Archive pour la catégorie ‘MODE’

14 décembre 2009

DANS LE SAC par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Certains sacs à main ont vu couler beaucoup d’eau sous les ponts. Armée d’un marqueur fluo et de son ironie, en un tour de main Eveline les transforme en objets uniques et de convoitise.

On leur reconnaît l’allure des it bags du moment, ils ont en plus un petit air arty, super joli, impact sur l’environnement degré mini.

Bio rime aussi avec fluo !

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Une petite mention pour le E et le coeur enlacés de la signature, et pour la greenitude d’Eveline qui a troqué sa voiture pour un vélo.

Plus d’infos sur evelineparis9eme.bigcartel.com

3 décembre 2009

GOLD SAVE THE GREEN par CECILE DUCROT-LOCHARD

On a plissé des yeux devant la violence de « Lord of War ». On s’est repassé en boucle « Blood Diamond » (pas que pour Léo, on préfère Nicolas Cage d’abord) et on a bien décrypté le processus : le diamant, c’est définitivement pas du propre côté social, pas plus qu’environnemental d’ailleurs. La puissante De Beers a dû plier sous la pression des associations et la filière diamantaire, gouvernements et industriels réunis, a mis un peu d’ordre dans ses tablettes même si tout n’est pas encore brillant-brillant.

Qu’en est-il de nos gourmettes, alliance, collier, piercing (il en faut pour tous les goûts) ? D’où provient l’or qui pend à mon cou ? Une autre responsabilité me pend-t-elle au nez ?

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Hyperconsommatrice de mercure et de cyanure, l’extraction de l’or génère des tonnes de déchets toxiques. L’exploitation minière artisanale contribue au déboisement, à la dégradation des sols, à la pollution de l’air par le monoxyde de carbone, du sol et de l’eau… N’en jetez plus ?!!! Ben si : sur le plan sanitaire, elle peut engendrer des maladies respiratoires par l’inhalation de gaz et poussière…

Ma chaînette en métal jaune n’a plus le même éclat, là ?

Gold save the green :  c’est la ruée vers l’or vert !

La marque française J.E.L. – pour Jewellery Ethical Luxury – prend le problème à bras-le-corps et l’or éthique devient fantastique ! Dans la joaillerie, plus que jamais, la valeur n’attend pas le nombre des années : Erwan Le Louer, 25 ans, emblème de cette jeune génération de créateurs qui militent pour une luxe et une mode pleine de sens, a fondé J.E.L en mai 2009 avec pour mots d’ordre esthétique, transparence et responsabilité.

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J.E.L. a ainsi choisi de travailler un or vert, extrait en Colombie sans aucun ajout de composants chimiques et toxiques. Les pépites récoltées suivent un parcours de traçabilité et pour éviter tout gaspillage, un processus de recyclage a par ailleurs été mis en place.
In fine, les collections sont ultra raffinées et la beauté est soluble dans le DD !

Si vous n’êtes que presque convaincus, rendez vous aux ventes privées les 4 et 5 décembre à Saint-Germain des Près.

Plus d’information et vente en ligne sur le site www.j-e-l.fr/

Egalement en vente chez Colette et Franck & Fils

18 novembre 2009

FAIRY TOOTH par VINCENT BOUCHERON

Pas besoin de se coltiner les 2h22 de Blood Diamond (un de ces films qui semblent durer 23h24) pour capter que – justement – les diamants sont ensanglantés… EN-SAN-GLAN-TES parfaitement ! « Monnaie d’échange » pour les trafics d’armes en Afrique, les diamants entretiennent les conflits locaux avec les conséquences désastreuses que l’on connaît… Et là je vous parle que des diamants, je pourrai facile faire pleurer dans les chaumières avec l’extraction de l’or, le commerce des émeraudes ou encore celui illicite de l’ivoire. Autant vous dire que les bijoux c’est moche niveau impact social, écologique et environnemental.

Ca vous dit toujours de porter ces joyaux quand vous êtes conscients de ça ? Non, c’est bien vous êtes de braves filles… Et alors, arborez une molaire en sautoir, ça vous branche ? La canine d’un inconnu en chevalière ? Non ? Toujours pas ?… Etonnant ça…

Vous devriez y réfléchir à deux fois, parce que la créatrice australienne Polly Van Der Glas (lauréate du Craft Victoria Fillipo Raphael Fresh! Award, en 2006), elle, n’a pas de sang sur les mains : elle crée des bijoux uniques en argent massif avec des… dents (les vôtres… ou celles de vos proches… voire celles des cadavres que vous avez l’habitude de détrousser, mais c’est une autre histoire). Le résultat mi-gothique mi-futuriste est fascinant.

C’est quand même plus sexy et original que la « petite souris » pour une fin de vie de dent non ?

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Et si vous souhaitez donner un coup de main à la créatrice, envoyez-lui vos quenottes décédées, elle a (étrangement) un peu de mal à trouver sa matière première dans sa banlieue de Melbourne…

http://vanderglas.com.au/

18 novembre 2009

LIPSTICK TRACES par VINCENT BOUCHERON

Ziggy Stardust a été un putain de choc pour l’adolescent que j’étais… Whaaaaaaaou David Bowie avec son éclair rouge et bleu zébrant son visage, la liberté du double qu’il s’était inventé, on peut dire que ça fait partie des images qui m’ont fabriqué.

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Dès lors, j’ai développé une fascination immédiate pour les garçons maquillés. Pas ceux maquillés à la New Wave Néoromantique (Human League, Duran Duran, Visage, we’re talking to you…) ni à la Tokio Hotel, non je ne parle pas de travestissements à la Zaza Napoli, mais plutôt de ceux théâtraux, excessifs, grandiloquants, bref bigger than life… Leigh Bowery, Robert Smith de Cure, Kiss,  les délires mystico-art school à la MGMT, Empire of the Sun ou même à  Antony and the Johnsons, vous voyez le truc?

Je suis à deux doigts de tester le maquillage de mouette comme Kimera pour prendre le métro, seulement un petit truc me dérange (non ce n’est pas le ridicule) : la garantie « bio » du make-up.

Oui, parce que c’est vrai que s’appliquer des produits sur le visage (là où la peau est la plus fine et la plus fragile) c’est pas innocent. Je vous dresse la liste (non exhaustive) des petites perles de l’industrie chimique que l’on trouve dans le moindre cosmétique (vous verrez, c’est encore plus effrayant que Cannibal Holocaust) : parabène, propylène glycol, sodium lauryl sulfate, sodium laureth sulfate, formaldéhyde, huile minérale, petrolatum, diethanolamine, triethanolamine, AHA, alcool, collagène… Et encore, je pourrai ajouter : phtalates, plomb et ses composés organiques, mercure, pentachlorophénol, cadmium, hydrocarbures aromatiques… Autant vous dire que la plupart de ses substances sont au mieux allergènes au pire cancérigènes.

maquillage

Rassurez-vous, il existe des alternatives « bio » chez Dr. Haushka (qui a lancé sa ligne cosméto en 1999), Couleur Caramel, Harem des Sens, Bio-Nuxe et Une (en vente au Monop’)… Rassurez-vous oui mais en fait non… En effet, il semble que la femme bio ait une passion sans bornes pour le maquillage « nude », c’est-à-dire que l’ensemble de ces marques propose une gamme infinie de beige, de beige et de beige (l’extrême audace étant de proposer du « prune »)… Le reste de la gamme chromatique, les textures vinyles, les couleurs qui claquent – à croire que Nars ou MAC n’ont jamais existé – étant pour elle réservé aux filles de petite vertu donc pas bio pour un kopeck.

La solution ? Perso je recommande de s’attaquer directement la face à la peinture à l’eau écolo, d’origine uniquement végétale à base de curcuma, gardenia, paprika, betterave, sureau noir, choux rouge, spiruline, mûrier blanc, chlorophylle, safran, caramel, charbon médicinal… C’est vendu en plus dans une jolie boite métallique, dans un emballage en carton recyclé et fourni avec un pinceau en soie naturelle. On en trouve de très bien dans les bons magasins de loisirs créatifs (type Rougié et Plé) ou sur www.mondebio.com

17 novembre 2009

MORE RP ENCORE ! par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Stunning fashion accessories made out of dead animals, that’s what Reid Peppard crafts and designs.

People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) please stay calm. She collects them in London streets when they’re already passed away -unfortunately-.

Reid, who happens to be a vegetarian, is originally from California, but now lives and works in London. She is a supercreative stylist and taxidermist. See for yourself with this wonderful pigeon wing hair comb :

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and head piece :

rp encore pigeon wings hair pieceNecklaces, hairpieces, brooches, cufflinks, bow ties… all are made with natural materials like sterling silver and gold, or organically sourced leathers.

Beauty+Death=RP Encore !

Check the website : rpencore.com

29 octobre 2009

PROJET NUMÉRO 2 par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Le paradoxe Veja. Entreprise presque totalitaire, assurément jusqu’au boutiste !

Des matériaux et des traitements 100% bio. Chaque étape, de la fabrication au transport, est assurée de façon à impacter le moins possible la nature et l’homme. Un respect très strict du droit et de la dignité des travailleurs. Pas de publicité.
Une définition austère, des critères sévères, pour des produits sérieusement réjouissants !

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Après les baskets responsables, durables, désirables, rentables, vient la suite :

projet numéro 2 ne se porte plus aux pieds, mais au bras !

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Les nouveaux sacs répondent évidemment aux critères bio/écolo/beauuuuuuu.

Sneakers Veja SPMA Blue en cuir écologique et caoutchouc sauvage d’Amazonie/150€
Sac modèle Acacia – Castanho
http://www.veja-store.com/

24 octobre 2009

FOR THIS REHAB : I SAY YES YES YES par CECILE DUCROT-LOCHARD

Certaines cures de rehab’ n’ont rien pour réjouir notre amie Amy .

On adhère en revanche avec bonheur à la  « green rehab »  que propose la jeune créatrice Caroline von Barockine’s.

Sa mini-collection de sacs bio a tout pour nous convaincre d’oublier à jamais le plastique à usage unique pas du tout du tout fantastique :  20 secondes de fabrication, 20 minutes d’utilisation, 400 ans de désintégration.

La solution pour E-LI-MI-NER ?

Un  shopping acidulé, rétro ou gourmand pour des éditions limitées à 100 exemplaires. Le tout en toile de coton et velours bio équitable certifié.

Et pour les plus addict des grands classiques Kelly, 2.55 & Co, des imitations juridiquement très correctes des it bags existent désormais en version écolo et allégée de 3 zéros.

22 octobre 2009

BONNET DE GRAND-MÈRE par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Golden Hood propose des bonnets et des snoods loiiiiiin d’être fabriqués dans des ateliers précaires du Vietnam, puisqu’ils sont tricotés… tout près de chez vous. Par des grands-mères. Une bande de Mamies bien françaises, auto-entrepreneuses qui (re) commencent une carrière avec un savoir-faire vintage acquis dans leur enfance.

Sur le site www.goldenhook.fr, il suffit de cliquer sur la forme puis les matières et les couleurs de son choix. Les possibilités étant presque infinies, on est sûr de ne pas avoir la même tête que son voisin. Le design est super beau, les matières nobles, et le petit détail qui tue c’est la signature de la marque, un brin de laine dorée sur le bord.

Quinze jours plus tard le bonnet arrive, tout est réalisé sur mesure. Unique. Et même signé !
La petite étiquette intérieure mentionne le nom de la Mamie qui l’a confectionné avec amour, et celui de son destinataire. C’est MON bonnet.

Proximité, lien social, création de richesses et d’emploi, simplicité, économies de transports. Golden Hook est une entreprise éthique.
Belle idée !

bonnet golden hook et grand mère

14 octobre 2009

ET MAINTENANT LE SLOW WEAR par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

« Mes placards débordent, mais je n’ai plus rien à me mettre. »

Classique… Qui n’a pas rêvé de se « débarrasser » d’un accessoire adoré mais néanmoins jamais porté ?

Vestiaire de Copines est un site sur lequel on peut vendre, acheter, échanger des vêtements et accessoires. Et ça, c’est un concept très développement durable : du pur recyclage !

Ah bon, mais pour ça on a déjà e-bay ?

Ben non, e-bay c’est un dinosaure. Sur VdC lorsqu’on propose un article à la vente, il est validé par une équipe de stylistes, puis il est checké (pas de faux), et enfin joliment emballé avant d’arriver chez son heureux(se) destinataire…

Escarpin Chanel - Vestiaire de copines

Le site fonctionne aussi comme un réseau communautaire, il est donc le chaînon manquant entre e-bay, net à porter, et même facebook…

On y trouve des trésors…

Pas étonnant donc que la première à parler de slow wear n’était autre que la grande et visionnaire Mademoiselle… « la mode se démode, le style jamais ».

www.vestiairedecopines.com

13 octobre 2009

BORN IN THE USA par VINCENT BOUCHERON

A force de lire les pages « Terre » de Libé et d’entendre toutes les alertes écologiques présentes même dans le plus futile des magazines féminins, un message clair est passé : le coton est la culture la plus polluante au monde (un quart des pesticides consommés) et les conditions de travail des ouvriers du textile parmi les plus révoltantes qu’il soit. OK, cappice !? Mais on fait quoi alors ? On s’habille de ponchos en chanvre et on se tricote soi-même ses t-shirts ? Non malheureux ! On file ventre à terre chez American Apparel. Oui ça peut paraître stupide de parler d’American Apparel ici, la marque vampirisée successivement par les bobos du Canal Saint Martin, Les Tecktoniks des Halles et les Shalalas du Marché Saint Honoré, n’a pas vraiment besoin de publicité pour devenir le Gap des 10’s. Seulement, il est bon de souligner que l’on peut être parfois les Monsieur Jourdain du bio sans le savoir (et c’est ça qui est bon) ! Parce que rappelons quelques principes de base : American Apparel est « verticalement intégrée », ce qui signifie que tous les produits (en coton bio) sont confectionnés dans leur usine de Downtown Los Angeles : de la fabrication même de l’étoffe jusqu’à la publicité, tout est fait sur place. Certes, ils ne produisent que des basics, mais des « beaux » classiques : intemporels, bien coupés, sexy et dans une gamme de couleurs infinie… Et une marque qui débauche Sasha Grey pour ses campagnes ne peut pas être mauvaise, on est tous d’accord.

american apparel

13 octobre 2009

HOMME SANDWICH par VINCENT BOUCHERON

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Le t-shirt à messages, on est globalement unanime : mieux vaut remiser dans nos placards ad vitam ces oripeaux qui datent de cette époque assez lointaine où l’on était fan de Punkie Brewster. On pensait ne jamais changer d’idées mais voilà que le collectif Threadless qui fédère graphistes, dessinateurs et artistes, propose une collection de t-shirt en série ultra-limitée imprimée sur coton bio. C’est fresh, décalé, drôle, ni lourd ni ringard avec ce qu’il faut de poésie et d’invention plastique pour venir à bout de nos dernières résistances. Quelques créations militent discrètement pour la biodiversité et quelques questions environnementales. Pour achever de vous convaincre, sachez que Threadless est une entreprise « verticalement intégrées », que les t-shirts sont créés à la demande (pas de stock), que tout est vendu online pour éviter les intermédiaires surnuméraires et que la publicité est confiés aux clients (ils se mettent en scène avec les vêtements)… Et ultime estocade, il ne coûte que 15$ ! Bon maintenant reste le problème du transport, on va pas se voiler la face, les teeshirts ils n’arrivent pas à Paris à la nage non plus….

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www.threadless.com

5 octobre 2009

COTON BIO VERSUS PLASTIC… par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

…à votre avis, qu’est-ce que je préfère ?
Monoprix a décidé de redonner des sacs plastique à la caisse… Drôle d’idée… Moi je mets mes emplettes dans un joli sac pliable (acheté à Hong Kong, ça ce n’est pas très écolo, mea culpa) en coton bio, tellement plus joli qu’un vulgaire sac de supermarché… J’en frémis de plaisir et de fierté quand je le déballe à la caisse. Il en existe aujourd’hui de toutes sortes. Ma collection s’agrandit. Dans mes préférés, le petit sac fluo pliable Monop’, le sac Uniqlo, les sacs en tissu de la Galleria Continua, récupérés lors de vernissages, et les sacs made in India de Mattany.
Dans ma wish list il pourrait y avoir le SilkyPop d’Hermès, en soie…

Le "SilkyPop" d'Hermès

Le sac "SilkyPop" d'Hermès