près.

Plus d’information et vente en ligne sur le site www.j-e-l.fr/

Egalement en vente chez Colette et Franck & Fils

25 octobre 2009

LE MOULIN VERT par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Fin octobre, c’est l’époque ! L’art contemporain est décidément au coeur de l’actualité.

La Galleria Continua organise, en même temps que la FIAC, une rencontre pique-nique pour l’ouverture de la session « Sphères 2009  » qui rassemble la sélection d’artistes de 7 galeries internationales dont Kamel Mennour, Air de Paris, et bien sûr la Galleria Continua.

Petit Flash Back : La Galleria est née en 1990 à San Gimignano, en Italie, à l’initiative de trois amis : Mario Cristiani, Lorenzo Fiaschi, Maurizio Rigillo.
Installée dans une ancienne salle de cinéma, la Galleria s’est implantée là où personne ne l’attendait, loin des grandes villes, dans un lieu chargé d’histoire.
« Continua » désigne ce désir de continuité entre les époques, ce voeu d’écrire une histoire présente sensible de la création actuelle qui nourrit le lien entre hier et demain, les individus et les géographies diverses et inaccoutumées.
Après San Gimignano, Pékin ! La Galleria Continua – Beijing s’installe dans une ancienne usine d’armement. Toujours polarisée sur le dialogue et la proximité avec le public, elle est un pont entre orient et occident avec des artistes chinois comme Chen Zen, un ami de l’équipe, et Lucy + Jorge Orta, Anish Kapoor (peut-être mon artiste préféré) qui seront exposés en Chine pour la première fois.
Le Moulin est la dernière née. Installée à une heure de Paris dans une ancienne imprimerie, au bord de la rivière Morin, la galerie, comme les autres lieux, garde les traces de son utilisation antérieure.
Les oeuvres présentées n’en sont que plus fortes, et ne se sentent surtout pas à l’étroit dans de tels espaces.

« Sphères 2009  » est un très bon cru.
J’ai été très touchée par les oeuvres de Sun Yuan & Peng Yu, un binôme d’artistes chinois,

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ainsi que de Camille Henrot, Carsten Höller et ses oiseaux gravés d’or, et Sudarshan Shetty dont j’avais découvert la télévision ensanglantée à la Frieze artfair.

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Une exposition d’autant plus réjouissante que l’annonce a été faite d’un tout nouveau projet. Le Moulin s’agrandira bientôt d’un nouveau centre. Deux cent mètres plus haut, toujours au bord du Morin, existe une friche industrielle encore plus vaste, composée de bâtiments tous plus prometteurs les uns que les autres.
Il s’agit d’un projet de rénovation très ambitieux, avec non seulement une ouverture vers l’art sous toutes ses formes (vidéothèque, médiathèque, auditorium, espace pour les galeries, résidence d’artistes) mais aussi un programme d’éducation (école de musique, bibliothèque) et une volonté de se tourner vers l’environnement avec un parc public paysager, un restaurant gastronomique bio avec terrasse, et un centre d’études art-environnement.

La rivière, très polluée avant l’arrivée de la galerie, retrouve peu à peu de sa clarté. Et ce n’est que le début !

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L’art contemporain est un formidable moteur pour la société.
Plus que les acteurs de la finance, de la mode, de la politique, les artistes sont des visionnaires qui réinventent la société avec des milliers d’années lumière d’avance.
Nous autres communs des mortels sommes des suiveurs.
Le fait que des galeries privées, des associations et des organisations comme le projet COAL plusieurs fois cité, déjà, dans ce blog, déploient des projets autour de l’environnement n’est pas anodin, et nous laisse présager que le futur en vert s’annonce plus rose que prévu.

Du 24 octobre 2009 au 30 mai 2010.
www.galleriacontinua.com

25 octobre 2009

PRIX PHOTO EARTH : LA TERRE VUE D’EN BAS par CECILE DUCROT-LOCHARD

En pleine FIAC, on a eu beau chercher, on n’a trouvé que quelques références au DD, dont la présence encore trop discrète du beau projet Coal (plus d’info au prochain post et dans notre section liens).

Mention spéciale de Smile pour le Passage de Retz qui a profité du buzz pour annoncer sa nouvelle expo : le bel hôtel particulier du 3ème arrondissement accueille pour un mois le prix Pictet «Photography and Sustainability».

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Depuis deux ans, la banque suisse couronne le travail de photographes internationaux qui communiquent des messages environnementaux forts, dans le cadre d’un thème prédéfini : cette année, Earth.
Lors de la cérémonie officielle de remise des prix le 22 octobre au Passage de Retz, Kofi Annan, prix Nobel de la paix et ancien secrétaire général des Nations unies, a remis la somme de 60 000 euros à Nadav Kander, lauréat 2009, pour son travail sur le fleuve Yangtsé. Kofi Annan a déclaré que les photographies de l’exposition étaient une injonction à l’action contre le changement climatique, le plus grand défi humanitaire et environnemental auquel le monde a à faire face aujourd’hui.

Les travaux des lauréats évoquent les effets dévastateurs et souvent irréversibles de l’exploitation des ressources de notre planète, et soulignent l’impact immédiat et durable de notre développement à tout-va sur les populations, lorsqu’il s’effectue sans respect de notre environnement au sens large (les autres aussi quoi !).

Une décharge publique mexicaine dans laquelle des gens fouillent pour tenter de survivre ; le paysage en pleine mutation du fleuve Yangtsé, en Chine, et ses communautés déplacées ; les effets dévastateurs de l’exploitation du pétrole dans le delta du Niger …

Des témoignages à voir vite à Paris avant de consommer trop de CO2 en courant après Earth qui entamera dès début 2010 sa tournée mondiale : Musée de la Photographie de Thessalonique, Empty Quarter Gallery de Dubaï, University of Technology d’Eindhoven ….et, à l’étude, un passage par plusieurs galeries parmi les plus prestigieuses du monde qui s’intéressent à la terre.

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Prix Pictet 2009 : Earth à Paris du 23 octobre au 24 novembre 2009
Passage de Retz
9 rue Charlot – 75003 Paris / 01 48 04 37 99

Métro: Saint Sébastien – Froissart ou Temple

Lundi – Vendredi: 10h – 19h / Samedi – Dimanche: 10h – 20h

www.prixpictet.com

www.nadavkander.com

Et pour changer de YAB et sa terre vue du ciel : Earth – le livre du Prix Pictet 2009 publié chez Te Neues – présente les travaux des 12 photographes sélectionnés et des 70 autres nominés.

13 octobre 2009

NATURE MORTE par VINCENT BOUCHERON

Deyrolle, maison fondée en 1831, est un lieu unique en Europe. La boutique était à l’origine le temple de l’entomologie avant de développer une activité de taxidermie et de devenir LA référence pédagogique en sciences naturelles. Rien ne semble avoir bouger depuis des siècles, le parquet craque et flotte dans l’air le doux parfum d’amande amère des vitrines de papillons rares. Cependant, rien de passéiste et de poussiéreux ici, y aller c’est comme aller au musée : tout est beau et étonnamment… vivant ! Entre cabinet de curiosité et caverne d’Ali Baba, on peut y dénicher tout ce qui se rapproche à la nature : du filet à papillon aux (sublimes) planches botaniques, de l’œuf d’autruche au cacatoès empaillé. Rassurez-vous, les animaux proviennent des exceptionnelles collections anciennes de Deyrolle ou ont été collectés dans le respect des règles établies par la Convention de Washington.

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Le 1er février 2008, c’est le drame : Deyrolles prend feu au petit matin et une grande partie des inestimables collections part en fumée. La vénérable institution n’aurait jamais pu s’en remettre, mais c’est mal connaître la pugnacité de l’entreprise ! Laurent Bochet est l’un des premiers photographes à se rendre sur les lieux. Il immortalise les désastres provoqués par le brasier, interroge les témoins, les pompiers… Le résultat, sublime d’inventivité brute, résonne comme une parabole de l’état de notre biodiversité aujourd’hui : à moitié réduite en cendres, elle continue néanmoins de résister avec toute la beauté du désespoir.

 

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Deyrolle, 46 rue du Bac, Paris VII. Exposition de photographies chez Deyrolle du 25 septembre au 1er décembre www.deyrolle.com et catalogue paru aux Editions Assouline.