Archive pour la catégorie ‘LIFESTYLE’

11 janvier 2014

MANGER BOUGER par ISABELLE

vegan_lunch_for_athletes

En général on préconise le sport pour pallier à une alimentation trop riche. Mais dans ce post, j’aborde le sujet à l’envers : comment bien manger pour de meilleures performances sportives ? Il se trouve qu’une alimentation végétale, locale, et bio (donc « low impact », ça tombe bien) est de plus en plus recommandée. Mon niveau sportif est plutôt « touriste », mais je côtoie beaucoup d’athlètes chevronnés, avec qui j’échange énormément, car j’ai encore beaucoup à apprendre. C’est fou, la plupart ne veulent pas croire qu’une alimentation purement « plant based » améliore les performances. Pourtant, les athlètes vegan ne manquent pas, et s’ils sont de plus en plus nombreux, ce n’est pas pour copier le lifestyle de Queen Bey et JayZ ! Ils sont tellement balèzes que personne, à mon avis, n’ose leur demander où ils trouvent leurs protéines… Allez checker le site de Brendan Brazier, qui est incroyable et super inspirant, et celui de ce couple de Néo Zélandais qui a fait le tour de l’Australie en courant un marathon TOUS LES JOURS de 2013, ce qui fait 365 marathons de suite tout de même, tout en mangeant cru ET végétal… Ils ont l’air tout à fait en forme, et leur histoire est vraiment attendrissante. J’adore…

De mon côté, alors que je m’entraine surtout pour le plaisir, et que je choisis mon matériel pour ses qualités esthétiques et non pas techniques (on ne se refait pas), mes résultats ne sont pas si nuls : pour la seule compétition -triathlon- que j’aie jamais faite, je me suis agréablement surprise… Il se trouve que j’avais mangé 100% végétal les 10 jours précédents.

Donc, manger pour mieux bouger, ok ? Mais s’il faut se morfondre à manger des trucs pas bons, ou se priver à faire un régime, au secours ! Donc voici un post très subjectif, ponctué de quelques #instafood dans lequel je fais part de mes découvertes alimentaires, qui me font plaisir, et qui font avancer mieux la machine.

petit-dejeuner-sport petit-dejeuner-vegan

Ci-dessus, deux petits déjeuners composés de fruits (dont avocat) frais et secs, et de noix et graines,. Ils n’ont l’air de rien mais c’est absolument délicieux, sans sucre, pour fournir de l’énergie sur le long terme.

- La puissance du végétal : les aliments d’origine animale (viandes, laitages, oeufs) sont-ils mauvais pour les performances sportives ? Je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c’est que les fruits et légumes contribuent vraiment à préparer et à réparer après l’effort. Surtout en cru, ils compensent les pertes minérales et apportent une grande quantité d’enzymes qui évite de puiser dans le capital musculaire à long terme (explications ici). D’autre part, le corps maintient naturellement un PH légèrement basique pour bien fonctionner. Or, tous les aliments animaux sont acidifiants, l’activité sportive étant elle-même très acidifiante, ce n’est pas la peine d’en rajouter une couche ! Cela demande beaucoup d’énergie pour réguler le PH, autant l’économiser pour mieux avancer. Les fruits et légumes, surtout verts, sont en revanche alcalinisants pour la plupart.

- Les protéines veggie : elles se trouvent partout ! Presque tous les légumes en contiennent, mais on en trouve en grande quantités dans les graines germées (plus que dans un steak, oui oui), les noix et amandes, les algues, les légumes secs dont les pois chiches (miam), les lentilles, le soja bien sûr, les graines de chanvre à saupoudrer partout (chez Un Monde Vegan), les graines de lin, la prodigieuse quinoa… J’ai appris à germer moi-même mes petites graines, c’est beaucoup plus facile que ça en a l’air, et c’est très bon (alfalfa, mungo, radis…). Ci dessous, mes snapshots de graine germée de haricot mungo (communément appelé pousse de soja) et ma délicieuse salade fenouil / carottes / algues / graines de lin.

germe de haricot mungo - proteine végétale salade-fenouil-graines-delin-algues-nori

repas vegan et sportif proteines de soja

Ci-dessus,une assiette hyper chargée en protéines (quinoa, pois chiches, graines de courges) et des protéines de soja brutes.

- Les trésors des algues : ceux qui adorent les makis sont en fait complètement fans de Nori, qui peut servir d’assaisonnement sur beaucoup de plats, je les coupe en petits morceaux, c’est à tomber par terre. Les laitues de mer ne sont pas mal non plus. Je n’ai pas essayé la chlorella, mais la spiruline en gélules (60% de protéines – contre 30% pour le steak-, et de nombreux minéraux) fonctionne bien. Ce qui me gêne c’est son goût, pour moi ça pose un problème de me forcer à manger un truc pas bon, même en gélules…

- Le piège de l’index glycémique : l’apport glucidique est la clé de la caverne d’ali baba des sportifs, et pour ma part je ne suis pas encore tout à fait au point. Comment optimiser son apport en énergie, sachant que la digestion en prend beaucoup ? That is the question. L’erreur classique quand on passe au régime végétal, est de remplacer les rations d’origine animale par des rations les glucides lents (carbohydrates = pâtes, riz, etc). L’amidon transformé entraine en fait une augmentation de la masse graisseuse au lieu de la masse musculaire : ça fait de jolies fesses rondes, mais ce n’est pas très pratique pour courir vite. Donc un apport minimum est plutôt souhaitable -en tout cas pour moi-. En revanche, l’avant-veille d’une compétition, on peut se lâcher sur les pâtes, puis la veille au soir, en manger raisonnablement. Surtout j’évite la tomate, qui est acidifiante lorsqu’elle est cuite.

- Juste avant l’effort : Il faut manger des « sucres lents », en quantité raisonnable, maximum 3 heures avant. Dans un bol, je mélange du riz avec des fruits secs, et un peu de lait de riz, d’amandes ou de soja, mais il existe plein de recettes home made (ou pas), y compris pour des barres de céréales. Parfois lorsque je me couche tard, je mange mon mélange à 5 h du matin, et à 10 heures le lendemain me voilà prête pour aller courir, c’est très utile parfois de faire la fête !

- Pendant la compétition : Si on fournit plus de 20 minutes d’effort, il faut prendre des mini rations chargées en fructose, des gels magiques, concentrés d’énergie spécialement conçus pour les efforts longs. Le jour J, j’avais un peu merdé en choisissant une marque PAS BIO qui n’a pas été très sympathique avec mon estomac. Depuis j’ai testé les gels BIO Punch Power qui sont top (à acheter au Triathlon Store où on est super bien conseillé).

Ci dessous les gels Speed’Ox Bio, et mon menu idéal de pré-compèt : pâtes bio, fenouil et oignons cuits dans un peu d’huile d’olive, assaisonnement aux algues.
speed-ox-punch-power 9a00665cb9a511e2852e22000ae90903_7

- Le mystère du citron : cet aliment ultra acide, une fois assimilé, devient ultra alcalinisant… Je bois des litres d’eau citronnée, de préférence à jeun le matin (mais pas juste avant l’effort quand même).

- La magie du chou (ci dessous salade de chou + lentilles pré-germées) : le chou est incroyablement riche en minéraux, dont du fer, très important, en calcium, en vitamines, et anti oxydants, il est donc un allié parfait du sportif. À manger cru en salade comme dans cette recette.

salade-chou-lentilles-pre-germees lemon-curcuma-turmeric

- Le pouvoir du curcuma (ci dessus, dans de l’eau avec du citron) : alcalinisant, hyper digeste, et même un protecteur intestinal, ce puissant anti cancer aide à la reconstruction cellulaire, entre autres bénéfices. On peut le consommer en poudre comme une épice, dilué dans l’eau chaude comme du thé, ou frais pressé en jus centrifugé, en compagnie de pommes, carottes, ou autres trucs cool.

- Les chia seeds, panacée ou bullshit ?Photos ci dessous – prononcez Tchia, s’il vous plait :

5f3785dacc7111e2a61722000a1f9d6d_7 petit-dejeuner-chia-seeds

Ces petites graines noires ou gris clair sont très à la mode chez les « New Age », je n’ai donc pas pu m’empêcher de tester. D’une texture visqueuse lorsqu’elles sont en milieu humide, je les saupoudre un peu n’importe où, ça craque sous la dent, mais ça n’apporte pas grand chose d’un point de vue gustatif. Si elles peuvent me permettre les mêmes prouesses que celles du Peuple Tarahumara d’Amérique du Sud, et bien allons-y.  En tout cas il ne faut pas en abuser, croyez moi…

- La boisson miraculeuse :

acai-berry-sol-semilla acai-berry-sol-semilla-purple

Pour les entrainements je concocte une boisson isotonique home made (eau filtrée, un peu de sel, du miel ou sirop d’agave, 20% de jus de fruit frais -pomme et/ou carotte-, de l’acérola) à laquelle je rajoute de la poudre d’Açaï : découverte au Paris Vegan Day, ce super aliment, concentré de poudre violet sombre, anti-oxydant et tonique, s’achète chez Sol semilla. J’ai noté une nette amélioration lors de mes entrainements, que ce soit natation ou course à pied.

Voilà, tout ça peut paraitre un peu rébarbatif, mais c’est passionnant lorsqu’on a mis le nez dedans. Et il y a encore mille autres choses, j’en découvre de nouvelles presque tous les jours. Manger végétal, c’est tout un lifestyle, et ça prend (un peu) de temps et de réflexion. Alors, pour tous ceux qui n’ont pas envie de faire eux-mêmes le contenu de leur assiette, promis je ferai bientôt un post de restaurants à Paris.

En tout cas, ce sont ici des réflexions personnelles, et je ne veux rien prouver, peut-être juste ébranler cet espèce de truc gravé bien profond dans nos inconscients collectifs : « la viande rend costaud ». Et la soupe fait grandir, n’est-ce pas ! Pour moi l’alimentation est un choix presque intime, même si les conséquences sur notre santé, l’environnement, les droits des animaux, sont colossales. Alors, tous en plant-based ? D’abord il ne faut pas passer d’un extrême à l’autre, et puis, que serait notre patrimoine gastronomique, en version végétalienne ? Au secours ! Les Ayatollah Vegan (j’en ai rencontré quelques uns) me font très peur, je préfère donc rester « flexitarienne » : vegan au jour le jour, avec des exceptions. En revanche, avant un gros événement sportif, pas question de faire des écarts ! Et je continue, pensez à moi bien fort le 2 mars, car je courrai le semi marathon de Paris. Fingers crossed. Youhhhhouuuuu le mélange de trouille et d’excitation !!!!

PS. Je mange tellement de graines que mes amis me surnomment « le moineau ».

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

English version « à la mode » by Matthew Pagett

FIVE A DAY

The eat to improve athletic performance? It turns out that a plant-based, local, and organic diet (so, “low impact,” which is nice) is increasingly recommended. I’m more of an amateur athlete but I hang out with a lot of seasoned jocks, and I ask them tons of questions, because I still have so much to learn. It’s crazy that most of them don’t want to believe that a purely plant-based diet can improve performance. But there are plenty of vegan athletes, and they’re not just doing it to copy Jay Z and Queen Bey. They’re generally so ripped that, in my opinion, nobody dares ask them where they’re getting their protein…

Just check out Brendan Brazier’s site, who is incredible and inspiring, or this couple from New Zealand, who went all around Australia by running a marathon EVERY DAY in 2013, which in case you lost count is 365 marathons in a row, all while eating raw AND vegan! They seem like they’re in great shape, and their story is really quite touching. I’m a fan.

As for me, I work out mostly for pleasure. I choose my equipment for its aesthetic qualities rather than its technical qualities (I’m incorrigible), and my results aren’t that bad. For the only race I ever ran – a triathlon – I was pleasantly surprised. And as it turns out, I ate a 100% vegan diet for the 10 days leading up to it.

So, eating to stay in shape – fine. But if you have to struggle to eat things that don’t taste good, or deprive yourself to follow a diet, no way! So here’s a very subjective post, interspersed with a few #instafoods where I share my culinary discoveries: the ones I like and the ones that keep my body running better and better.
Above, two breakfasts with dried and fresh fruits (including avocados), nuts, and grains. They may not look like much but they’re absolutely delicious, and sugar-free so they provide long-lasting energy.

- The power of plants: is animal-based food (meat, dairy, eggs) bad for athletic performance? I don’t know, but what I do know is that fruits and vegetables are great for gearing up for an effort, and for recovery. Especially when they’re raw, they replenish lost minerals, and are full of enzymes that mean you don’t have to tap into long-term muscle storage (more information here). On top of that, the body naturally maintains a slightly basic pH. Since all animal-based foods are acidic, and athletic activity is too, there’s no point in adding more! It takes a lot of energy to regulate pH, which you might as well devote to performance. Fruits and vegetables, especially green ones, mostly have an alkalizing effect.

-Veggie protein: it’s everywhere! Almost all vegetables contain protein, but there’s more to be found in sprouted grains (more than in a steak, yes it’s true!), nuts and almonds, seaweed, dried vegetables like chickpeas (yum), lentils, soy of course, hemp seeds you can sprinkle anywhere (see Un Monde Vegan), flax seed, and the prodigious quinoa, to name just a few. I’ve learned how to sprout my own little seeds. It’s a lot easier than it looks, and they’re quite tasty (I’ve made alfalfa, mung beans, radishes…).

[Below], photos of my mung bean sprouts, and my delicious fennel / carrot / seaweed/ flax seed salad.
[Above], a plate loaded with protein (quinoa, chickpeas, pumpkin seeds) and raw soy protein.

- The treasure of seaweed: sushi lovers are total Nori fans. It can be used to season any number of dishes. I cut them into little pieces that make me weak in the knees. Sea lettuce is pretty good too. I haven’t tried chlorella, but spirulina in gel caps (60% protein compared to 30% protein for steak, and full of minerals) works well. What I don’t like is how it tastes… and it’s a problem for me to have to force myself to eat something that doesn’t taste good, even if it’s in a pill.

- The glycemic index trap: mastering energy levels is the key to Ali Baba’s cave for athletes, and this is one I don’t completely master. What’s the best way to optimize energy sources, since digestion takes so much energy? That is the question. The classic mistake when someone goes vegetarian is replacing animal food with carbs (pasta, rice, etc.). Processed starch leads to putting on fat instead of muscle: it makes for a nice round behind, but it’s not great for running fast. So it’s best to minimize this – at least for me. On the other hand, you can go crazy on pasta two nights before a race, and then eat it again, in a reasonable amount, the night before. I make sure to avoid tomatoes, which are very acidic when they’re cooked.

- Just before the race: Eat a reasonable quantity of complex carbs, at most 3 hours before. I usually mix some rice together in a bowl with dried fruits, and some rice milk, almond milk, or soy milk, but there are plenty of homemade recipes (and some less homemade ones), for things like that or for granola bars.  Occasionally, when I go to bed late, I eat my mix at 5 AM, and at 10 AM the next day I’m ready to go for a run. Sometimes going out late can be useful!

- During the race: If you’re going to be exercising intensely for more than 20 minutes, you need mini-snacks loaded with fructose, magic gels that are energy concentrates specifically designed for extended efforts. On race day, I messed up a little by picking a NON ORGANIC brand that didn’t really agree with me. In the time since, I’ve tested Organic Punch Power Gels which are great (you can find them at the Triathlon Store, where they’ll help you find exactly what you need).

[Below], the Speed’Ox organic gels, and my ideal pre-competition meal: organic pasta, fennel and onions sautéed in olive oil, seasoned with seaweed.

- The mysterious lemon: Once this ultra-acidic food is digested, it has an amazing alkalizing effect. I drink liters of lemon water, preferably on an empty stomach in the morning (but not right before a workout).

- The magic of cabbage (below, cabbage salad + pre-sprouted lentils): cabbage is incredibly rich in minerals, like iron, which is very important, calcium, vitamins, and anti-oxidants. It’s the athlete’s perfect teammate, and can be eaten raw in a salad, like in this recipe.

- The power of turmeric (above, in water with lemon juice). Alkalizing, highly digestible, and an intestinal protector, this powerful anti-cancer plant helps in cell reconstruction, among other benefits. It can be taken as a powder (in spice form), infused in hot water (like tea), or cold-pressed in a juicer, accompanied with apples, carrots, or other tasty treats.

- Chia seeds – panacea or BS?  -  Photos below:

These little black and grey seeds are very popular now among the New Age crowd, so I couldn’t resist trying them. They’re viscous when wet. I sprinkle them around here and there. They crunch when you bite into them, but there’s not much of a taste. If they can confer upon me the same prowess as the Tarahumara in South America, then why not. But in any case, it’s best not to eat too many… trust me on that one.

- The miracle drink:

For workouts, I mix up a homemade isotonic drink (filtered water, a pinch of salt, honey or agave syrup, 20% fresh fruit juice – apple and/or carrot –, and acerola), and add Açaï powder. I discovered it at Paris Vegan Day. It’s a concentrated dark violet powder, an antioxidant and tonic superfood. It can be bought at Sol semilla. I noticed a clear improvement in my workouts, both swimming and running.

So there you have it… it can all seem like a lot of work, but it’s really exciting once you get into it. And there are a thousand other things: I’m discovering new ones almost every day. Eating vegan is a whole lifestyle, and it takes (a little) time and thought. For those who don’t want to have to fill their plates themselves, I promise I’ll soon write a post about restaurants in Paris.

In any case, these are just my personal opinions, and I’m not trying to prove anything. Rather, I just want to try to shake this sort of deeply ingrained idea in our collective consciousness, that “meat makes you strong.” And soup makes you grow tall, right…? For me, eating is an intimate choice, even as the consequences for our health, the environment, and animal rights are colossal. So, should we all go vegan? First, it’s not a good idea to go from one extreme to the other, and then, what would happen to our rich culinary tradition?  What to do? The Vegan Ayatollahs (I’ve met a few) really scare me. So I prefer to stay “flexitarian”: vegan most of the time, with some exceptions. However, before a big sports event, there’s no question of deviating! And I’m continuing onward – keep me in your thoughts on March 2, because I’ll be running the Paris half marathon. Fingers crossed. I’m terrified and excited!

P.S. I eat so many seeds that my friends call me “the sparrow.”

21 décembre 2013

CONSCIOUS CHRISTMAS WISHLIST par ISABELLE

Si, comme moi vous faites vos courses de Noël APRÈS le dernier moment, voici une petite liste qui pourrait vous donner quelques idées green et stylées.

À offrir à des mains délicates :
Le vernis à ongles presque 100% naturel, aux couleurs démentes, Kure Bazaar / 16€ / Au Bon Marché, ou sur Bazar Bio.

Kure-Bazaar-vernis-scandal

À offrir à un joli cœur :
Les porcelaines fabriquées artisanalement à Paris, mention spéciale pour les coupelles à messages « Amour », « Amitié », etc. On peut emballer dans de sublimement simples boîtes en bois cintré / à partir de 10€ / Le Petit Atelier de Paris, 31, rue de Montmorency, Paris 3ème

le-eptit-atelier-de-paris

À offrir à de jolies fesses :
Selle Brooks en caoutchouc bio et tissu bio / 145 € / Bicycle Store, 17, boulevard du Temple, 75003 Paris.

selle-brooks-caoutchouc-bio

À offrir à des pieds sensibles (= qui veulent pas faire de mal aux animaux) :
Loafers BRUBECK Red Nude / €149.00 / Good Guys

Brubeck_Red-Nude-good-guys-vegan

À offrir à des pieds frileux :
Chaussettes archiduchesse en coton pas bio, mais fabriquées en France. Une façon de lutter contre la désertification du patrimoine industriel français, beaucoup plus efficace que d’aller brandir une banderole dans la rue. Porter des archiduchesses à ses pieds, ça c’est la révolution ! Et oui, j’ai un faible pour les chaussettes roses. / 16 € / www.archiduchesse.com

chaussetes-archiduchesse-made-in-france

À mettre au bout d’un bras Vegan :
Sac Tartan Falabella / 1.130€ / Stella Mc Cartney .

stella-mccartney-tartan-falabella

À offrir à des yeux aussi grands que le ventre – oui ils sont aussi beaux que bio que bons -
Mast Brothers Chocolate / Chez The Broken Arm et à la Grande Épicerie du Bon Marché.

mast-brothers-chocolates

À offrir à un être sensible exclusivement vegan :
Moo Free – Chocolats – Chez Un Monde Vegan (attention site internet le plus cheum du monde) / 10,45€

moo_free_pralines_caramelises

Bonus, pour tous ceux qui font l’amour, pas les magasins :
On a toujours l’impression que les vegan n’ont pas une tronche à trop aimer le sexe, mais on peut se tromper. La preuve, voici une boite de 100 (oui c’est beaucoup, quand même) préservatifs vegan. Contrairement aux manteaux de Beyoncé, ces préservatifs ne sont pas faits avec des peaux de bêtes. En fait, ça veut surtout dire qu’ils ne sont pas testés sur animaux.

Enfin, pour arroser le tout, du champagne Fleury. C’est de loin celui que je préfère, il est bio et même biodynamique : il s’agit d’une agriculture qui ouvre tous grands les chakras de la terre -et donc du champagne lui même- Conséquemment, il est VRAIMENT très bon. La bonne nouvelle, c’est que le champagne est VEGAN ! Joyeux Noël, les amis ! <3

champagne-fleury-biodynamique

10 novembre 2013

WANTED: COLLECTION BOIS², WAITING/SÜN par ISABELLE

J’avais déjà évoqué Waiting For The Sün sur ce blog il n’y a pas si longtemps, mais je ne peux résister à partager ce nouveau projet ! Sur le salon Don’t Believe the Hype (dont la seconde édition, axée sur les savoir-faire, en fait de loin le plus intéressant salon de mode cette saison), j’ai découvert la nouvelle collection de lunettes intitulée BOIS². Magnifique. Les formes sont épurées et parfaites, le matériau très doux intrigue avec une très légère opalescence, et de minuscules incrustations se fondent dans une palette de tons neutres, noirs, bruns et beiges.

En fait, il s’agit du projet originel des deux créateurs de la marque, Julien et Antoine. Ce matériau ayant pris beaucoup, beauuuucoup de temps à développer, les deux lascars ont d’abord inauguré la création de leur marque, en 2009, avec une première collection qui a déjà séduit 800 points de vente dans le monde. Puis cinq ans de recherches ont abouti à une matière 100% recyclable et biodégradable : il s’agit de véritable sciure de bois, compressée dans une acétate nouvelle génération, composée à 70% de coton et de cellulose. Et, cerise sur le gâteau, tout est produit en France ! Quand je demande à Julien d’où vient ce souci pour le respect de l’environnement, il me répond tout simplement que c’est « dans leurs gênes ». Ces amoureux de la nature, et spécialement de la mer (Julien passe son temps à surfer les vagues atlantiques depuis tout petit) ne se posent pas plus de questions que ça, ils FONT, et puis voilà. Le but n’est pas de créer une marque « écolo », mais de concevoir des accessoires qu’on a envie d’utiliser, solides, agréables, bien manufacturés, et beaux. B.R.A.V.O.

WAITING-FOR-THE-SÜN-BOIS2


Et ce n’est pas tout, puisque chaque saison, la marque invite une personnalité du milieu créatif Parisien à venir faire reproduire ses lunettes fétiche. Le premier sur la liste est Anto Hinh-Thai, photographe et réalisateur, avec une paire ayant autrefois appartenu à son père, qui lui avait offert lors de sa première prescription d’ophtalmologiste, à 18 ans. Ironie du sort, Anto a
perdu les lunettes originales dans l’eau, en Normandie, lors d’un shoot pour Waiting for the Sün, une semaine avant l’arrivée des nouvelles…

www.waitingforthesun.fr

IMG_0002s

WaitingforTheSunxAntoHinThai

anto-hinh-thai

28 octobre 2013

MOOD: A HOUSE MADE FROM SALVAGED WINDOWS par ISABELLE

Lilah Horwitz est designer de mode ; Nick Olson, photographe, produit des « tintypes » (photos uniques sur un support de métal) avec un appareil qu’il a fabriqué lui-même. Lors de leur première « date », au sommet d’une colline de Virginie Occidentale, ils avaient rêvé ensemble d’une maison de laquelle ont pourrait admirer la nature dans chaque pièce. En 1212, Nick et Lilah viennent s’installer sur ce lieu même, et construisent leur maison avec des matériaux de récupération. La vie rêvée, avec trois bouts de ficelle. Mais, au fait, est-ce qu’ils ont internet ?

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Lilah Horwitz is a fashion designer, Nick Olson is a photographer who specializes in tintypes taken with a camera he made himself. In 2012, Nick and Lilah set up and build a glass cabin in the mountains of West Virginia.

Via www.halfcuttea.com

4 octobre 2013

RECETTE: MENDIANTS AUX AMANDES par ISABELLE

recette-mendiants-bio

Cette recette est pour tous les junk-foodeux qui fuient leur cuisine comme la peste. Attention, vous risqueriez d’adorer !

Dans une casserole à peu près chaude, mettre 2 ou 3 cuillères à soupe d’huile d’olive, des noix, noisettes, pistaches, enfin tous les genres de noix que vous aimez, 6 ou 7 cuillerées de miel, un peu de vanille, remuez pendant 5 ou 10 minutes, si ça mousse c’est tout à fait normal, versez dans des petits godets en papier, laissez refroidir deux heures (c’est super difficile d’attendre, à ce stade) et mangez.

Vous avez aimé ? Bienvenue dans le monde « vegan – no gluten – no dairies – no sugar ».
Bisous <3

…………………………………………………………………………………………………………………….

English version of this « vegan – no gluten – no dairies – no sugar » recipe: in a pan, heat 2 or 3 table spoons of olive oil, add whatever kind of nuts you like, 6/7 table spoons of honey, stir for 5 to 10 minutes, then pour in individual paper cups and let it cool down for 2 hours. Et voilà!

-

3 octobre 2013

MOOD: WHAT I LOVE – AL GORE NOUS PREND PAR LES SENTIMENTS par ISABELLE

Allez vite voir cette campagne interactive du Climate Reality Project, avec des images incroyables, une musique composée par Moby (végétarien convaincu, btw), c’est sublime ! www.whatilove.org

what-i-love-al-gore

what-i-love-al-gore-campagne-site


28 septembre 2013

MISERICORDIA, NOUVELLE BOUTIQUE, AMEN ! par HÉLÈNE

« Misericordia : de la mode « Made in Peru » faite avec les mains, l’esprit et le cœur ».

Certains profitent des vacances pour absorber le burnout annuel tout en peaufinant le pantone « caramel » de leur bronzage et parfaire leur culture confiture es presse people, d’autres décident en s’aventurant au Pérou de devenir résident péruvien, bilingue espagnol, puis créer un atelier de haute couture d’une trentaine de personne à côté de Lima « La Cabaña de Alta Costura Misericordia », de lancer LA première marque de prêt à porter haut de gamme internationale péruvienne, de s’implanter dans les concepts stores les plus cools de la planète (Colette, Isetan, Harvey Nichols…) dans 15 pays dans le monde, et finalement d’ouvrir son premier magasin à Paris, tout en animant un blog de référence sur la culture latino-américaine.

Aurelyen-Misericordia-Portrait----

Voilà, il est comme ça Aurelyen, diplômé des beaux-arts, marcheur, globe-trotteur, missionnaire
«éthique», «Self fashion-man», qui décide d’inventer ses propres règles du jeu en marge de la Fashion-Jungle avec Misericordia, un projet de création artistique et d’engagement social qui fêtera ses 10 ans l’année prochaine et dont toute l’iconographie résume l’esprit : « manos, espiritu y corazon ».
Côté collection, on se rassure tout de suite, on est loin des ponchos multicolore à franges et des bonnets à pompon, en revanche OUI au meilleur des matières péruviennes : baby alpaga et au coton bio de pima (si rare et soyeux qu’on le surnomme la soie d’Amérique du sud), de la qualité avec des coupes intemporelles, touche street-wear et graphismes moderno-latino. Perso j’ai un coup de cœur pour la chemise délavée en denim et le polo à logo.

Et quand il lui reste du temps, l’homme-orchestre (le premier qui me sort un jeu de mot moisi à base d’ocarina et de flute de pan, je le spam) collabore aussi ponctuellement avec Kris Van Assche, Matali Crasset, Lutz ou encore Waiting for the Sun.
Donc, tous à la nouvelle boutique rue de Charonne et hop direct à l’impressionnant confessionnal du 19ème siècle, installé au fond de la boutique, qui sert de cabine d’essayage et où on pourra succomber sans complexe à la mode, tout en prêchant son engagement social. C’est beau !

Bref, finalement Aurelyen illustre bien l’hymne national péruvien: « Somos libres, seámoslo siempre » (nous sommes libres, restons-le à jamais).

MISERICORDIA – 7-9 RUE DE CHARONNE – 75011 PARIS

www.misionmisericordia.com

Boutique-Misericordia-Bastille

Boutique-Misericordia-Bastille-Charonne-lieu-concept-store-architecture-retail-window-display-selection-awards-01

Boutique-Misericordia-Bastille-Charonne-concept-store

19C311-18 Soberbio Man Coat

22 juillet 2013

VELOFF 2013 par ISABELLE

Le Véloff, c’est une course complètement informelle organisée le jour de l’arrivée du Tour de France par une poignée de gars qui font (ou pas) du vélo. En résumé, les équipes de cyclistes suivent un parcours entre le café chez Jeannette, jusqu’à un autre café, le Bellerive. Ça vous donne un peu une idée de l’ambiance.
Chez Smile and save the Planet on adore le vélo (entre autres) et nous étions donc ravis de participer. Grand merci et bravo à Virginie, Thibaut, Caroline, et Guillaume, qui ont fièrement arboré les couleurs de notre blog chéri.
Et mercis aux gentils organisateurs, particulièrement Alex et Arthur. Et aussi Eveline ;).
C’était vraiment bien !

team-smile-and-save-the-planet

Veloff

veloff-2013_2

veloff-2013_11

veloff-4

18 juillet 2013

WANTED: COLLECTION WAIT par ISABELLE

Wanted: la collection 100% made in France -mailles fabriquées en Bretagne- de chez Wait, la boutique lancée par les créateurs de la marque de lunettes Waiting for The Sun.

Donc voilà. Être green, c’est pas forcément aller courir au Pôle Nord pour sauver des bébés phoques (même si courir, on aime bien, n’est-ce pas Anto, réalisateur de ce joli film ? ), c’est juste apprécier les belles choses manufacturées pas trop loin de chez nous. Bisous xx

Collection Homme, disponible en septembre à la boutique WAIT, 9 rue Notre Dame de Nazareth, Paris 3ème.

30 mai 2013

MOOD: ONE OCEAN ONE BREATH par ISABELLE

Eusebio and Christina Saenz de Santamaria are professional freedivers –real athletes– who share their passion and work with photos and videos.

I just fell in love with these graceful and stunning images! But I can’t help thinking of the ocean, so powerful and yet so fragile. We HAVE to protect it. Which means: less plastic, less waste, less energy –turn off these lights you don’t rally need ;)–, and more recycling… Even cigarette butts thrown on the city streets end up their trip in the ocean. YES. And, they are NOT biodegradable. And, oh, as you probably know, they contain harmful chemicals.

So, while you enjoy these wonderful shades of blue, just think about it. It’s just a few simple simple actions to take, but if we all do, they will have a tremendous impact. Love xx

http://www.oneoceanonebreath.com

Saenz-de-Santamaria-Freediving

Saenz-de-Santamaria-Cenotes-Freediving-01

_Saenz-de-Santamaria-Cenotes-Freediving

Saenz-de-Santamaria-Freediving-Hawaii-2012-02

10 avril 2013

JANE GOODALL-GOOD FOR US ALL par TIFFANY

Dr. Jane Goodall with Gombe chimpanzee Freud
© Michael Neugebauer, photo from janegoodall.org

I recently saw Dr. Jane Goodall speak. I went with my mom, and didn’t realize that it would be the perfect mother-daughter bonding opportunity. The thing is, Dr. Goodall’s mother encouraged Jane at every step towards becoming the figure she is today.  Her message was clear : let children play in the dirt and teach them about how to take the future of the planet into their own hands because we’ve done a good job of making a mess of it. The interdependence between generations is a central part of Dr. Goodall’s legacy. Even in her acknowledgement of the depressing state of environmental affairs, Dr. Goodall’s discussion was joyful and hope-affirming. My favorite thing she said is, « It isn’t a good day unless something can be added to your store of memories. » I’ll take that advice.

Jane-Freud

19 janvier 2013

WANTED: WRANGLER ECO DENIM par ISABELLE

Alors que Levi’s, Zara, Benetton s’engagent, aux côtés de Greenpeace, à réduire les produits chimiques dans leur production pour… 2020 (WTF, c’est dans 7 ans !!!!!), me voilà l’heureuse propriétaire d’un jean « eco treated », aujourd’hui même.

Nous savions déjà tous que Wrangler est une marque cool. Depuis, le groupe VF (Timberland, Vans, The NorthFace… ) a commencé à mettre en place une production plus clean.
La plupart des produits que Greenpeace demande de bannir d’ici 2020 le sont déjà chez Wrangler… Tout simplement.
Encore mieux, 15% des jeans sont façonnés dans les usines propres du groupe, selon le process « eco treated » : des délavages à l’Ozone (O3), qui permet de réduire de moitié la consommation d’eau, d’énergie et de produits chimiques. Ce n’est pas encore ce qu’on peut appeler une production éco-responsable, mais le groupe s’engage à développer plus loin cet engagement.

Donc, visiblement, en matière d’eco treatment, c’est un peu comme pour le sexe : ce sont ceux qui en parlent le plus qui en font le moins.

 

Petit aperçu de mon nouveau slim « Molly ». Je ne sais pas si c’est l’eco treatment, mais il est tellement confortable qu’on pourrait le porter pour faire son yoga. Ah non, allons plutôt danser…
I love. Merci Wrangler

molly-wrangler-slim-eco-treated-denim

 

Et voici la version homme. Ouhhh, il fait chaud tout à coup.

wrangler-eco-treated-denim-pants





17 janvier 2013

VEGAN OR NOT VEGAN? par ISABELLE

Big question. Je n’ai jamais vraiment aimé les produits carnés et déteste le fromage. Plus ça va, plus je me veganise (vegan = sans aucun produit animal). Ultra consciente des effets de la consommation de produits animaux sur la nature et sur la santé, mais entourée de carnivores les plus convaincus, j’ai du mal à trouver le bon régime…
D’ailleurs, il faudrait peut-être commencer à se poser des questions sur l’élevage et abattage des animaux, ces êtres dotés d’un système nerveux quasiment similaire au nôtre, contrairement aux végétaux qui ne possèdent aucune faculté à ressentir la douleur ?

Ça parait débile d’écrire ça, mais cette petite précision s’impose au vu de « pertinentes analyses anti vegan » collectées sur l’hilarant tumblr « LE VÉGÉTARISME M’A TUER » , que je recommande vivement.

Extraits :

VEGETARISME-VEGAN3

VEGETARISME-VEGAN-4

VEGETARISME-VEGAN-2

No comment…

Dans notre culture, il est inacceptable de laisser souffrir un être humain, même s’il a perdu toute conscience de sa propre existence. En revanche, on peut suspendre une vache par les pieds, l’étourdir sommairement, puis la laisser agoniser pendant plusieurs heures sans que ça choque personne. Enfin si, ça choque une poignée de « gonzesses anorexiques »… Ultra informées, surtout, bande de nazes.
Souvent, les végétariens sont associés à des mauviettes. Je vous rappelle que Carl Lewis a obtenu ses meilleures performances lorsqu’il a tourné VEGAN. Oui, vegan. Bon d’accord, il n’a pas consommé que de la salade, mais quand même ! Pour lui, le veganisme a joué un rôle certain. Le système musculaire a besoin -entre autres- des enzymes contenus dans les légumes et fruits frais, pour se construire. Conclusion, les mauviettes sont certainement ceux qui ne mangent PAS de produits végétaux…

Durant des centaines d’années, notre société occidentale a considéré la traite des noirs, la torture, la peine de mort, comme choses normales. On envoyait les homosexuels en prison, les femmes ne votaient pas, c’était normal de frapper un enfant, on coupait la main du voleur… Une société, ça évolue, et en mieux, malgré les aléas pas toujours reluisants de l’histoire contemporaine. Notre rapport avec la gent animale va sans doute se modifier progressivement, au fur et à mesure que nous allons prendre conscience qu’une telle cruauté est tout simplement inhumaine.

L’avancée des fastfood et la ruée vers les produits carnés de merde de supermarché low cost dégueulasses progresse encore, mais je suis certaine que cette tendance va peu à peu s’inverser.

Donc, tournons tous vegan, c’est bon pour nous ? Ce régime radical nécessite une (petite) dose de psychorigidité qui me gêne. On ne peut pas vivre dans le contrôle permanent, cela revient à une privation de liberté (plus qu’une privation gustative, pour ma part). L’alimentation guidée par l’angoisse de mourir, bof… L’alimentation guidée par la culpabilité, bof bof… L’alimentation dans le plaisir, là d’accord. Ça commence à venir, on croise de moins en moins de dépressifs dans les magasins bio, la France n’est pas encore un paradis pour végétariens, mais ça arrive, patience !
Cela revient à poser la question du sens de la vie : le but c’est quand même d’en profiter au maximum, non ? Épicurisme et veganisme vont de pair, –c’est mon avis– à condition de ne pas être trop obsédé par la question, et donc de faire quelques écarts, parfois. Pour les repas exceptionnels, comme ceux, hahem, que j’ai pris entre le 24 décembre et le 3 janvier derniers. Car ce qui me gêne dans un régime strict, et bien c’est le côté strict… Et un peu communautariste. Les excès, c’est important, nan ?

Et bien ça a un nom, figurez-vous, et ça s’appelle « flexitarisme » !

Pour moi c’est ça, la vraie vie : au jour le jour manger végétal, très très frais, souvent cru, des aliments très variés (je découvre sans cesse des nouveaux trucs incroyables, beaucoup plus goûteux que n’importe quel steak, ça encore c’est une idée reçue, que les légumes fruits et autres protéines végétales sont fades ! ! ! ! ) – (et c’est pas si compliqué que ça en a l’air) – (Et puis Bob’s Kitchen fait très bien la cuisine). C’est ça le vrai plaisir. En revanche, pour les jours de fête*, je me lâche**.
Tchin tchin et happy New Year, pendant qu’il est encore temps.

* Fête : « festin », une tradition qui existe dans la majorité des cultures, et qui, je crois, est essentielle. Que deviendrait notre magnifique tradition culinaire française en version vegan, beaucoup trop triste, non ? Dans certaines religions, on sacrifie (exceptionnellement) un animal pour l’occasion (peut-être, gravé dans l’inconscient collectif, en souvenir d’une fête spontanée, donnée lorsqu’on avait attrapé un gibier extraordinaire ??? Car non, l’homme préhistorique ne se nourrissait pas majoritairement de sa chasse, encore une idée reçue ! ). On danse, on boit, on fait des trucs qu’on ferait difficilement au quotidien…
Jusque dans les années 50, le menu riche, carné, était tout simplement réservé à la fête. L’ordinaire était, même dans les catégories de population aisées, plutôt « maigre ». Aujourd’hui, la viande n’est plus un luxe car produite industriellement.
Notre corps peut-il s’habituer aussi vite que notre portefeuille à ces changements ? À vous de voir. En tout cas, nous n’avons plus à risquer nos vies pour faire bouilllir la marmite –enfin, pas au sens propre–. Et si on se préoccupait des vies de nos camarades les bêtes ?

** Pas de foie gras, cependant… Peux pas…

sans-viande-je-serais-pas-en-bonne-sante-

30 novembre 2012

MOOD: WE ♥ STELLA par ISABELLE

« There has never in history of fashion been a British fashion house with a woman’s name on the label that has ever been truly global. »

That’s what Stella McCartney was told. But she couldn’t hear that -damn she was right- ; and even added another difficulty: sustainable production. Yet, Stella has just been named both ‘Designer Brand of the Year’ and ‘Designer of the Year’ at British Fashion Awards.

Thank you Stella for making fashion, beauty, femininity, creativity, glamour, compatible with a responsible business. And, congratulations.

stella_mc-cartney-british-fashion-awards

1 novembre 2012

WANTED: THREE SEVEN par ISABELLE

Caroline-petit-et-jonas-mason-three-seven

Three Seven, les meubles chinés et customisés au cœur des Etats Unis par Caroline Petit et Jonas Mason -qui « boivent, qui fument mais qui mangent bio »-, sont de retour à Paris. Après le trop court pop up store rue Richelieu, on peut les retrouver aux Puces de Saint Ouen, 104 rue des Rosiers, juste à côté du nouveau restaurant de P. Starck…

25 octobre 2012

CONVERSATION AVEC EMILIE LUC DUC par ISABELLE

L’adorable et talentueuse Émilie Luc Duc est directrice artistique de Rodier, marque Française spécialisée dans la maille depuis 1852. Son sens du style, et sa générosité dans le travail m’ont interpellée, j’ai donc eu envie de l’interviewer plus précisément, et ce fut fort agréable.

EmilieLucDuc

Nous voilà donc un vendredi matin –ce n’est pas encore tout à fait le week-end– au Café Madam –qui propose d’ailleurs quelques plats bio– devant un café crème au goût de dimanche ensoleillé.

Emilie-LucDucInterview

Emilie a totalement dépoussiéré le style Rodier, sans gommer l’héritage très français tellement élégant qui caractérise la marque. Une prouesse, jugez en par la collection hiver 2012-13 en vente en ce moment :

Rodier-campagne-ah2013

Rodier-campagne-automne-hiver_2012_13

Rodier-automne-hiver-2012-13

Rodier-automne-hiver-2012_13

La collection été 2013, tout juste dévoilée, a attisé ma curiosité.

IRG – Quelle a été ton inspiration pour cette collection ?

ELD – La collection d’été s’inspire du bain de soleil, de ces moments de flânerie de plein été sous un parasol et d’une femme française qui pourrait être une héroïne de Sagan dans un film de Sofia Coppola. C’est une série d’instantanés cinématographiques… Des découpes de maillot rétro, des jeux de bretelles et des touchers éponge sont transformés en robes élégantes et colorées.
J’ai aussi voulu mettre en lumière une certaine innocence, avec des motifs graphiques tricotés et des jeux de rayures distordues qui rappellent les mosaïques et les rayés des fonds de piscine.

IRG – As-tu mis l’accent sur une fabrication Française pour cette collection ?

ELD – Oui, nous avons la volonté de rapatrier certains thèmes en France, et notamment les thèmes de coupé-cousu, qui sont plus faciles à fabriquer ici.
Rodier est une maison française ancienne qui a toujours eu la volonté d’innover dans le textile en inventant de nouvelles matières comme le Jersey pour Mademoiselle Chanel. Fabriquer certains modèles de jersey, de molleton, par exemple, permet de valoriser notre savoir-faire et notre patrimoine.

IRG – Est-ce que tu suis les fabrications ?

Oui, je suis en contact avec les fabricants, mais je ne vais pas systématiquement dans les usines… Le fait de faire fabriquer en France aide parfois à la compréhension des modèles. On gagne du temps aussi !

IRG- Oui j’ai l’impression qu’on est en train de se ressaisir en France, il y a un moment où on a abandonné l’industrie de la mode, alors que la mode, c’est nous !!! Les Français, les Italiens, nous somme leaders…

ELD : Je travaille avec des ateliers qui n’ont jamais cessé d’exister, qui se sont accrochés et n’ont pas fermé, et c’est très agréable d’échanger avec des techniciens français ou Italiens. On partage le même héritage culturel pour les volumes, les points, la recherche…

IRG – Lorsque tu dessines une collection, est ce que tu penses dès le départ à la fabrication ?

ELD – Oui, bien sûr, et la fabrication est primordiale. Toutes les étapes sont importantes et donc tout prend beaucoup de temps. On peut avoir un très bon dessin sur silhouette, mais si on n’a pas un bon développement technique, quelqu’un qui comprend bien l’esprit du modèle, on a un rendu terrible !
Quand je rencontre les fabricants, une relation de confiance doit s’installer. Un bon technicien, un bon fabricant, aiment faire de nouveaux essais, expérimenter…

IRG – Comment rencontres-tu les fournisseurs ?

ELD -  Ils viennent nous voir et nous montrent ce qu’ils savent faire. Si le degré de qualité nous convient, on peut décider de travailler ensemble sur quelques modèles.
D’un point de vue créatif, c’est intéressant aussi… Parfois j’ai en tête un jeu de points ou un volume, qu’on n’arrive pas à faire, puis un jour un atelier réussit à le faire, vient me voir avec un échantillon, et là, je suis aux anges !

C’est agréable d’être dans l’échange. Mes modèles sont parfois compliqués et j’aime entendre que certains ateliers ont aimé ces défis… que les les techniciennes se sont amusées à trouver de nouvelles solutions techniques pour les réaliser. C’est un métier de passion dans lequel nous devons avancer ensemble pour que cela ait du sens.
Les techniciens que j’ai pu rencontrer ces dernières années restent des passionnés. C’est souvent des ateliers familiaux et cet amour du travail de la maille, de la recherche se transmet de génération en génération. C’est certain… Ils n’ont pas choisi ce métier par hasard. Je garde un souvenir très touchant d’une dame Italienne proche de la retraite avec qui j’avais travaillé sur des modèles entièrement drapés, twistés, très complexes en mise au point. Après des semaines de recherches, de modifications, elle avait trouvé le volume parfait.
Avant de partir, elle m’a prise dans ses bras… C’était compliqué et très différent  de ce qu’elle avait l’habitude de faire. Elle avait réussi. Elle était ravie!
Je suis très sensible à cette volonté d’aller plus loin, de continuer à chercher, à déveloper de nouvelles idées, de nouvelles techniques…

Et puis, lorsque la collection est bouclée, il faut mettre en valeur toutes les réalisations : la dernière étape importante, c’est le catalogue, les campagnes. Là aussi il est primordial de construire une image juste, précise.


Merci Émilie ! Et voici un aperçu de ce que nous aurons toutes envie de porter l’été prochain -vivement le soleil et les heures perdues au bord de la piscine- :

Rodier-printemps-ete-2013

Rodier-printemps-ete_2013

Et ce n’est pas fini… En décembre sera dévoilée la première collection de prêt à porter par Repetto, également dessinée par Emilie (elle compare ses grosses périodes de travail à de la compétition sportive ! ). La collection se compose d’une vingtaine de modèles autour de la garde-robe de la danseuse, très épurée, qui parle d’elle-même : on revient à l’essentiel. Il y a de la maille, du jersey, et du flou : des tutus, beaucoup de transparences, de subtilité et de féminité. Tout est fabriqué en France, un peu en Italie, et une toute petite partie en Hongrie, avec de très belles matières naturelles françaises et italiennes.
J’ai hâte de découvrir ça !

Portraits © Vianney Tisseau

2 juillet 2012

EAT YOUR VEGGIES par ISABELLE

Depuis le temps qu’on rabâche que manger des légumes est moins impactant sur la planète et meilleur pour la santé, on en déduit que si on joue avec la nourriture, autant qu’elle soit végétale. Expérimentation photographique de Dan Cretu. Mention spéciale pour le vélo, of course.

dan-cretu-fruit-camera

dan-cretu-seeds-football

dan-cretu-fruits-camera

dan-cretu-pepper-veggies-motorbike

dan-cretu-bicycle-oranges

17 avril 2012

WANTED: DOLCE&GABBANA LEOPARD BICYCLE par ISABELLE

♥ I WANT ♥

velo-leopard-dolce-gabbana-

Via L’Officiel

2 avril 2012

MY OWN PRIVATE ENERGY DRINK par ISABELLE

Le dimanche, j’aime bien courir au bord de l’eau. Ce qui nécessite une certaine dose d’hydratation, sinon ça peut faire très mal… Je teste depuis quelques semaines un energy drink home made 100% naturel, et apparemment très efficace, mille fois meilleur que les boissons industrielles fluorescentes, et mieux que l’eau toute seule qui n’est pas isotonique.

Recette : mettre le jus d’une orange pressée, une grosse pincée de sel de mer non raffiné, une grosse cuillerée à soupe de miel dans une bouteille isotherme, rajouter de l’eau filtrée à votre convenance, bien mélanger, c’est prêt.

isotonic

PHOTO :

Bouteille basique en aluminium de chez Muji, miel de France (sachant que les petites abeilles ne mettent que des bons produits dans leur miel, sans les pesticides, il vaut mieux acheter du miel local non bio que du miel bio qui vient de l’autre bout du monde). Nan je ne fais pas la collection de pénis de gorilles dans du formol, les trucs bizarres dans la carafe sont des charbons purificateurs d’eau Sort of Coal. No plastic, by the way.

7 décembre 2011

Y’A-T-IL DES GREEN PUNKS DANS LA SALLE ? par ISABELLE

On me reproche de ne pas être assez punk… Parce que je fais attention tout le temps et à tout. Je mange très peu de protéines animales -ma conception de la « bonne bouffe » est limite spartiate-, je bois peu d’alcool, je ne consomme pas de plastique, ni de plats préparés, je lis toutes les étiquettes y compris les lieux de fabrication du moindre petit truc qu’il m’arrive d’acheter, je fuis les E comme la peste, je fais du sport, je surveille ma consommation d’énergie… la vraie control freak parano, quoi. Et en plus je me permets de critiquer ceux qui me préparent super gentiment à manger ! C’est pourtant moi qui dis tout le temps que les écolos sont chiants comme des rats morts. L’hôpital se fout vraiment de la charité…

D’ailleurs la semaine dernière j’ai eu un appel au secours de Héléna de Bazar-Bio, qui a eu à gérer sur son site le commentaire d’une super control freak, pestant que le site ne vend pas que du 100% bio, que ça manque de labels, gnagnagna… Et après on s’étonne qu’on nous prenne pour des Ayatollah.

J’ai aussi repensé à cette statistique -vraie- qui montre que si nous vivions tous comme des américains il nous faudrait trois planètes Terre. Ok, c’est sans doute triste mais le jour ou le petit Bengali moyen aura le même frigo qu’un Yankee, les poules auront 6 pattes (transgéniques bien sûr). On a beau être pour la répartition des richesses, le même montant du compte en banque pour tous on y croit moyen.

Donc, go green, les gars, mais il ne faudrait pas s’énerver ! En outre, plus on est nombreux à virer vert, mieux c’est, non ? Ce n’est pas en faisant la tronche qu’on va leur donner envie, à tous ceux qui n’en n’ont rien à faire de la planète. On se détend, on peut faire des entorses, et surtout, je sais c’est dur, mais on va éviter d’emmerder le monde. Bref, tout est une question de dosage… Genre on ne devient plus écolo par peur (peur de s’intoxiquer, peur pour l’avenir, peur pour ses enfants) mais par plaisir, esprit positif, et une conscience naturelle, sans drama. Visiblement, le « écolo positif » est une tendance sociologique déjà bien en place puisqu’il m’a semblé remarquer moins de vieux dépressifs chez Biocoop, et de plus en plus de jolis garçons. Oui c’est devenu un bon spot de drague le samedi après-midi, les filles, vous avez bien lu ! En outre, il y a plein de trucs punk cool qu’on peut faire, sans impact sur l’environnement. Comme danser, par exemple, mais pas que…

Chers amis écolos, si vous êtes d’accord, lâchons-nous un peu, soyons un peu plus punks, quittes à avoir parfois mal aux cheveux. Je ne saurai sans doute jamais soigner un hangover corsé avec des huiles essentielles bio, mais j’aime bien l’idée. The Planet’s not Dead, let’s rock !

save-the-fucking-planet