Archive pour la catégorie ‘SLOW LIFE’

28 août 2010

RAW par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Le raw-foodism est un mouvement, une philosophie de vie, qui propose de manger les aliments crus. Dans le but de diminuer la consommation d’énergie -moins de gaz ou électricité-, et surtout parce que la cuisson tue une grande partie des nutriments. Les études scientifiques montrent que notre darwinienne faculté d’adaptation n’a pas suivi le rythme effréné imposé par l’industrie alimentaire. On préconnise le retour au régime paléolithique.

Donc, tout cru. L’homme préhistorique avait sans doute une forme olympique et pas un poil de graisse, mais son espérance de vie ne dépassait guère les 30 ans, si je ne m’abuse. Et si ça se trouve son système digestif ressemblait à un tambour de machine à laver…
Dubitative, mais tellement curieuse, j’essaie d’imaginer un dîner 100% RAW. Je pensais que ce serait enfantin, en réalité certaines manipulations sont longues et… un peu compliquées.

Nos cuisines sont équipées pour une cuisson à haute température -violente, oui-, il faut donc un appareil spécial pour cuisiner les céréales à très basses températures : un déshydratateur que je n’ai aucune envie d’acquérir, de la même façon que je n’ai pas envie de cuisiner 3 heures par jour. Entre le surgelé/micro-ondes et le puriste à fond RAW il doit bien y avoir un petit espace dans lequel je vais me glisser.

J’ai fait au plus simple. Voici quelques recettes que j’ai inventées, en fonction des ingrédients que m’a proposés Louis et de l’inspiration du moment. J’ai imaginé un repas le plus « unprocessed » possible, sans crise de nerfs aux fourneaux. Utilisez votre flair pour les quantités. Surtout, n’oubliez pas de mettre de la musique un peu fort, et de placer un verre de vin à proximité du plan de travail.

Chou au vinaigre de cidre / CRU
Un chou blanc ou un chou pointu émincé en toutes fines tranches, un oignon nouveau micro-émincé, du vinaigre de cidre, du vinaigre balsamique, quelques raisins secs, du poivre, du sel, de l’huile d’olive.
Bien mélanger.

Courgettes aux herbes / CRU, à servir très frais
Râper grossièrement 3 petites courgettes bien fraîches (ce qui veut dire qu’elles sont dures et turgescentes car elles n’ont pas traîné une semaine dans le frigo). Réunir 3 feuilles de basilic, 3 feuilles de menthe, un peu de thym frais, les superposer sur une planche, les émincer avec un couteau tranchant, en fines lamelles. En les coupant tous ensemble vous ne faites l’opération qu’une seule fois, c’est déjà très fatigant de râper toutes ces courgettes.

Ajouter le jus d’un demi citron, de l’huile d’olive, du poivre noir en moulin, du sel fin, mélanger, c’est prêt. En attendant le dîner, mettre au frigo. Le plat se conserve un jour maximum.

Betteraves rouges au gingembre / Un peu cuit
La base : cuisine au beurre demi-sel + betteraves CRUES râpées + gingembre frais en tout petits dés (possible surgelé, ça existe mais c’est moins bon) + un peu de sauce soja + vinaigre balsamique + soit ail soit oignon, soit les deux (les oignons frais sont top, avec leurs fanes).
Si vous avez les fanes des betteraves, coupez les en petits morceaux et ajoutez-les. Dans ce cas ne mettez pas les fanes des oignons frais, c’est soit l’un soit l’autre.
Cuire pendant une demi-heure à feu très doux.

Saumon mariné / Classique, et CRU.
Du saumon frais, bio s’il vient d’élevage. Tranchez-le finement. Arrosez de citron vert, d’un peu de vinaigre balsamique, d’un peu d’huile d’olive. Pour les épices, j’aime bien mettre du thym TRÈS frais, du sel, du poivre, et des petits brins de fenouil, vous savez les petites barbichettes vertes, au goût anisé.
Laissez mariner 2h minimum au réfrigérateur.

Semoule Kamut / Un peu cuit / Matériel ultra basique : un saladier, une bouilloire, c’est tout.
Achetez de la semoule de couscous Kamut (une variété de blé ancienne, beaucoup plus digeste que les blés hybrides actuels très chargés en gluten). Dans un saladier, versez la quantité voulue. Par dessus, disposez de petits morceaux de beurre salé. Vous pouvez aussi mettre des raisins secs et des pignons de pin. Recouvrez d’eau bouillante. Lorsque la semoule a gonflé, égrenez-la à la fourchette de façon à bien aérer et mélanger le beurre.

Dessert « Muaka ». / Pas vraiment CRU mais pas besoin de four.
A feu très très doux, mélanger une demi tablette de chocolat au lait, un peu de sucre, une tranche de beurre salé, avec des pépites de cacao brut (cocoa nibs, j’aime bien le nom anglais. Je crois qu’on trouve ça dans les magasins bios).
Pendant que ça fond, on émiette au pilon deux ou trois biscuits « petits beurre » bio, qu’on dispose au fond de petites verrines. Puis on verse le mélange beurre/chocolats par dessus. On laisse refroidir, puis on met au frigo au moins 1/2 h. Recette co-inventée avec mon fils, qui l’a nommé « Muaka ».

Bon appétit.

http://www.cookitraw.org

Pour ceux que cuisiner rebute, un restaurant a ouvert à Paris : CRU. Je ne sais pas ce qu’il vaut. Avez-vous essayé ?

28 août 2010

SAVE OCEANS USE LESS PLASTIC par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

26 août 2010

BOXSAL : URBAN PICNIC par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Ce set permet d’emporter son home made picnic sans avoir recours aux emballages plastifiés de supermarché. Il est RÉUTILISABLE, RECYCLABLE, COMPOSTABLE. Et BEAU. No plastic.

On peut le commander sur www.boxsal.com ; $35 + shipping, ce qui veut dire que le bilan CO2 de l’expédition n’est pas gratuit, lui non plus.

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24 août 2010

VROUM VROUM par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

S’il y a une chose que je fais sur ce blog, c’est bien de donner des conseils que je n’applique pas moi-même. Par exemple, récemment j’ai dit ‘stop my car‘. Arrêtons notre addiction au pétrole.

Cet été, n’écoutant que mon esprit de contradiction, j’ai pris le volant pendant 3 semaines pour un petit tour de France. La petite voix de ma conscience écolo me disait « et ton bilan carbone ? ». Pour ne pas la contrarier j’ai essayé d’aller aussi loin que prévu, tout en polluant le moins possible:

* D’une façon générale, je me suis efforcée de conduire « souplement ». Avoir une vision hyper anticipée, sur du long terme, très technique. Sport, mais souple. Tout moi. Economie de carburant jusqu’à 15 % -vraiment-. Ma note : 9/10.

* Sur l’autoroute : au lieu de viser le 130, j’ai visé le 120. C’est frustrant, mais je m’y suis presque tenue. Ma note : 7/10.
Le pire a été une séance d’embouteillages. Je n’avais pas eu le choix de l’horaire de départ. L’A7 était tellement surpeuplée que j’en ai déduit que Bruxelles et Amsterdam sont des villes totalement désertes en Août. Trafic = surconsommation. Ma note : 2/10.
Vous avez sans doute entendu parler de l’effet accordéon. Si toutes les voitures accéléraient au même moment, il n’y aurait pas d’embouteillages. La solution, c’est de démarrer en même temps que la voiture qui est devant vous. Mais en moins vite. Comme ça, lorsqu’elle ralentit à nouveau, vous pouvez réguler un peu le trafic. J’imagine que si tout le monde fait ça, ça évite les accélérations/décélérations et permet plus facilement la reprise du trafic. Ma note : 9/10.

* On peut aussi mettre la clim uniquement quand c’est vraiment nécessaire. La voiture en était dépourvue (on me la prête, je ne vais pas demander la lune). Je n’en aurais pas vraiment eu besoin. Ma note : 10/10.

* Le plus difficile c’est de ne pas se tromper de chemin. Mon sens de l’orientation est tellement inexistant que même avec le GPS je vais n’importe où. Forcément, ça consomme plus d’essence, tous ces allers-retours. Ma note : 1/10.

Ma moyenne : 6,33/10. Après toutes ces mesures que vous constaterez scrupuleusement respectées,  je me suis auto-congratulée. Cette étude à portée scientifique prouve qu’on peut conduire écolo. Enfin presque, mais c’est MIEUX QUE RIEN !

Enfin, j’ai remarqué que la voiture que me prête gentiment mon papa n’est pas immatriculée de façon tout à fait standard.
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, pour ceux qui ne sauraient pas, c’est le département du Rhône. Je suis (presque) Lyonnaise, d’origine. Le XX, c’est parce que je suis une fille. Aucune autre interprétation ne me vient à l’esprit.

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23 juillet 2010

LE VELOFF, TOUR DE PARIS par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Dimanche 25 juillet 2010 venez encourager l’équipe SMILE AND SAVE THE PLANET pour le VelOff ! Un tour de Paris chiche en émissions de CO2 mais qui s’annonce riche en rebondissements.

Nos performances seront dopées grâce à Aquapax et  Attitude. Si nous gagnons nos fesses musclées s’habilleront de Jeans NU ! Et le meilleur reste pour l’arrivée, chez Jeannette… pour une sérieuse réhydratation.

Le pétrole est mort, vive la petite reine. Bonne chance à nous…

Événement FB ici.

37750_417320887807_582402807_4459867_7776457_nRésultats : nous n’avons pas gagné mais… c’était vraiment bien !

Vous pouvez lire un compte rendu enjoué sur paperblog.fr, et voici quelques photos. Merci Jean-Philippe, Thomas, Andrew, Thibaut, et Cherry Bibi !

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6 juillet 2010

I LOVE MY BIKE. AGAIN. par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

J’avais perdu la clé de mon vélo depuis… je ne peux pas l’avouer tellement j’ai honte. Puis, suite à quelques discussions avec Alec, un vrai amoureux de la bicyclette qui m’a suggéré d’aller voir ce projet One Less Car -une belle initiative dans le Maryland- ; quelques coïncidences avec le vélo de Thomas ; un dégoût du métro devenu insupportable avec la chaleur, j’ai pris la décision de la retrouver. Ma technique magique consiste à m’allonger, la tête en arrière, me détendre complètement, et repenser au moment où j’avais rangé caché le fameux objet. Ne riez pas, ça a marché.

Je ne sais comment décrire mon bonheur d’avoir reconquis mon cher vélo. Il y a quand même eu une petite phase d’adaptation. D’abord, il a fallu réparer la bête. C’est bien simple, je ne sais même pas regonfler un pneu. Mon portefeuille et moi avons amplement fait connaissance avec le mécano-vélo. Ensuite, pendant tout ce temps « bikeless », il m’était arrivé d’être au volant d’une automobile, j’en avais gardé des réflexes bizarres, comme rétrograder pour ralentir. Oops.

Et puis, Paris n’a plus la même tête en deux roues ! Ce n’est pas encore le paradis Amstellois, mais il y a énormément de pistes cyclables, un nombre incalculable de petites rues autorisées à contre-sens. J’ai dû retrouver mes repères. Vive l’Iphone et son GPS.

Le seul ennui, c’est le danger. J’ai déjà eu quelques frayeurs, dont un scooter qui a grillé un feu et m’a évitée de justesse. Mais on ne vit qu’une fois, et c’est tellement bon ce petit air frais qui vous grise les épaules !

Paris est tout petit pour ceux qui ont un si grand amour du vélo. Ce plaisir se révèle la meilleure façon de se désintoxiquer… du pétrole.

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Photo Marée noire BP ©  Dave Martin

PS. Un article avec plan sur la circulation à contresens dans Paris.

PPS. J’adore le vélo rose de Tiffany. J’ai donc repeint le mien, qui ne ressemblait à rien, en violet pâle. I really love my bike.

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16 juin 2010

J’AIME LA SEINE par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

Even for socializing I would never go spend some energy -I mean electric power- at a gym club.

I love to go outdoors, and running by the Seine river is my favorite. On sunday mornings -saturday nights are not the best for party in Paris-, I run with good music in my ears, beautiful light in my eyes, and sometimes the feeling i’m going to bump into a crime scene. Never boring.

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6 juin 2010

BABY YOU CAN STOP MY CAR par ISABELLE RIVOIRE-GRANGE

L’automobile. Cet accessoire -utile, basique ou de luxe- autour duquel l’économie du XXème siècle s’est construite, est-il en passe de devenir obsolète ?

On peut repenser à Henry Ford (1863 – 1947) et son « welfare capitalism ». On lui avait prédit un échec, il a créé un modèle. En augmentant le salaire minimum et réduisant le temps de travail, il a permis à des millions de ménages d’accéder à une vie meilleure. Leur nouveau statut de classe moyenne leur donnait la possibilité de s’offrir une jolie auto, la boucle se bouclait d’elle-même. En oeuvrant initialement dans l’intérêt de son entreprise, Monsieur Ford créa ce cercle vertueux, qui mena le rêve américain à la réalité, tout en le rendant puissamment riche.

Ce paradigme est aujourd’hui obsolète. Tandis qu’une marée noircit les côtes de la Louisiane, on accuse BP qui ne fait qu’appliquer les mêmes méthodes que ses concurrents. L’industrie pétrochimique se développe encore, au mépris de l’évidence : le déclin des énergies fossiles transforme l’automobile en problème plutôt qu’en solution.

Un virage s’annonce sur la route du destin. What’s NEXT ?

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photo © Jenna Popoli