Archive pour la catégorie ‘MODE’

5 décembre 2010

RATATAT IMPERIALS par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Recycling, Vintage, and DIY are sustainable, stylish, and fun.

GLAMOURDEATHTRANSFORMATION. Song : IMPERIALS by Ratatat (from NYC, with love).
Direction by Silja Magg (photographer) and Masha Orlov (stylist), that’s her on the video. She succefully mixes amazing new and vintage clothes and accessories.

2 décembre 2010

MON SLOW SHOPPING AU CENTRE COMMERCIAL par CECILE DUCROT-LOCHARD

Centre commercial // Définition : groupe nominal masculin désignant un monstre boursouflé d’escalators, un îlot artificiel de surconsommation hystérique, gonflé aux hormones d’enseignes transnationales (oui c’est le mot ad ‘hoc, on ne dit plus multinationales… ce n’est pas moi qui pérore, c’est le dernier  atlas des mondialisations du Monde).

Le nouveau concept-store ironiquement baptisé Centre Commercial, au 2 rue de Marseille – Paris X, c’est tout sauf ça ! Forcément,  ce sont 150 mètres carrés de pure épure et de commerce engagé, tout juste inaugurés par les deux fondateurs de Veja. Les puristes du développement durable affectionnent déjà la marque pour sa conscience, et les autres y viennent par l’esthétique. Les ingrédients de la boutique sont les mêmes ; on y retrouve forcément les sneakers en coton bio et caoutchouc naturel et les sacs Veja mais aussi une sélection pointue de créateurs de mode, cosmétiques (mention spéciale pour le choix de Doux Me, LA bio-marque française historique) et bijoux retenus pour leur plus-value humaine ou environnementale.

Centre-Commercial_Veja_1

Soyons clairs, je n’aime pas la mode éthique telle qu’on me la sert encore trop souvent, à coup de blouses déstructurées ou de chandails qui grattent et  j’«entorse» par conséquent mon règlement écolo intérieur juste pour parer mon extérieur.

Chez Centre Commercial, j’avais envie de tout ; et l’accro au shopping (mal assumée) qui sommeille en moi,  ne regrette pas ses moufles en laine d’agneau de la suédoise Camilla Norrback et ses bottes gardiannes au tannage végétal  « made in Camargue ». Car c’est là aussi qu’ils sont malins chez CC ! La valorisation des matériaux écolos c’est bien, le respect et la revalorisation des savoirs-faire locaux (français, anglais, danois…) c’est, si ce n’est mieux, complémentaire.

Centre-Commercial---La-Botte-Guardian

Chez Centre Commercial, on se cultive aussi : le ton est donné dès l’entrée avec, entre deux chemises en coton bio, un des livres de JR, l’artiste français qui a fait de la rue la plus grande galerie d’art et qui a signé cette année un superbe premier long métrage Women are Heroes que Smile vous recommande plus qu’ardemment. Une grande claque sur la dignité des femmes projetée à Cannes mais aussi pour mon grand bonheur cette semaine en clôture du Festival International du Film d’Environnement à la Pagode. Un peu plus loin, sur une table (belle et vintage elle aussi ), une sélection alternative d’écrivains et essayistes et toute la collection de l’excellent magazine XXI.

L’équipe nous annonce également des expositions temporaires et interventions  artistiques, et cela devrait être très chouette au milieu de l’offre permanente de mobilier, luminaires et porcelaine chinés par des brocanteurs : exposés pour l’ouverture, les néons de l’artiste brésilien Kleber Matheus font mouche.

Centre-Commercial-boutique

Mon prochain achat : l’une des très belles bicyclettes récupérées  et restaurées par l’association d’insertion Ateliers Sans Frontières (ASF), mais j’attends qu’on me vole mon vieux bicloune pour me l’offrir légitimement et continuer à « ralentir le rythme de notre société de vitesse » l’adage des deux fondateurs de Centre Commercial…

Centre Commercial

2 Rue de Marseille

75010 Paris

Ouvert du mardi au samedi de 11 heures à 20 heures et le dimanche de 14 heures à 18 heures.
Tél. : 01 42 02 26 08.
www.veja-store.com

11 octobre 2010

JUNK GRAPHICS / FASHION / INDUSTRY par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

L’ex nouveau logo de The GAP était-il une plaisanterie, ou la preuve que la mode est définitivement un produit industriel ?

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Où sont passés le glamour, le savoir-faire, l’unique, le beau, le rêve, le plaisir ?

La mode, -TOUT sauf futile-, est un vecteur essentiel pour comprendre une société. On peut constater que nos amis de GAP ont voulu associer ouvertement mauvais design -et là ce n’est plus une affaire de goût, que celui ou celle qui aime ce logo se dénonce- et junk fashion. Ce logo illustrait à merveille les processus de fabrication rapides, efficaces… et polluants.

Devant le flots de commentaires négatifs, changement d’avis : « Gap Listens to customers and will keep classic blue box logo ». Quand je dis qu’en tant que consommateur on a un pouvoir énorme…

On l’a échappée belle pour le logo, mais le jour où les grandes chaînes changeront leurs pratiques de production, les poules ne pourront plus avaler leur salive.

Visiblement le secteur du graphisme n’est pas très en forme aux Etats Unis, avec pour démonstration cette vidéo du designer Aaron Draplin intitulée « America Is F*cked……. (Graphically at least) ». J’aime bien (évidemment) quand il dit « how can you just pollute America », et je pense que la production graphique de masse illustre parfaitement l’état de l’industrie, aux USA et PARTOUT AILLEURS : almost F*cked…

Dans le meilleur des mondes, tout serait beau, gentil, propre et sans danger. On peut rêver, et on peut aussi éventuellement, tout en restant réaliste et sans retourner en 1060, avoir envie d’associer BEAU et ETHIQUE. Visiblement, pour le beau -au minimum le pas trop moche-, il y a une lueur d’espoir. Mais pour l’éthique, y’a du boulot. Réveillez-vous, bordel !


8 octobre 2010

FEATHERSTONE GREEN TEES par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

« GREEN IS NOT A COLOUR, IT’S A WAY OF LIFE ». C’est le motto d’Annabelle et Catherine, les deux créatrices de Featherstone, marque qui propose des basiques fabriqués dans le respect de l’environnement et de l’humain.

Je n’étais pas très convaincue par l’aspect green des premières collections composées de fibre de bambou et cachemires, mais quand l’intention est là ça ne peut qu’évoluer. Et la saison été 2011 sera trèèèèèès belle, et éco-conçue.

En attendant les créatrices ont lancé une ligne de tee shirts en collaboration avec des artistes comme André, Bettony Vernon, le groupe DURAN DURAN, en coton bio. Le coton, je le redis pour la millième fois, c’est 25% des pesticides utilisés dans le monde pour 5% des terre cultivées. Coton bio = foncez à 100%, donc.

Un des tees arbore le fameux motto. Le green, un art de vivre : j’adore et j’adhère.

www.featherstoneandco.com

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3 octobre 2010

WATER AND OIL par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Water & Oil by Steven Meisel / Kristen McMenamy / Vogue Italy / September 2010 issue

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12 septembre 2010

NU JEANS par TIFFANY

Gerard (dos)

If you are like me, you wear your jeans everyday a lot. Given that my jeans are like a second skin, I like the idea of wearing something organic. I was happy to discover Nu jeans.  Jean-Philippe, one of the co-founders of Nu believes that we have a lack of respect for the creation of the products we consume. He and his business partner Maxime are trying to change this mentality by offerering jeans that should be “worn to death”. And since my jeans are in heavy rotation, I like what Nu is all about.

I asked Jean-Philippe the question, “Why jeans?’. He explained that jeans are a critical product that symbolize the problem of fast fashion. The main goal of Nu is to produce high quality essential pieces that are organic and ethically produced. Jean-Philippe knows a lot about this because he studied sustainable development, and is interested in how we can apply these ideas to fashion. What is impressive to me is that Nu boasts a small area of production. There is a mere two hundred kilometers between cotton field and production. The denim itself is raw—a very rare quality in these days of worn-in, whiskered denim that you can buy off the shelf.  It’s these chemical treatments that have devastating effects on the environment, and on the people who are making them. And to emphasize how silly this used-denim trend really is, Jean-Philippe says, “If you buy a car, you don’t buy one that is a bit broken.”

Nu hopes to go beyond the concept of organic, and affect the way we consider clothing consumption. They have strong beliefs balanced with a good sense of humor (read their ten commandments), as well as a passion to create products of quality that aren’t just another pair of jeans.

30 juin 2010

PETIT PARADOXE À TALONS par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

J’ai remarqué que lorsque je parle du sujet « écolo » à une personne ses yeux se dirigent sur mes vêtements pour les décrypter. Question : mais ce que tu portes, tu l’as acheté où ?

Réponse : hormis quelques pièces acquises récemment, mon vestiaire ne contient que très peu de pièces bio et/ou équitables. Alors, faites ce que je dis, mais surtout pas comme moi ? Vous faites ce que vous voulez, mais pour ma part j’ai la conscience presque tranquille.

D’abord, j’achète peu : du vintage à prix dérisoire, un tout petit peu de bio/équitable depuis que des marques spécialisées commercialisent autre chose que des sacs à pommes de terre déstructurés, et comme tout ça est raisonnable il me reste un peu de fonds à investir dans quelques très belles pièces par saison. Je me trompe peut-être, mais je me dis que dépenser la même somme d’argent pour moins de produits, en évitant les enseignes qui « tirent » les prix tellement vers le bas que ce n’est PAS POSSIBLE qu’il y ait le moindre respect envers la planète, et encore moins envers l’humain, c’est une attitude écolo. Visiblement c’est joli aussi puisque hier j’ai eu la surprise de recevoir les compliments d’une rédactrice en chef mode pour un top que j’avais acheté il y a… plus de cinq ans.

Il y a quand même un dilemme pour cet été. J’ai grillé mon budget chaussures avec deux paires luxueuses et vertigineuses  -c’est déjà trop, je sais- que j’espère transmettre à mes petits enfants, en croyant que j’avais DÉJÀ assez de sandales plates. Sauf que celles que je préférais ont eu la désobligeance de me lâcher. J’ai claudiqué jusqu’au cordonnier le plus proche qui a fait une sommaire réparation afin que je puisse rentrer honorablement, mais il me reste quand même tout juillet et tout août à tenir. Sur 14 cm de talons ça risque d’être long. Je pourrais aller chez H&M, y trouver des sandales à 12 €, qui devraient quand même durer deux mois. Et bien, ça m’ennuie. Donc je dois réfléchir rapidement à une solution.

En attendant, j’ai photographié mes trésors.

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Nota Bene.
* La plus green des marques de luxe est Hermès, qui utilise en majorité des matières naturelles et traditionnelles, et qui emploie plus de 500 personnes qualifiées, en France, en HQS (haute qualité sociale). D’où le Birkin à 5 000 €.
* Le coton représente 5% des terres cultivées pour 25 % des pesticides dans le monde. Les conséquences sur les nappes phréatiques et la santé des ouvriers agricoles sont désastreuses. Pour quelques centimes de plus, on peut acheter de la « junk fashion » bio, c’est déjà énorme.
* La paire de Pierre Hardy ci-dessous a été fabriquée en Europe… probablement…

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23 juin 2010

VALENTINE, ON VEUT TOUTES ÊTRE SA COPINE ! par CECILE DUCROT-LOCHARD

Si vous avez le bonheur de la croiser dans sa boutique de la rue Charlot à Paris, engagez la conversation avec la belle et rebelle Valentine Gauthier ! La créatrice est intarissable sur l’histoire des matières nobles qu’elle utilise et qu’importe si vous venez à sa mode pour ses coupes hyper identifiables (architecturales, ludiques, rock et rétro-chic ) ou par dévotion au Dieu green.

Car les  convictions écologiques, chez Valentine, ne remontent pas à son premier défilé ! Petite, aux environs du Castelet, elle foulait déjà la campagne et haranguait les peu scrupuleux qui avaient le malheur de souiller son bout de campagne. Une bonne graine de militante qui s’oriente vers des études de géo-ethnologie la destinant  à devenir Ingénieur en Ecologie (c’est dire la sincérité du propos !), avant de plonger définitivement dans l’univers de la création sur les bancs de l’Atelier Chardon Savard.

Formée au stylisme-modélisme, elle fait ses armes chez Rochas et Margiela , avant de présenter une collection sous son nom en 2006 au Festival International des Jeunes Créateurs de Dinard qui la consacre littéralement.  Le grand prix du Festival en poche, elle lance sa marque en 2008, définitivement graphique… et éthique !

Valentine Gauthier - Copyright Maja Daniels
Valentine Gauthier – Copyright Maja Daniels

 

Valentine, c’est la rigueur incarnée et la sincérité nichée jusque dans le moindre détail, ce qui ne rend pas la tâche aisée à l’heure où nombre de griffes se repeignent et se repaissent de vert un peu vite.

Dans un souci constant de fusionner élégance, qualité, commerce équitable et  respect de l’environnement,  toutes les pièces de ses collections sont conçues  à partir de matières naturelles et fabriquées dans le pays d’origine de la matière première : le baby alpaga de Bolivie (cultivé de manière biologique et sans OGM) et le coton Pima d’Amérique du sud (seul coton intrinsèquement biologique puisque, grâce à sa forte résistance naturelle, sa culture ne nécessite aucun pesticide) côtoient les soies, le coton organique, ou les cuirs au tannage naturel d’Inde ou d’Europe. Chaque atelier de fabrication, notamment en Inde et en Amérique du Sud, est contrôlé pour s’assurer du bon traitement et de la bonne rémunération des travailleurs.

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Soucieuse de déployer une démarche à 360 degrés, Valentine collabore avec des collectifs éco-responsables ainsi que des artisans français auxquels elle instille ses valeurs. Autant de démarche qui lui valent sa présence sur les deux premières éditions sélectives du salon 1.618 Sustainable Luxury Fair, qui se sont tenues au Palais de Tokyo, en mai 2009 et 2010…et  parce qu’elle ne sacrifie en rien le style sur l’autel du Green,  d’être la nouvelle coqueluche des rédactrices de mode.

Trop belle pour être vraie la griffe qui murmure à l’oreille du durable qu’il peut enfin se payer le luxe d’être désirable ? Je tente de l’épingler sur sa dernière campagne que je soupçonne enflée au CO2 puisque manifestement shootée en plein désert d’Atacama. Que nenni ! Elle a été conçue dans le cadre ma foi somptueux de la Camargue. Définitivement hyper cohérente et incollable la miss .

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Notre accessoire chouchou pour l’été : les spartiates en cuir végétal

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Une bonne excuse pour les « shopper » :  la première bougie d’anniversaire de la boutique du Haut Marais à souffler en compagnie de la créatrice qui nous offre les soldes en exclu Jeudi 24 juin dès 18 heures.

Valentine GAUTHIER

58, Rue Charlot

75003 Paris

Du mardi au samedi de 11H à 19H30

Et partout en France et en Europe, points de vente au 01 42 86 00 01 et achats en ligne sur http://estore.valentinegauthier.com

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