Archive pour la catégorie ‘MODE’

10 mars 2010

CHANEL EN MODE POLAIRE par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Après Vivienne Westwood à Londres, Karl Lagerfeld aborde à son tour le changement climatique, à Paris. Avec style et irrévérence, bien sûr. Pas si étonnant, finalement, de la part de celui qui avait déclaré « Environmental activists have a point but should learn to dress better ».

L’invitation illustrée par un ours polaire aiguise déjà la curiosité. Ce thème est relayé pas la bande-son, une voix masculine scandant « Ich möchte ein Eisbär sein ».
« Je veux être un ours polaire », dans la langue maternelle de Herr Lagerfeld. Le décor, constitué de blocs de glace venus spécialement de Scandinavie, baisse d’avantage encore la température. Car Karl, avec cet iceberg, veut prouver que le Globe se rafraîchit.

Il n’a pas besoin de beaucoup d’arguments ! La collection A/H 2010 reflète totalement la tendance glaciale de cette fin d’hiver inhabituellement transie. Brrrrrr. Heureusement les fourrures (fausses, Karl ayant le coeur trop tendre pour maltraiter un quelconque animal) et le look Eskimau étaient assez présents pour réchauffer le climat de ce show.

Vous ne trouvez pas, vous, qu’il a fait trop froid cet hiver ?

Moi, si. Et j’attends le printemps avec impatience, en espérant que bientôt, l’on ne confondra plus « RÉCHAUFFEMENT » et « DÉRÈGLEMENT » climatiques.

Et l’hiver prochain, à vos fausses fourrures !

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Via Reuters et Café Mode, par Géraldine Dormoy, my favorite fashion blogger !

26 février 2010

VIVIENNE WESTWOOD RED LABEL par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

« THERE WILL ONLY  BE ONE BILLION PEOPLE LEFT ON EARTH BY THE END OF THE CENTURY DUE TO CLIMATE CHANGE »

« LOYALTY 2 GAIA » … That’s what you could read on Vivienne Westwood’s Red Label Autumn Winter 2010 fabulous Collection, a few days ago, at London Fashion Week.

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© Vivienne Westwood

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Vivienne Westwood not only speaks on her creations, she also has developped Manifesto, her « on the side » project displaying a new way of life. She advocates we should consume less, including buying less of her own clothe ! How cheeky.

« The manifesto is a practice. It is developping the deep interest you already have.
You’ll find that you consume less,
You’ll start to understand the world you live in,
You will start to understand your place in it,
You will have a view on human nature that is really profound.

We need to save the planet, and we need to save the human race with it !
Right now we face the most terrible ecological disaster.
The manifesto is all about the things we can do. »

« If you change your life, you change the world. »

Watch interviews of her explaining the manifesto here : http://www.activeresistance.co.uk

10 février 2010

MISERICORDIA par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Misericordia c’est une histoire incroyable, presque un miracle, qui tient du surnaturel.

Je connaissais les produits, j’avais offert un tee-shirt en coton bio à « Monsieur M »,  j’aimais le style et j’avais suivi de loin cette marque un peu spéciale. Je ne réalisais pas à quel point Misericordia est un ovni dans la mode.

Je m’en suis rendu compte en croisant Aurelyen sur le salon Who’s Next. Ce garçon dégage quelque chose d’unique. Je l’ai donc rencontré, afin qu’il me raconte son aventure. Il y a presque 8 ans, Aurelyen alors professeur en école d’architecture a croisé Mathieu qui rentrait du Pérou, avec en tête un vague projet pour aider une école de couture à Lima. Il a foncé sans trop se poser de questions, s’est retrouvé dans des conditions extrêmes au milieu d’un bidonville, dans une famille élargie, à communiquer par gestes. Loin des préoccupations de tout parisien qui se respecte, sa vision du monde a totalement changé. Il est alors devenu péruvien de coeur, et voulait construire « quelque chose ».

Rentré avec 160 tee-shirts et 160 sweats fabriqués aux couleurs de l’école Misericordia, il provoque une exposition, tout est vendu. Puis c’est le premier salon de mode, où Misericordia rencontre un grand succès auprès des acheteurs des meilleures boutiques de la planète. L’atelier s’est développé de collection en collection, dans un mélange de rires, de fierté, de larmes et de persévérance. Aujourd’hui, il produit 15.000 vêtements par an, mais fonctionne toujours dans une ambiance familiale impliquant chaque intervenant à sa juste valeur. Puis le coton bio, cultivé au Pérou, a fait son apparition, non sans difficultés. Sa qualité n’en est que plus… exceptionnelle.

Très plébiscitée, la marque s’est imposée rapidement comme une référence. Aurélyen dit qu’il n’a pas fait exprès, mais son oeil est là, il a un sens du style très sûr, et le choc des cultures a fait le reste. Misericordia est une grande famille qui fabrique des vêtements « remplis d’émotion ».

Lorsque je lui demande quels sont ses gestes quotidiens pour sauver la planète, il me dit qu’il s’en fout, et puis se ravise en me sortant une longue liste, dont « manger moins de viande, plus de poisson pêché artisanalement, et plus local. Mais c’est plus facile au Pérou. »

Et à la question traditionnelle qui clôt les interviews de SASTP : « Pour convaincre la terre entière au développement durable : quel serait VOTRE ARGUMENT INFAILLIBLE ? », Il me répond : « Il suffit d’aimer la terre et de la regarder, pour être convaincu. Il faut regarder les autres, ne pas avoir peur des différences, et comprendre la beauté du collectif et oublier l’égoïsme des solitaires et des peureux. »

Miséricordia est une magnifique marque à (re) découvrir sur www.misionmisericordia.com et à acheter entre autres au Bon Marché, et chez Colette.

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26 janvier 2010

WHO’S GREEN ? WHO’S NEXT. par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Les salons Who’s Next et Première Classe dédiés à la mode ferment leurs portes. Je suis allée humer l’air des collections A/H 2010, la visite fut presque jubilatoire tant le green arrive à grande vitesse, de saison en saison. De nouvelles marques font leur apparition, tandis que les marques présentes depuis longtemps déjà se développent sans demander leur reste.

La mode responsable arrive aussi chez des labels « traditionnels » comme la jolie suédoise  TWIST&TANGO, qui a développé un style personnel pour tous les jours. Ce concept est prioritairement mis en avant, ce qui n’empêche pas la marque de se « soucier de l’impact sur les gens et l’environnement », en mettant un code de conduite social et écolo progressivement en application.

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Les marques clairement estampillées écolo, elles, ont vraiment trouvé leur place. Elles s’intègrent très bien au décor et n’ont plus besoin d’être présentées dans un contexte spécial : ce sont des marques de mode à part entière.

Cependant, les contraintes restent très importantes en matière de fabrication. S’il est de plus en plus facile de trouver des matières premières comme le coton bio, l’éventail des matériaux green reste assez restreint. Les tissus plus élaborés et novateurs, les couleurs ainsi que certaines colles, ne trouvent pas leur équivalent, ce qui réduit un peu les possibilités de création. Les designers doivent faire preuve de beaucoup d’ingéniosité et créativité.

Parmi les découvertes de cette saison, les sneakers FYE (For Your Earth) dont la semelle est composée de chaussures hors d’usage, laissées au rebut par Emmaüs même. Les vieilles paires sont transportées dans des containers, qui retournent habituellement à vide dans ce sens, jusqu’au Vietnam où est assurée la production. Tout est pensé jusqu’au moindre détail, depuis les matériaux jusqu’à l’emballage. Les semelles sont caractérisées par de petites inclusions dans la masse que vous ne retrouverez pas ailleurs…

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www.foryourearth.com

ANNIE GREENABELLE, marque un peu plus girlie déjà adoptée par Agyness Deyn, est vendue chez Top Shop. Les matériaux sont 100% organiques ou recyclés, et 100% british.

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www.anniegreenabelle.com

HARRICANA : une marque à l’accent canadien créée par Mariouche, véritable pionnière du recyclage de fourrure. Les visons et renards sont comme neufs ! Si vous êtes en overdose de fourrure, sachez qu’elle réutilise également les soies de la robe de votre grand-mère, ainsi que d’autres matériaux luxueux et nobles.

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www.harricana.qc.ca

TUDO BOM : le « Brasilian Apparel » à l’esprit festif ensoleillé et au coton bio. Le nom veut dire « comment ça va ? » en brésilien, LA phrase entendue matin midi soir, toujours avec le sourire.

Tudo-Bom-vetements-en-coton-biohttp://www.tudobom.fr/

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Et toujours, Veja dont nous avons parlé, et Misericordia dont nous parlerons bientôt.

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La meilleure nouvelle est gardée pour la fin : les prix ! pour certains produits, moins chers que leurs concurrents non bio. Alleluiah.

13 janvier 2010

H&M IS GOING GREEN par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

No doubt green is in the air. H&M is lounching a collection using organic cotton and linen, recycled polyester (made from PET-bottles or textile waste) and Tencel (renewable material produced with minimal environmental impact). The H&M « Garden Collection » is a nice opportunity to wear organic clothes at low prices. You’ll just have to wait until march 25th to get it. Available all around the world.

I like the designs but I still wonder why brands almost always make organic clothes look so hippie ?

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30 décembre 2009

YSL NEW VINTAGE II par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Le luxe, la mode, le développement durable. Non, il n’y a pas d’intrus.

Stefano Pilati, génial directeur artistique de la marque Yves Saint Laurent, lance la deuxième édition « New Vintage ». Une collection capsule dont la volonté fièrement affichée est de piocher dans les restes de tissus des années précédentes pour la production de pièces luxueuses en toute petite série.

La résolution anti-gaspi de Monsieur Pilati pourra ainsi réduire les émissions de gaz à effet de serre et la pollution industrielle générés lors de la fabrication des matières. La saison automne hiver 2009 présentée en juin dernier avait à juste titre rencontré un succès commercial somptueux, ce qui démontre -encore une fois- que le développement durable peut être attractif et rentable. Smile, à l’époque à l’état de gestation, était resté muet au sujet de l’événement, mais se rattrape aujourd’hui en encourageant celles qui voudraient s’adonner à la « slow life » en même temps qu’à Yves Saint Laurent.

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« NEW VINTAGE II » est en vente dans les boutiques Yves Saint Laurent de Paris, New York et Londres en édition limitée et numérotée. www.ysl.com

Je ne dispose d’aucune image de la collection pour habiller ce post. Vous devrez vous contenter de la mythique photo du maître dans son plus simple appareil, immortalisé par Jean-Loup Sieff en 1971.

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www.jeanloupsieff.com

14 décembre 2009

DANS LE SAC par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Certains sacs à main ont vu couler beaucoup d’eau sous les ponts. Armée d’un marqueur fluo et de son ironie, en un tour de main Eveline les transforme en objets uniques et de convoitise.

On leur reconnaît l’allure des it bags du moment, ils ont en plus un petit air arty, super joli, impact sur l’environnement degré mini.

Bio rime aussi avec fluo !

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Une petite mention pour le E et le coeur enlacés de la signature, et pour la greenitude d’Eveline qui a troqué sa voiture pour un vélo.

Plus d’infos sur evelineparis9eme.bigcartel.com

3 décembre 2009

GOLD SAVE THE GREEN par CECILE DUCROT-LOCHARD

On a plissé des yeux devant la violence de « Lord of War ». On s’est repassé en boucle « Blood Diamond » (pas que pour Léo, on préfère Nicolas Cage d’abord) et on a bien décrypté le processus : le diamant, c’est définitivement pas du propre côté social, pas plus qu’environnemental d’ailleurs. La puissante De Beers a dû plier sous la pression des associations et la filière diamantaire, gouvernements et industriels réunis, a mis un peu d’ordre dans ses tablettes même si tout n’est pas encore brillant-brillant.

Qu’en est-il de nos gourmettes, alliance, collier, piercing (il en faut pour tous les goûts) ? D’où provient l’or qui pend à mon cou ? Une autre responsabilité me pend-t-elle au nez ?

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Hyperconsommatrice de mercure et de cyanure, l’extraction de l’or génère des tonnes de déchets toxiques. L’exploitation minière artisanale contribue au déboisement, à la dégradation des sols, à la pollution de l’air par le monoxyde de carbone, du sol et de l’eau… N’en jetez plus ?!!! Ben si : sur le plan sanitaire, elle peut engendrer des maladies respiratoires par l’inhalation de gaz et poussière…

Ma chaînette en métal jaune n’a plus le même éclat, là ?

Gold save the green :  c’est la ruée vers l’or vert !

La marque française J.E.L. – pour Jewellery Ethical Luxury – prend le problème à bras-le-corps et l’or éthique devient fantastique ! Dans la joaillerie, plus que jamais, la valeur n’attend pas le nombre des années : Erwan Le Louer, 25 ans, emblème de cette jeune génération de créateurs qui militent pour une luxe et une mode pleine de sens, a fondé J.E.L en mai 2009 avec pour mots d’ordre esthétique, transparence et responsabilité.

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J.E.L. a ainsi choisi de travailler un or vert, extrait en Colombie sans aucun ajout de composants chimiques et toxiques. Les pépites récoltées suivent un parcours de traçabilité et pour éviter tout gaspillage, un processus de recyclage a par ailleurs été mis en place.
In fine, les collections sont ultra raffinées et la beauté est soluble dans le DD !

Si vous n’êtes que presque convaincus, rendez vous aux ventes privées les 4 et 5 décembre à Saint-Germain des Près.

Plus d’information et vente en ligne sur le site www.j-e-l.fr/

Egalement en vente chez Colette et Franck & Fils

18 novembre 2009

FAIRY TOOTH par VINCENT BOUCHERON

Pas besoin de se coltiner les 2h22 de Blood Diamond (un de ces films qui semblent durer 23h24) pour capter que – justement – les diamants sont ensanglantés… EN-SAN-GLAN-TES parfaitement ! « Monnaie d’échange » pour les trafics d’armes en Afrique, les diamants entretiennent les conflits locaux avec les conséquences désastreuses que l’on connaît… Et là je vous parle que des diamants, je pourrai facile faire pleurer dans les chaumières avec l’extraction de l’or, le commerce des émeraudes ou encore celui illicite de l’ivoire. Autant vous dire que les bijoux c’est moche niveau impact social, écologique et environnemental.

Ca vous dit toujours de porter ces joyaux quand vous êtes conscients de ça ? Non, c’est bien vous êtes de braves filles… Et alors, arborez une molaire en sautoir, ça vous branche ? La canine d’un inconnu en chevalière ? Non ? Toujours pas ?… Etonnant ça…

Vous devriez y réfléchir à deux fois, parce que la créatrice australienne Polly Van Der Glas (lauréate du Craft Victoria Fillipo Raphael Fresh! Award, en 2006), elle, n’a pas de sang sur les mains : elle crée des bijoux uniques en argent massif avec des… dents (les vôtres… ou celles de vos proches… voire celles des cadavres que vous avez l’habitude de détrousser, mais c’est une autre histoire). Le résultat mi-gothique mi-futuriste est fascinant.

C’est quand même plus sexy et original que la « petite souris » pour une fin de vie de dent non ?

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Et si vous souhaitez donner un coup de main à la créatrice, envoyez-lui vos quenottes décédées, elle a (étrangement) un peu de mal à trouver sa matière première dans sa banlieue de Melbourne…

http://vanderglas.com.au/

18 novembre 2009

LIPSTICK TRACES par VINCENT BOUCHERON

Ziggy Stardust a été un putain de choc pour l’adolescent que j’étais… Whaaaaaaaou David Bowie avec son éclair rouge et bleu zébrant son visage, la liberté du double qu’il s’était inventé, on peut dire que ça fait partie des images qui m’ont fabriqué.

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Dès lors, j’ai développé une fascination immédiate pour les garçons maquillés. Pas ceux maquillés à la New Wave Néoromantique (Human League, Duran Duran, Visage, we’re talking to you…) ni à la Tokio Hotel, non je ne parle pas de travestissements à la Zaza Napoli, mais plutôt de ceux théâtraux, excessifs, grandiloquants, bref bigger than life… Leigh Bowery, Robert Smith de Cure, Kiss,  les délires mystico-art school à la MGMT, Empire of the Sun ou même à  Antony and the Johnsons, vous voyez le truc?

Je suis à deux doigts de tester le maquillage de mouette comme Kimera pour prendre le métro, seulement un petit truc me dérange (non ce n’est pas le ridicule) : la garantie « bio » du make-up.

Oui, parce que c’est vrai que s’appliquer des produits sur le visage (là où la peau est la plus fine et la plus fragile) c’est pas innocent. Je vous dresse la liste (non exhaustive) des petites perles de l’industrie chimique que l’on trouve dans le moindre cosmétique (vous verrez, c’est encore plus effrayant que Cannibal Holocaust) : parabène, propylène glycol, sodium lauryl sulfate, sodium laureth sulfate, formaldéhyde, huile minérale, petrolatum, diethanolamine, triethanolamine, AHA, alcool, collagène… Et encore, je pourrai ajouter : phtalates, plomb et ses composés organiques, mercure, pentachlorophénol, cadmium, hydrocarbures aromatiques… Autant vous dire que la plupart de ses substances sont au mieux allergènes au pire cancérigènes.

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Rassurez-vous, il existe des alternatives « bio » chez Dr. Haushka (qui a lancé sa ligne cosméto en 1999), Couleur Caramel, Harem des Sens, Bio-Nuxe et Une (en vente au Monop’)… Rassurez-vous oui mais en fait non… En effet, il semble que la femme bio ait une passion sans bornes pour le maquillage « nude », c’est-à-dire que l’ensemble de ces marques propose une gamme infinie de beige, de beige et de beige (l’extrême audace étant de proposer du « prune »)… Le reste de la gamme chromatique, les textures vinyles, les couleurs qui claquent – à croire que Nars ou MAC n’ont jamais existé – étant pour elle réservé aux filles de petite vertu donc pas bio pour un kopeck.

La solution ? Perso je recommande de s’attaquer directement la face à la peinture à l’eau écolo, d’origine uniquement végétale à base de curcuma, gardenia, paprika, betterave, sureau noir, choux rouge, spiruline, mûrier blanc, chlorophylle, safran, caramel, charbon médicinal… C’est vendu en plus dans une jolie boite métallique, dans un emballage en carton recyclé et fourni avec un pinceau en soie naturelle. On en trouve de très bien dans les bons magasins de loisirs créatifs (type Rougié et Plé) ou sur www.mondebio.com

17 novembre 2009

MORE RP ENCORE ! par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Stunning fashion accessories made out of dead animals, that’s what Reid Peppard crafts and designs.

People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) please stay calm. She collects them in London streets when they’re already passed away -unfortunately-.

Reid, who happens to be a vegetarian, is originally from California, but now lives and works in London. She is a supercreative stylist and taxidermist. See for yourself with this wonderful pigeon wing hair comb :

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and head piece :

rp encore pigeon wings hair pieceNecklaces, hairpieces, brooches, cufflinks, bow ties… all are made with natural materials like sterling silver and gold, or organically sourced leathers.

Beauty+Death=RP Encore !

Check the website : rpencore.com

29 octobre 2009

PROJET NUMÉRO 2 par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Le paradoxe Veja. Entreprise presque totalitaire, assurément jusqu’au boutiste !

Des matériaux et des traitements 100% bio. Chaque étape, de la fabrication au transport, est assurée de façon à impacter le moins possible la nature et l’homme. Un respect très strict du droit et de la dignité des travailleurs. Pas de publicité.
Une définition austère, des critères sévères, pour des produits sérieusement réjouissants !

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Après les baskets responsables, durables, désirables, rentables, vient la suite :

projet numéro 2 ne se porte plus aux pieds, mais au bras !

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Les nouveaux sacs répondent évidemment aux critères bio/écolo/beauuuuuuu.

Sneakers Veja SPMA Blue en cuir écologique et caoutchouc sauvage d’Amazonie/150€
Sac modèle Acacia – Castanho
http://www.veja-store.com/

24 octobre 2009

FOR THIS REHAB : I SAY YES YES YES par CECILE DUCROT-LOCHARD

Certaines cures de rehab’ n’ont rien pour réjouir notre amie Amy .

On adhère en revanche avec bonheur à la  « green rehab »  que propose la jeune créatrice Caroline von Barockine’s.

Sa mini-collection de sacs bio a tout pour nous convaincre d’oublier à jamais le plastique à usage unique pas du tout du tout fantastique :  20 secondes de fabrication, 20 minutes d’utilisation, 400 ans de désintégration.

La solution pour E-LI-MI-NER ?

Un  shopping acidulé, rétro ou gourmand pour des éditions limitées à 100 exemplaires. Le tout en toile de coton et velours bio équitable certifié.

Et pour les plus addict des grands classiques Kelly, 2.55 & Co, des imitations juridiquement très correctes des it bags existent désormais en version écolo et allégée de 3 zéros.

22 octobre 2009

BONNET DE GRAND-MÈRE par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Golden Hood propose des bonnets et des snoods loiiiiiin d’être fabriqués dans des ateliers précaires du Vietnam, puisqu’ils sont tricotés… tout près de chez vous. Par des grands-mères. Une bande de Mamies bien françaises, auto-entrepreneuses qui (re) commencent une carrière avec un savoir-faire vintage acquis dans leur enfance.

Sur le site www.goldenhook.fr, il suffit de cliquer sur la forme puis les matières et les couleurs de son choix. Les possibilités étant presque infinies, on est sûr de ne pas avoir la même tête que son voisin. Le design est super beau, les matières nobles, et le petit détail qui tue c’est la signature de la marque, un brin de laine dorée sur le bord.

Quinze jours plus tard le bonnet arrive, tout est réalisé sur mesure. Unique. Et même signé !
La petite étiquette intérieure mentionne le nom de la Mamie qui l’a confectionné avec amour, et celui de son destinataire. C’est MON bonnet.

Proximité, lien social, création de richesses et d’emploi, simplicité, économies de transports. Golden Hook est une entreprise éthique.
Belle idée !

bonnet golden hook et grand mère

14 octobre 2009

ET MAINTENANT LE SLOW WEAR par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

« Mes placards débordent, mais je n’ai plus rien à me mettre. »

Classique… Qui n’a pas rêvé de se « débarrasser » d’un accessoire adoré mais néanmoins jamais porté ?

Vestiaire de Copines est un site sur lequel on peut vendre, acheter, échanger des vêtements et accessoires. Et ça, c’est un concept très développement durable : du pur recyclage !

Ah bon, mais pour ça on a déjà e-bay ?

Ben non, e-bay c’est un dinosaure. Sur VdC lorsqu’on propose un article à la vente, il est validé par une équipe de stylistes, puis il est checké (pas de faux), et enfin joliment emballé avant d’arriver chez son heureux(se) destinataire…

Escarpin Chanel - Vestiaire de copines

Le site fonctionne aussi comme un réseau communautaire, il est donc le chaînon manquant entre e-bay, net à porter, et même facebook…

On y trouve des trésors…

Pas étonnant donc que la première à parler de slow wear n’était autre que la grande et visionnaire Mademoiselle… « la mode se démode, le style jamais ».

www.vestiairedecopines.com