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13 mars 2014

« SOME LIKE IT GREEN » QUESTIONNAIRE – MINACREW par HÉLÈNE

MINACREW

Ça y est on y est !

Ben oui vous sentez pas la température se réchauffer, les terrasses pulluler et les allergies au pollen proliférer? Mais oui, le PRINTEMPS C’EST MAINTENANT!

Adieu « oversize coats », « sweat-shirt à message » et « bonnet en mohair », hello « robes légères », « décolletés » et « matières sensuelles ».   Rendez-vous à une terrasse du Marais avec une Fashionista biberonnée à la mode féminine et romantique dont le slogan pourrait être « DRESS IS MORE ».

Dans la famille Lempicka, je demande une des 3 filles : Lauren Leslie, qui lance tout juste sa propre marque exclusivement dédiée aux robes: MINACREW.

Le nom de la marque est un clin d’oeil au film romantico-fantastique gothique de Francis Ford Coppola « Dracula » dans lequel MINA est une petite « vampirette » en costume et dentelle (Twilight n’a qu’à bien se tenir). Pour ce qui est de la « CREW », il suffit de la reconnaitre parmi les muses du Look Book shoot : Inna Modja et Clémentine Levy, entre autres.

MINACREW_03

MINACREW_dress

Et dans la catégorie « le prix de la plus jolie robe Smile and Save the Planet », on adore la capsule de robes réalisées avec des tissus anciens chinés puis retravaillés avec talent : cotons brodés, détails de dentelles, poches et parfois ceinture en bakélite vintage des années 20, chaque robe est unique, numérotée.

Alors comme dirait Snoop : « Dress it like it’s hot, Dress it like it’s hot, Dress it like it’s hot ».

La collection Printemps-Ete 2014 sera disponible chez Wild, 18 rue saint sulpice à Paris.

Et on peut suivre les aventures de MINACREW sur facebook.


Lauren Leslie - Mina Crew

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S&StP: C’est quoi « être green » pour toi?
Lauren Leslie : Mes parents le sont depuis toujours donc j’ai grandi dedans depuis toute petite.

Tu te rappelles de ton « green coming out »?
Ça a été toujours naturel pour moi, mais avec le lancement de ma marque c’est de plus en plus fort.

Quels sont tes 3 principaux gestes green ?
- Ne pas laisser couler l’eau.
- Éteindre la lumière en partant.
- Trier ses poubelles.

Qui est ta muse glam green ?
Stella McCartney, surtout pour les accessoires.

Ton gourou au quotidien ?
Wikipedia : on peut tout savoir, à n’importe quelle heure.

A quoi tu carbures ?
Au champagne, au fromage… Et aux copines!

Tu as un jardin secret ?
Oui et c’est secret, bio mais secret.

Le super pouvoir que tu aimerais avoir pour sauver la planète ?
Pouvoir nourrir la terre entière, comme dans ce dessin animé qui s’appelle « tempête de boulettes géantes » où il pleut de la junk-food, sauf que je le ferais avec des produits sains. Ça s’appellerait « Tempête de boulettes géantes : la revanche des fruits ».

Où se trouve ton coin de paradis perdu ?
Moi j’adore Paris et surtout les petites rues du Marais, même si c’est pas si perdu que ça.

Ta bible ?
J’ai une très grande collection de bouquins de mode.
Mes deux derniers favoris:
- une biographie de Madeleine Vionnet, virtuose de la robe ;
- Rose Bertin, couturière de Marie-Antoinette et modiste avant gardiste du XVIIIème siècle.

Le film qui t’a marqué ?
J’adore les films de costume. « Marie-Antoinette » de Sofia Coppola pour n’en citer qu’un.

Le morceau de musique qui te donne le « Smile »?
N’importe quel morceau des Beatles.
D’ailleurs, Il y a deux questions que j’ai toujours adoré :

« Tu es Chat ou Chien »? Et « Rolling Stones ou Beatles »? (NDLR: ca sera notre question bonus MINACREW)
Ben moi je suis Chat et Beatles.

À quoi es-tu addicted ?
Aux chats. Le mieux ce sont les vidéos de chatons.

Quel est ton uniforme de la saison ?
Une robe « MINACREW » bien sûr.

Ton mantra ?
J’ai un mantra qui m’a été donné à l’occasion d’une initiation à la méditation transcendantale. C’est un mot que je dois garder pour moi et que je me répète à certaines occasions.

Quel est le meilleur moyen de partager la « green attitude »?
C’est d’aller à la campagne et de marcher pieds nus sur la pelouse.

Quel est l’argument ultime pour convaincre de sauver la planète ?
Il suffit de regarder les infos et ça fait réfléchir…

24 novembre 2013

« SOME LIKE IT GREEN » QUESTIONNAIRE – VALENTINE GAUTHIER par HÉLÈNE

valentine-gauthier-portrait-illustration-IRG
Repérée il y a déjà trois ans et demi par la Smile Team alors qu’elle soufflait la première bougie de la boutique rue Charlot, Valentine Gauthier continue de nous épater avec son style unique et sa démarche « green ». Nous l’avons donc soumise à la question !

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S&StP: quoi « être green » pour vous?

V.G.: Etre consciente.

Vous vous rappelez de votre « green coming out » ?

Pas de coming out à mon actif, c’est depuis toute petite.

Quels sont vos 3 principaux gestes green ?

Favoriser la qualité à la quantité,
Limiter la consommation de produits emballés,
Essayer de trouver les bonnes alternatives à chaque étape du développement de mes projets.

Le geste non-green dont vous ne pouvez vous passer ?

Utiliser un smart phone.

L’action globale « green friendly » que vous admirez le plus?

GREENPEACE qui démocratise l’information.

Qui est votre muse glam green ? »

Livia Firth.

Est-ce que « l’organic » peut être « orgasmic »?

Le sexe c’est green non?

A quoi vous carburez ?

Au sexe ou aux tic tac as you wish…

Le super pouvoir que vous aimeriez avoir pour sauver la planète ?

La télétransportation.

Où se trouve votre coin de paradis perdu?

À Cabo Polonio en Uruguay.

Votre bible ?

« Le deuxième sexe » de Simone de Beauvoir.

Le film qui vous a marquée ?

« The pillow book » de Peter Greenaway.

Le morceau de musique qui vous donne le « smile »

« No mic stand » de Thylacine.

À quoi êtes vous addicted ?

À mon fils, à l’art et à la bonne cuisine !!!!!!!!!!!

Quel est votre uniforme de la saison?

Teddy, Minijupe et mocassins.

Votre mantra?

« Life is too short for wearing clothes! ».

Quel est le meilleur moyen de partager la « green attitude »?

De ne pas l’imposer.

Quel est l’argument ultime pour convaincre de sauver la planète ?

Le regard de nos enfants?

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Collection A/H 2013/14 à retrouver dans la boutique, 58, rue Charlot, Paris 3ème. www.valentinegauthier.com
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25 octobre 2012

CONVERSATION AVEC EMILIE LUC DUC par ISABELLE

L’adorable et talentueuse Émilie Luc Duc est directrice artistique de Rodier, marque Française spécialisée dans la maille depuis 1852. Son sens du style, et sa générosité dans le travail m’ont interpellée, j’ai donc eu envie de l’interviewer plus précisément, et ce fut fort agréable.

EmilieLucDuc

Nous voilà donc un vendredi matin –ce n’est pas encore tout à fait le week-end– au Café Madam –qui propose d’ailleurs quelques plats bio– devant un café crème au goût de dimanche ensoleillé.

Emilie-LucDucInterview

Emilie a totalement dépoussiéré le style Rodier, sans gommer l’héritage très français tellement élégant qui caractérise la marque. Une prouesse, jugez en par la collection hiver 2012-13 en vente en ce moment :

Rodier-campagne-ah2013

Rodier-campagne-automne-hiver_2012_13

Rodier-automne-hiver-2012-13

Rodier-automne-hiver-2012_13

La collection été 2013, tout juste dévoilée, a attisé ma curiosité.

IRG – Quelle a été ton inspiration pour cette collection ?

ELD – La collection d’été s’inspire du bain de soleil, de ces moments de flânerie de plein été sous un parasol et d’une femme française qui pourrait être une héroïne de Sagan dans un film de Sofia Coppola. C’est une série d’instantanés cinématographiques… Des découpes de maillot rétro, des jeux de bretelles et des touchers éponge sont transformés en robes élégantes et colorées.
J’ai aussi voulu mettre en lumière une certaine innocence, avec des motifs graphiques tricotés et des jeux de rayures distordues qui rappellent les mosaïques et les rayés des fonds de piscine.

IRG – As-tu mis l’accent sur une fabrication Française pour cette collection ?

ELD – Oui, nous avons la volonté de rapatrier certains thèmes en France, et notamment les thèmes de coupé-cousu, qui sont plus faciles à fabriquer ici.
Rodier est une maison française ancienne qui a toujours eu la volonté d’innover dans le textile en inventant de nouvelles matières comme le Jersey pour Mademoiselle Chanel. Fabriquer certains modèles de jersey, de molleton, par exemple, permet de valoriser notre savoir-faire et notre patrimoine.

IRG – Est-ce que tu suis les fabrications ?

Oui, je suis en contact avec les fabricants, mais je ne vais pas systématiquement dans les usines… Le fait de faire fabriquer en France aide parfois à la compréhension des modèles. On gagne du temps aussi !

IRG- Oui j’ai l’impression qu’on est en train de se ressaisir en France, il y a un moment où on a abandonné l’industrie de la mode, alors que la mode, c’est nous !!! Les Français, les Italiens, nous somme leaders…

ELD : Je travaille avec des ateliers qui n’ont jamais cessé d’exister, qui se sont accrochés et n’ont pas fermé, et c’est très agréable d’échanger avec des techniciens français ou Italiens. On partage le même héritage culturel pour les volumes, les points, la recherche…

IRG – Lorsque tu dessines une collection, est ce que tu penses dès le départ à la fabrication ?

ELD – Oui, bien sûr, et la fabrication est primordiale. Toutes les étapes sont importantes et donc tout prend beaucoup de temps. On peut avoir un très bon dessin sur silhouette, mais si on n’a pas un bon développement technique, quelqu’un qui comprend bien l’esprit du modèle, on a un rendu terrible !
Quand je rencontre les fabricants, une relation de confiance doit s’installer. Un bon technicien, un bon fabricant, aiment faire de nouveaux essais, expérimenter…

IRG – Comment rencontres-tu les fournisseurs ?

ELD -  Ils viennent nous voir et nous montrent ce qu’ils savent faire. Si le degré de qualité nous convient, on peut décider de travailler ensemble sur quelques modèles.
D’un point de vue créatif, c’est intéressant aussi… Parfois j’ai en tête un jeu de points ou un volume, qu’on n’arrive pas à faire, puis un jour un atelier réussit à le faire, vient me voir avec un échantillon, et là, je suis aux anges !

C’est agréable d’être dans l’échange. Mes modèles sont parfois compliqués et j’aime entendre que certains ateliers ont aimé ces défis… que les les techniciennes se sont amusées à trouver de nouvelles solutions techniques pour les réaliser. C’est un métier de passion dans lequel nous devons avancer ensemble pour que cela ait du sens.
Les techniciens que j’ai pu rencontrer ces dernières années restent des passionnés. C’est souvent des ateliers familiaux et cet amour du travail de la maille, de la recherche se transmet de génération en génération. C’est certain… Ils n’ont pas choisi ce métier par hasard. Je garde un souvenir très touchant d’une dame Italienne proche de la retraite avec qui j’avais travaillé sur des modèles entièrement drapés, twistés, très complexes en mise au point. Après des semaines de recherches, de modifications, elle avait trouvé le volume parfait.
Avant de partir, elle m’a prise dans ses bras… C’était compliqué et très différent  de ce qu’elle avait l’habitude de faire. Elle avait réussi. Elle était ravie!
Je suis très sensible à cette volonté d’aller plus loin, de continuer à chercher, à déveloper de nouvelles idées, de nouvelles techniques…

Et puis, lorsque la collection est bouclée, il faut mettre en valeur toutes les réalisations : la dernière étape importante, c’est le catalogue, les campagnes. Là aussi il est primordial de construire une image juste, précise.


Merci Émilie ! Et voici un aperçu de ce que nous aurons toutes envie de porter l’été prochain -vivement le soleil et les heures perdues au bord de la piscine- :

Rodier-printemps-ete-2013

Rodier-printemps-ete_2013

Et ce n’est pas fini… En décembre sera dévoilée la première collection de prêt à porter par Repetto, également dessinée par Emilie (elle compare ses grosses périodes de travail à de la compétition sportive ! ). La collection se compose d’une vingtaine de modèles autour de la garde-robe de la danseuse, très épurée, qui parle d’elle-même : on revient à l’essentiel. Il y a de la maille, du jersey, et du flou : des tutus, beaucoup de transparences, de subtilité et de féminité. Tout est fabriqué en France, un peu en Italie, et une toute petite partie en Hongrie, avec de très belles matières naturelles françaises et italiennes.
J’ai hâte de découvrir ça !

Portraits © Vianney Tisseau

6 juin 2011

MADE IN FRANCE / CHAPTER ONE par ISABELLE

Voici trois nouvelles adresses à Paris, pour se faire plaisir. Accessoirement, consommer local et écolo.

HERITAGE

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Cadre-Heritage-Paris

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Comme si on devait encore prouver sur ce blog que la bicyclette est le plus chic moyen de transport du monde, je mentionne une nouvelle marque de magnifiques vélos. Lors de l’inauguration chez Centre Commercial, je suis tombée instantanément amoureuse de TOUS les modèles, présentés de façon inattendue, comme de l’art contemporain. Il s’agit de 100% Made in France, à la main, artisanalement, et absolument SUR MESURE. Avec un tel engin, on pédale sans perte d’énergie (celle qui vient des muscles, pas d’un moteur à explosion). Je ne sais plus avec qui nous parlions de la relation très spéciale qu’on a avec son vélo -je suis personnellement très amoureuse du mien-, mais j’imagine qu’avec un « Heritage » ça devient totalement passionnel…

http://www.heritage-paris.com

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LA BELLE ÉCHOPPE
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Créée par French Trotters et le blog Redingote, cette boutique en ligne ne vend que du « made in France ». Les vêtements, accessoires ou même des produits comme le papier d’Arménie -fabriqué à Montrouge, comme son nom ne l’indique pas- sont choisis pour leur qualité et leur style, que l’on appréciera et chérira d’autant plus qu’ils ont été manufacturés avec amour, et qu’ils n’ont pas parcouru 20 000 km pour arriver jusqu’à nous.

Quand au blog de la Belle Échoppe, il raconte le savoir-faire, la particularité des matériaux et des techniques utilisés, qui font la fameuse « french touch ».

http://labelleechoppe.fr

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L’EPICERIE GÉNÉRALE

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Du made in France qui ne se porte pas mais qui se mange, ça existe aussi. Maud Zylnik a fait un petit tour de producteurs 100% tradi, 100% frenchies et 100% bio, a sélectionné le meilleur pour sa nouvelle boutique située dans un quartier pourtant plus bourgeois que bohème ! Il faut dire que les produits n’ont rien à voir avec la « babafood ». J’y ai goûté des charcuteries du Sud-Ouest absolument incroyables, dont du gras de porc tranché finement. Oui c’est bon, et ça s’appelle le LARDO ! L’épicerie regorge de victuailles variées et ultra appétissantes. Même le pain est exceptionnel. Je n’ai pas goûté le fromage, mais il a vraisemblablement conquis Sophie Fontanel, qui tirait la langue devant l’étalage.

La boutique est jolie, Maud a choisi comme emblème la chouette, symbole du combat, pour que les producteurs français existent toujours !

La trouvaille de la maison : le pique-nique à emporter. Tout prêt. La prochaine fois que j’entends dire que c’est compliqué de manger bio à Paris, je m’énerve.

L’épicerie Générale, 43 rue de Verneuil, 75007 Paris /  http://www.epiceriegenerale.fr

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Pour conclure, je retiendrai la citation d’Edgar Morin qu’Heritage a choisi  comme motto :

« La nouveauté nait toujours dans le retour aux sources ».

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LIRE TOUS LES POSTS MADE IN FRANCE

2 décembre 2010

MON SLOW SHOPPING AU CENTRE COMMERCIAL par CECILE

Centre commercial // Définition : groupe nominal masculin désignant un monstre boursouflé d’escalators, un îlot artificiel de surconsommation hystérique, gonflé aux hormones d’enseignes transnationales (oui c’est le mot ad ‘hoc, on ne dit plus multinationales… ce n’est pas moi qui pérore, c’est le dernier  atlas des mondialisations du Monde).

Le nouveau concept-store ironiquement baptisé Centre Commercial, au 2 rue de Marseille – Paris X, c’est tout sauf ça ! Forcément,  ce sont 150 mètres carrés de pure épure et de commerce engagé, tout juste inaugurés par les deux fondateurs de Veja. Les puristes du développement durable affectionnent déjà la marque pour sa conscience, et les autres y viennent par l’esthétique. Les ingrédients de la boutique sont les mêmes ; on y retrouve forcément les sneakers en coton bio et caoutchouc naturel et les sacs Veja mais aussi une sélection pointue de créateurs de mode, cosmétiques (mention spéciale pour le choix de Doux Me, LA bio-marque française historique) et bijoux retenus pour leur plus-value humaine ou environnementale.

Centre-Commercial_Veja_1

Soyons clairs, je n’aime pas la mode éthique telle qu’on me la sert encore trop souvent, à coup de blouses déstructurées ou de chandails qui grattent et  j’«entorse» par conséquent mon règlement écolo intérieur juste pour parer mon extérieur.

Chez Centre Commercial, j’avais envie de tout ; et l’accro au shopping (mal assumée) qui sommeille en moi,  ne regrette pas ses moufles en laine d’agneau de la suédoise Camilla Norrback et ses bottes gardiannes au tannage végétal  « made in Camargue ». Car c’est là aussi qu’ils sont malins chez CC ! La valorisation des matériaux écolos c’est bien, le respect et la revalorisation des savoirs-faire locaux (français, anglais, danois…) c’est, si ce n’est mieux, complémentaire.

Centre-Commercial---La-Botte-Guardian

Chez Centre Commercial, on se cultive aussi : le ton est donné dès l’entrée avec, entre deux chemises en coton bio, un des livres de JR, l’artiste français qui a fait de la rue la plus grande galerie d’art et qui a signé cette année un superbe premier long métrage Women are Heroes que Smile vous recommande plus qu’ardemment. Une grande claque sur la dignité des femmes projetée à Cannes mais aussi pour mon grand bonheur cette semaine en clôture du Festival International du Film d’Environnement à la Pagode. Un peu plus loin, sur une table (belle et vintage elle aussi ), une sélection alternative d’écrivains et essayistes et toute la collection de l’excellent magazine XXI.

L’équipe nous annonce également des expositions temporaires et interventions  artistiques, et cela devrait être très chouette au milieu de l’offre permanente de mobilier, luminaires et porcelaine chinés par des brocanteurs : exposés pour l’ouverture, les néons de l’artiste brésilien Kleber Matheus font mouche.

Centre-Commercial-boutique

Mon prochain achat : l’une des très belles bicyclettes récupérées  et restaurées par l’association d’insertion Ateliers Sans Frontières (ASF), mais j’attends qu’on me vole mon vieux bicloune pour me l’offrir légitimement et continuer à « ralentir le rythme de notre société de vitesse » l’adage des deux fondateurs de Centre Commercial…

Centre Commercial

2 Rue de Marseille

75010 Paris

Ouvert du mardi au samedi de 11 heures à 20 heures et le dimanche de 14 heures à 18 heures.
Tél. : 01 42 02 26 08.
www.veja-store.com

29 octobre 2009

PROJET NUMÉRO 2 par ISABELLE

Le paradoxe Veja. Entreprise presque totalitaire, assurément jusqu’au boutiste !

Des matériaux et des traitements 100% bio. Chaque étape, de la fabrication au transport, est assurée de façon à impacter le moins possible la nature et l’homme. Un respect très strict du droit et de la dignité des travailleurs. Pas de publicité.
Une définition austère, des critères sévères, pour des produits sérieusement réjouissants !

spma-veja-blue

Après les baskets responsables, durables, désirables, rentables, vient la suite :

projet numéro 2 ne se porte plus aux pieds, mais au bras !

Veja_ProjetNumeroDeux

Les nouveaux sacs répondent évidemment aux critères bio/écolo/beauuuuuuu.

Sneakers Veja SPMA Blue en cuir écologique et caoutchouc sauvage d’Amazonie/150€
Sac modèle Acacia – Castanho
http://www.veja-store.com/

24 octobre 2009

FOR THIS REHAB : I SAY YES YES YES par CECILE

Certaines cures de rehab’ n’ont rien pour réjouir notre amie Amy .

On adhère en revanche avec bonheur à la  « green rehab »  que propose la jeune créatrice Caroline von Barockine’s.

Sa mini-collection de sacs bio a tout pour nous convaincre d’oublier à jamais le plastique à usage unique pas du tout du tout fantastique :  20 secondes de fabrication, 20 minutes d’utilisation, 400 ans de désintégration.

La solution pour E-LI-MI-NER ?

Un  shopping acidulé, rétro ou gourmand pour des éditions limitées à 100 exemplaires. Le tout en toile de coton et velours bio équitable certifié.

Et pour les plus addict des grands classiques Kelly, 2.55 & Co, des imitations juridiquement très correctes des it bags existent désormais en version écolo et allégée de 3 zéros.

22 octobre 2009

BONNET DE GRAND-MÈRE par ISABELLE

Golden Hood propose des bonnets et des snoods loiiiiiin d’être fabriqués dans des ateliers précaires du Vietnam, puisqu’ils sont tricotés… tout près de chez vous. Par des grands-mères. Une bande de Mamies bien françaises, auto-entrepreneuses qui (re) commencent une carrière avec un savoir-faire vintage acquis dans leur enfance.

Sur le site www.goldenhook.fr, il suffit de cliquer sur la forme puis les matières et les couleurs de son choix. Les possibilités étant presque infinies, on est sûr de ne pas avoir la même tête que son voisin. Le design est super beau, les matières nobles, et le petit détail qui tue c’est la signature de la marque, un brin de laine dorée sur le bord.

Quinze jours plus tard le bonnet arrive, tout est réalisé sur mesure. Unique. Et même signé !
La petite étiquette intérieure mentionne le nom de la Mamie qui l’a confectionné avec amour, et celui de son destinataire. C’est MON bonnet.

Proximité, lien social, création de richesses et d’emploi, simplicité, économies de transports. Golden Hook est une entreprise éthique.
Belle idée !

bonnet golden hook et grand mère

14 octobre 2009

ET MAINTENANT LE SLOW WEAR par ISABELLE

« Mes placards débordent, mais je n’ai plus rien à me mettre. » Classique… Qui n’a jamais hésité à se débarrasser d’un vêtement adoré mais néanmoins jamais porté ?

Vestiaire de Copines est un site sur lequel on peut vendre, acheter, échanger des vêtements et accessoires. Autrement dit, du recyclage sur mesure : concept développement durable !

Mais pour ça on a déjà e-bay, non ? E-bay,  c’est un dinosaure… Sur VdC chaque article est validé en amont -un tri sélectif en quelque sorte- ; vérifié conforme lorsqu’il est vendu -traque de défauts et de faux- et enfin joliment emballé avant d’arriver chez son heureux(se) destinataire.

chaussures-vestiaire-de-copine

Le site fonctionne aussi comme un réseau communautaire, encourageant conseils entre copines, et questions entre acheteuses et vendeuses. Il est donc le chaînon manquant entre e-bay, net à porter, et même facebook. Et surtout, un moyen de valoriser les « plantages fashion » : ce qui ne va pas à l’une sera à tomber sur l’autre.
On pourra évidemment trouver des perles rares dans ce nid à trésors. Ce qui donne raison, encore, à  la grande et visionnaire Mademoiselle Chanel : « la mode se démode, le style jamais ». La première à parler de slow wear, en fait.
www.vestiairedecopines.com


5 octobre 2009

COTON BIO VERSUS PLASTIC… par ISABELLE

…à votre avis, qu’est-ce que je préfère ?
Monoprix a décidé de redonner des sacs plastique à la caisse, quelle drôle d’idée… Je préfère enfiler mes emplettes dans un joli sac pliable (acheté à Hong Kong, ça ce n’est pas très écolo, je l’accorde) en coton bio, tellement plus joli qu’un bout de plastique siglé supermarché… J’en frémis de plaisir quand je le déballe à la caisse. Il en existe aujourd’hui de toutes sortes, ma collection s’agrandit. Dans mes préférés : le sac Uniqlo, les sacs en tissu de la Galleria Continua, donnés lors de vernissages, les sacs made in India de Mattany.
Dans ma wish list il pourrait y avoir le SilkyPop d’Hermès, en soie…

Le "SilkyPop" d'Hermès

Le sac "SilkyPop" d'Hermès